Passer au contenu principal

La France se cherche un magicien, Gael Monfils semble encore tendre

La délégation tricolore a fondu au soleil brûlant de Roland-Garros. «La Monf», Pouille ou Mladenovic font ce qu’ils peuvent.

Gael Monfils s'est un peu rassuré, jeudi sur le central parisien. Mais il semble encore loin de ce qu'il peut faire de mieux.
Gael Monfils s'est un peu rassuré, jeudi sur le central parisien. Mais il semble encore loin de ce qu'il peut faire de mieux.
Keystone

La France est en tribunes et libère son enthousiasme avec parcimonie. Peut-être un peu par la faute du soleil de plomb qui fait fondre Paris depuis le début du tournoi (27 degrés jeudi à la mi-journée). Mais plus sûrement par le fait d’une représentation bleu-blanc-rouge qui n’affiche, jusque-là du moins, qu’un niveau de performance bien modeste.

Avec pas moins de 30 joueurs (19 garçons et 11 filles) sur la ligne de départ, le tennis hexagonal apparaissait pourtant, et largement, comme le mieux représenté. Le problème, c’est qu’après deux tours, ils ne sont plus que 6 (3 et 3) et qu’on ne voit pas très bien lequel serait susceptible de briller en seconde semaine, alors que Tsonga, le plus solide, n’a fait qu’une brève apparition.

Bien sûr, Roland-Garros a appris la patience depuis les derniers titres français, celui de Yannick Noah en 1983, ou encore de Mary Pierce en 2000. Mais il a aussi connu pas mal de désillusions, à l’image de la piètre impression laissée par Jo-Wilfried Tsonga, battu par le modeste Argentin Renzo Olivo. Lequel, soit dit en passant, a eu du mal à digérer son «exploit» puisqu’il s’est incliné dès le tour suivant, face au Britannique Kyle Edmund. Tsonga, qui n’avait plus perdu au premier tour à Paris depuis 2005, l’année de sa première participation, a même quitté le tournoi avec un détachement qui n’a pas manqué d’interpeller.

Sur qui s’appuyer?

Alors, sur qui s’appuyer? Chez les messieurs, tout comme Richard Gasquet, Gaël Monfils (16e ATP) est arrivé discrètement, plein de doutes quant aux moyens physiques qu’il peut mettre sur le terrain. Jeudi sur le central, «La Monf» a passé un test qui ne dit pas grand-chose de la suite. Le Brésilien Thiago Monteiro (95e ATP) était trop limité pour fournir une indication claire des moyens actuels du Français (victoire 6-1 6-4 6-1). «Pour moi, c’est un bon match, assurait-il pourtant. Je suis encore à la recherche d’un niveau supérieur, mais j’ai trouvé là une base très solide. Cela fait longtemps que je n’ai pas su bien enchaîner les matches. Mais s’il y a un endroit où des choses magiques peuvent se passer, c’est bien ici.»

Le sourire des filles

On trouve davantage de répondant du côté de Lucas Pouille (23 ans, 17e ATP), qui s’est hissé pour la première fois au 3e tour des internationaux de France, en battant Thomaz Bellucci en trois sets. «J’avais beaucoup d’énergie, j’allais vite. Je suis prêt à jouer de longs matches», assure-t-il. Une condition évidemment sine qua non sur la terre battue. «Il peut jouer sept heures, il n’y a pas de problème, c’est un bison», renchérit Arnaud Di Pasquale, son entraîneur. Une bonne indication sera donnée face à Albert Ramos-Viñolas (20e ATP), contre lequel il avait dû rendre les armes en demi-finale de Monte-Carlo.

«Vive la vie!» écrivait simplement Alizé Cornet sur la caméra TV qui s’avançait vers elle. Le petit vent de fraîcheur vient plus sûrement du tableau féminin. Jeudi, Cornet a en tout cas réussi une jolie performance en battant la Tchèque Barbora Strycova en deux sets (6-4 6-1). Si son dos tient la charge, Kristina Mladenovic peut elle aussi avoir son mot à dire…

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.