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Genève Futur Hockey élève sa relève, un exemple pour le LHC

Les juniors Élite genevois sont champions de Suisse pour la deuxième année de suite. Ils font des envieux à Lausanne

Les juniors Élite de Genève Futur Hockey ont remporté un nouveau titre de champions de Suisse en dominant Lausanne 4 Clubs en finale.
Les juniors Élite de Genève Futur Hockey ont remporté un nouveau titre de champions de Suisse en dominant Lausanne 4 Clubs en finale.
PIERRE MAILLARD

Comme l’an passé, Scuol s’est écrit en grenat! Il y a des gants et des cannes qui s’envolent dans la patinoire, le bonheur est dans l’après et l’avenir en marche. Les Servettiens ont remporté un nouveau titre avec les juniors Élite pour la deuxième année consécutive. Mais avant de tomber la main dans le sacre, ils ont dû sortir le grand jeu pour finir le travail face à de valeureux Lausannois, qui y auront cru jusqu’au bout. Après avoir perdu la veille (4-3), les Vaudois ont tout tenté, avant de tirer leur révérence face à plus fort qu’eux. Qualifiés in extremis pour les play-off, les boys d’Yves Sarault n’ont pas à rougir de cette deuxième place, bien au contraire.

Alors qu’on envoie «We are the Champions», le tube de Queen, dans la sono, que le champagne coule à flots sur la glace, ces grands garçons, âgés de 18 à 20 ans, ne sont pas près d’oublier cette période extraordinaire, avec pour la plupart quatre médailles en cinq ans dont trois en or et une en bronze: un happy end tant rêvé, surtout pour les onze «vétérans» en fin de cycle, qui vont s’en aller dans le monde des adultes. À l’image du Letton Deniss Smirnovs, capitaine de cette formation, débarqué de Riga en 2014 à l’âge de 15 ans.

Ce bon blond, qui avait été proposé, comme Sandis Smons, par Kaspars Daugavins, a eu des larmes au moment de soulever le trophée, lui qui va probablement rejoindre la première équipe de Ge/Servette au mois d’août. «Quand je suis arrivé il y a cinq ans, j’espérais être au moins une fois champion de Suisse et, là, c’est la troisième fois, c’est incroyable! s’exclame cet attaquant de talent, auteur ce dimanche de l’égalisation (1-1), le premier des quatre buts genevois. Et c’est à chaque fois la même chose, je pleure. Je ne pouvais pas mieux terminer mes juniors…» Contraste avec le camp des vaincus, où Axel Simic, qui quitte Lausanne pour rejoindre Zurich, est inconsolable.

Recrutement agressif

Ancien arbitre et collaborateur au mouvement juniors du Lausanne HC, Stéphane Rochette était consultant pour MySports ce dimanche, un témoin privilégié. «Genève, qui a réussi une saison fantastique, a bien mérité ce titre, il n’y avait pas photo, surtout en attaque, estime le Québécois qui a aussi apprécié Stéphane Patry et Arnaud Riat. Les Grenat avaient des joueurs d’impact et également un très bon gardien. Au niveau de la formation, le club possède une bonne structure avec des entraîneurs compétents. À Genève, on s’est donné les moyens, en allant par exemple chercher ces Lettons qui ont bonifié leurs coéquipiers et qui vont bientôt évoluer en LNA. Ils ont été agressifs dans leur recrutement pour performer et leur donner de bonnes conditions. C’est la mentalité de Chris McSorley, que d’autres clubs comme Lausanne n’ont pas et qui se contentent de jouer petits bras.»

Stéphane Rochette, qui estime que le niveau a baissé depuis que les meilleurs éléments s’expatrient à l’étranger ou à l’étage du dessus, sourit avant d’enchaîner. Lui dont le fils Théo s’en est allé progresser au Canada, regrette vivement la politique au niveau de la relève du club de Malley. «S’il y aura une très belle équipe à Lausanne, on ne veut pas investir dans le mouvement junior et on baisse les budgets, soupire-t-il. Yves Sarault, qui a effectué un excellent travail, que tout le monde adore, qui s’investit dans le club, n’a pas encore de contrat pour l’année prochaine. Ce n'est pas normal. Personne n’attendait qu’il amène cette équipe à ce niveau lors des six derniers matches, moi je dis chapeau. Or, à force de négliger ces jeunes en leur manquant de respect, on va payer le prix. Si Genève fait tout juste, Lausanne, qui a laissé partir trop de talents, doit en prendre de la graine!»

L’an prochain à Saint-Imier ou Fleurier?

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