Genève Servette a un adversaire vicieux: le calendrier

HockeyMoins de 24 heures après avoir battu Zurich aux Vernets, les Aigles vont à Ambri. Courte nuit, long voyage, une hérésie imposée par la ligue.

Les Aigles n'ont pas pu fêter longtemps le succès acquis samedi soir contre Zurich. Ils rejouent ce dimanche après midi à Ambri.

Les Aigles n'ont pas pu fêter longtemps le succès acquis samedi soir contre Zurich. Ils rejouent ce dimanche après midi à Ambri.

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Ge/Servette a envoyé un message clair: il faudra compter sur lui pour accrocher l'une des quatre premières places du classement. Malgré, les blessures et malgré un calendrier qui a tout d'une hérésie.

Hier soir, la fête n'a pas duré longtemps. La victoire, propre, contre Zurich a très vite été rangée au rayon des bons souvenirs. Il faudra juste s'en souvenir quand les temps seront peut-être plus durs. «Ça tourne vraiment très bien, témoigne Eliott Antonietti (blessé à un poignet), qui a assisté au spectacle depuis les tribunes en compagnie de sœur jumelle et de sa maman. On joue vraiment de façon très compacte. Et j'ai aussi le sentiment qu'on a ce petit brin de chance, de réussite, qui nous avait fait défaut en début de saison.»

Une bière dans la cohue des vestiaires et puis c'est à peu près tout. «Le programme est assez simple, révèle Goran Bezina, encore auteur d'une prestation haut de gamme. Un shake de protéines, une douche, un repas au pub et retour à la maison pour une très courte nuit. Après une rencontre d'une telle intensité, il est très difficile de faire retomber l'adrénaline. Je prendrai donc une pilule pour m'aider à dormir!» Il faudrait sans doute remercier Willy Vögtlin, le préposé de la Ligue nationale en charge du calendrier. «Depuis le temps, on a presque l'habitude, mais ce n'est pas un hasard si on nous colle des longs déplacements le dimanche ou au lendemain d'un match à domicile.»

Ge/Servette n'est sans doute pas la seule équipe à se plaindre. Mais elle est, de par sa situation géographique, celle qui souffre logiquement le plus de ses trajets à répétition. On peut noter trois rencontres scandaleusement agendées dans un total irrespect des sportifs, premières victimes de ces doubles journées. Il y donc ce match à Ambri, au lendemain de la victoire contre Zurich. Samedi prochain, les Aigles iront à Lugano après avoir reçu Zoug (vendredi soir). Clou de l'absurdité: le voyage prévu le dimanche 16 janvier à Davos après avoir reçu Langnau la veille.

Ces doubles journées ne sont pas sans conséquences. Il faut chambouler la routine. Le petit-déjeuner se prend lorsque les poules dorment encore. Le diner est servi à 10h30 dans le restaurant du Grauholz, près de Berne. Poulet et spaghettis au menu: on a connu plus appétissant à l'heure où certains préparent leur brunch du dimanche. «Les joueurs préfèrent jouer le soir, témoigne Louis Matte. Le corps n'est pas habitué à être sollicité à ce moment-là.»

Tout à l'heure, les Aigles seront pourtant prêt à sauter sur la glace. «Avec les victoires, on accumule de la confiance et on oublie plus facilement la fatigue, dit Goran Bezina. On va donc continuer sur notre lancée en regardant clairement vers le haut du classement.» (24 heures)

Créé: 06.12.2015, 13h33

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