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Geraint Thomas affirme qu'il n’est qu’un leader de passage

Les Sky ont dynamité la course mercredi et porté le Gallois en jaune. En attendant que sonne l’heure de «Froomey».

Geraint Thomas a fait coup double mercredi en remportant la 11e étape et en endossant le maillot jaune.
Geraint Thomas a fait coup double mercredi en remportant la 11e étape et en endossant le maillot jaune.
PETER DEJONG/KEYSTONE

Comme les plaisanteries, les étapes les plus courtes sont-elles les meilleures? C’est peut-être vrai mais elles ne font pas rire tout le monde! Prenez celle de La Rosière, un raid alpin de 108 km, tapissé de pâturages et couvert d’épines. Pour le jeu de mots, elle aurait pu mettre la «pétale douce» mais il faut croire que le peloton des favoris n’avait plus le cœur à la flânerie comme la veille entre Annecy et Le Grand-Bornand. Au contraire, dès l’assaut du col du Pré, une montée inédite dessinée en trompe-l’œil, plus sévère que pastorale, celui-ci s’est mis à rouler à tombeau ouvert. Et quand Geraint Thomas est sorti de sa boîte dans l’ultime ascension, aspiré par le maillot jaune qui lui tendait les manches, il a fini par voler en éclats. Arrivé en lambeaux, laminé par l’épreuve de force de l’équipe Sky, il ressemblait alors à un cimetière aux illusions.

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