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Les Grisons déroulent le tapis rouge à Sion

Le net refus de la population grisonne (62%) à un crédit d’étude laisse la voie libre à la candidature de Sion pour les JO de 2026.

Les Grisons, comme ici dans le petit village d'Obersaxen, ont nettement dit «non» à des JO dans le canton dimanche.
Les Grisons, comme ici dans le petit village d'Obersaxen, ont nettement dit «non» à des JO dans le canton dimanche.
Keystone

Le comité d’organisation grison avait tenté un véritable coup de poker en organisant une votation populaire, à moins d’un mois de la décision du Comité exécutif de Swiss Olympic. Si un plébiscite aurait renforcé la candidature orientale face au dossier romand, ce «non» strict (62%) signifie la fin des rêves olympiques pour les Grisons.

Prudence de mise

Sion 2026 reste ainsi seule en route. De quoi sabrer le champagne? Pas forcément, car cet échec grison est avant tout l’échec de l’olympisme en Suisse. «C’est un signal populaire assez fort, admet Jean-Philippe Rochat, président du comité d’organisation Sion 2026. Si nous sommes retenus par Swiss Olympic, nous devrons en tenir compte.» C’est surtout l’importance du refus qui laisse perplexe. Y a-t-il matière à s’inquiéter? «Non, martèle Jean-Philippe Rochat. Il y a un certain nombre de problèmes spécifiquement grisons dans cette votation.» L’avocat lausannois pointe notamment du doigt le cavalier seul de cette candidature, dont les appels du pied en direction de Zurich, mais aussi de Schwytz et Obwald sont restés (presque) sans effet.

Soutien populaire capital

S’il parvient à convaincre Swiss Olympic avec son projet de candidature, Sion 2026, qui réunit les cantons du Valais, de Vaud, de Fribourg et de Berne, risque lui aussi de passer, à un moment ou à un autre, par au moins une votation cantonale. «Ce résultat grison démontre que ce soutien n’est pas acquis, rappelle Jean-Philippe Rochat. Si nous sommes retenus, la priorité sera alors d’informer la population, dès le mois d’avril. Sans appui, non seulement dans les cantons concernés, mais dans le reste de la Suisse, un tel projet tient de l’impossible. Il y a un gros travail à faire. A nous, de tirer les leçons de cet échec grison.»

Pour le canton de Suisse orientale, ce deuxième coup d’arrêt, après celui de 2013, est brutal. «Nous avons laissé passer deux superbes opportunités», peste le Grison Gian Gilli. L’ancien chef de mission auprès de Swiss Olympic, qui avait apporté ses connaissances au dossier de candidature dans le secteur technique, reste convaincu que la Suisse peut, et devrait organiser des Jeux olympiques. «Existe-t-il une alternative? questionne-t-il. Rien ne peut donner une nouvelle impulsion, tant au niveau économique, social ou sportif. Le pays bénéficie du savoir-faire et de l’expertise nécessaire.»

Décision le 7 mars

Le Comité exécutif de Swiss Olympic n’a désormais plus que deux choix: présenter un dossier, qui serait de facto celui de Sion, ou renoncer à une candidature suisse pour les Jeux d’hiver 2026. La décision sera prise le 7 mars et devra ensuite être validée par le Parlement du sport le 11 avril prochain.

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