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«L’histoire ne pouvait pas s’arrêter là, pas comme ça»

Après avoir écarté Bellinzone samedi (7-5 score cumulé), le Stade-Lausanne-Ouchy défiera Lancy dès mercredi (20 h) pour une place en Promotion League.

Brice Ngindu (en rouge) et le SLO ont pris la mesure de Patrick Berera et Bellinzone.
Brice Ngindu (en rouge) et le SLO ont pris la mesure de Patrick Berera et Bellinzone.
Vanessa Cardoso

Plusieurs minutes après le coup de sifflet libérateur, cris et chants de victoire résonnent encore dans les tribunes du stade Samaranch de Vidy. Ces profusions de joie remontent du vestiaire. Au final, le Stade-Lausanne-Ouchy n’aura tremblé qu’une mi-temps avant de logiquement maîtriser Bellinzone (3-0).

Pour prendre la pleine mesure de cette allégresse communicative, il faut revenir une année en arrière, presque jour pour jour. Le SLO vient alors d’être sorti sans gloire au premier tour des finales par United Zurich sans perdre le moindre match (0-0 à l’aller et 2-2 à domicile). Cette élimination est alors un véritable séisme pour une équipe qui a dominé de la tête et des épaules le championnat. Un traumatisme qui faisait alors écho à l’échec subi en 2015 face à Kriens au deuxième tour des finales. Le troisième échelon national se refuse obstinément aux Stadistes.

Résister au chant des sirènes

«On s’est tous regardé dans les yeux dans le vestiaire après le match, se souvient l’entraîneur Andrea Binotto. On avait tous ce sentiment d’inachevé. On s’est dit que l’histoire ne pouvait pas s’arrêter là, pas comme ça.»

Le groupe signe alors un pacte tacite. Alors que plusieurs joueurs ont été courtisés durant l’intersaison, les cadres du vestiaire (Kok, Ngindu, Mejri, Geiser ou Fungilo entre autres) ne céderont pas aux sirènes financières. «J’ai reçu quelques appels, reconnaît Brice Ngindu. J’ai préféré rester au Stade plutôt que de partir dans un club où j’aurais peut-être gagné plus d’argent, mais où je n’aurais pas retrouvé les mêmes émotions. Ce club, c’est comme une famille.»

Cette continuité sportive est pour beaucoup dans cette qualification, obtenue un an plus tard face à Bellinzone. Au match aller, les Vaudois ont gaspillé un avantage de deux buts à 30 minutes de la fin (défaite 5-4). Ce scénario catastrophe aurait pu faire exploser bien des équipes, pas ce SLO. «Ce qui s’est passé au Tessin nous a rendus plus fort, analyse Binotto. Dans le voyage du retour, j’ai tout de suite senti une sérénité dans le groupe.»

Le défi tactique imposé par une équipe de Bellinzone bien regroupée n’aura fonctionné que durant les 45 minutes initiales. Au retour des vestiaires, une demi-volée fantastique de Sonny Kok (50e) a fait définitivement sauter le verrou tessinois.

Lancy, dernière marche

Pour enfin accéder à la 1re ligue promotion, il faudra encore battre Lancy, tombeur à l’arraché de Lucerne M21 (1-0 score cumulé). Ces deux équipes se connaissent bien pour avoir évolué ensemble dans le Groupe 1 cette année.

Le SLO a fini 2e du tour qualificatif, avec sept points d’avance sur les Lancéens, qualifiés en tant que meilleur troisième. «En finales, les statistiques ne veulent plus rien dire», balaie Andrea Binotto. La prudence est donc de mise, surtout que les Vaudois n’ont jamais battu Lancy cette saison (une défaite et un nul).

«J’espère que nous pourrons aller jusqu’au bout, réussir ce pourquoi nous sommes restés», prophétise Ahmed Mejri. Au final, l’histoire ne sera belle que si le SLO parvient à décrocher cette promotion tant attendue.

SLO - Bellinzone 3-0 (0-0)

Stade Samaranch. 650 spectateurs.Arbitre: M. Wolfensberger.Buts: 50e Kok 1-0. 54e Kok 2-0. 75e Ngindu 3-0.SLO: Djuricn; Danner, Fungilo, Morax, Rego; Gomis, Laugeois; Ngindu, Mejri (74e Mejri), Bavueza (62e Soos); Kok (82e Luwawa).

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