L’équipe de Suisse s’attaque à deux géants «à domicile»

Hockey sur glaceCe week-end, la sélection de Fischer défiera coup sur coup la Suède et la Russie, avec le soutien de nombreux fans.

SUÈDE - La Suisse défiera William Nylander et ses coéquipiers suédois ce samedi dès 20h15. La Tre Kronor a remporté les deux derniers titres mondiaux. Surtout, elle reste sur sept victoires consécutives face aux Helvètes

SUÈDE - La Suisse défiera William Nylander et ses coéquipiers suédois ce samedi dès 20h15. La Tre Kronor a remporté les deux derniers titres mondiaux. Surtout, elle reste sur sept victoires consécutives face aux Helvètes Image: Keystone

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Il y a deux ans à pareille époque, les supporters suisses s’étaient déplacés en masse à Paris pour encourager l’équipe nationale, le temps d’un week-end couronné par une victoire historique face au Canada (3-2 après prolongation après avoir été menée 0-2) et une courte défaite en prolongation face aux Finlandais (2-3 ap). Près de 8000 fans suisses avaient pris d’assaut la patinoire de Bercy. Jamais le soutien pour l’équipe nationale, hors du pays, n’avait été aussi impressionnant.

La présence helvétique dans les ruelles de Bratislava n’a cessé d’augmenter au cours des derniers jours et laisse supposer que les Suisses, comme il y a deux ans dans la Ville Lumière, joueront leurs prochains matches «à domicile». Des supporters romands, alémaniques et tessinois ont afflué en Slovaquie, que ce soit par les airs, le rail et même la route, pour preuve la voiture au logo de Fribourg-Gottéron entrevue dans les rues de la capitale.

Si une partie des nombreux partisans présents en Slovaquie durant la première semaine de compétition est repartie au pays, une forte cohorte de supporters helvétiques est attendue pour les duels du week-end contre les deux géants de la compétition, la Suède et la Russie.

Le premier match, contre les champions du monde en titre, se jouera en tout cas à guichets fermés. «Le soutien dont nous avons bénéficié a été incroyable, applaudit Romain Loeffel. Il y a eu une grosse ambiance à nos matches et j’espère que les fans suisses seront encore plus nombreux pour cette deuxième semaine de compétition.» Son partenaire en défense, Joël Genazzi, ajoute: «La patinoire de Bratislava est extrêmement bruyante. Il s’agit de mon troisième championnat du monde, mais je n’avais encore jamais ressenti autant d’engouement pour le hockey. Je ne sais pas combien de supporters suisses étaient à nos matches jusqu’ici, mais nous avons vraiment eu le sentiment d’évoluer à domicile.»

La Suède samedi soir, la Russie dimanche. Le défi sera immense: les Suédois, champions du monde en titre, comptent 21 joueurs de NHL. Quatorze garnissent les rangs du «All-Star Team» russe, dont Alexander Ovechkin, l’un des plus grands buteurs de l’histoire de la NHL, et Nikita Kucherov, le meilleur compteur de la saison régulière de NHL.

«Notre défense a été très performante contre les petites équipes, nous avons hâte de savoir ce que nous valons contre de telles formations. Ce sera un très gros test, reconnaît l’adjoint de Patrick Fischer, le Suédois Tommy Albelin, en charge de l’arrière-garde. L’intensité va monter de quelques crans par rapport à ce que nous avons connu durant les quatre premiers matches. Tout ira beaucoup plus vite. Ces équipes possèdent tant de joueurs capables de marquer des buts. Mais nous avons confiance en notre jeu et notre système.»

Sans complexes

Un défi que Roman Josi, capitaine des Nashville Predators et chef de meute de la sélection, ne craint évidemment pas de relever. «C’est le genre de matches que nous aimons disputer. Et puis nous avons quand même une facture ouverte avec les Suédois», sourit-il en faisant allusion à la finale perdue de 2018. Les Suisses – sans l’attaquant des Carolina Hurricanes Nino Niederreiter, qui rejoindra la sélection lundi – veulent être à la hauteur de l’événement. «Nous sommes fiers. Nous savons ce que nous valons. Nous n’allons pas nous cacher.» Parole de Romain Loeffel. Suédois et Russes sont prévenus…


RUSSIE - La Suisse se frottera aux Russes d’Alexander Ovechkin ce dimanche à 20h15. Un adversaire composé de joueurs redoutables, qui se présente comme le grand favori au titre mondial. Image: Keystone

(24 Heures)

Créé: 17.05.2019, 23h13

Rikard Grönborg

coach «hipster»

Rikard Grönborg, coach de l’équipe nationale suédoise, est un personnage charismatique. Barbe grise parfaitement taillée, coupe de cheveux de hipster, le Suédois de 50 ans donne l’impression de sortir d’un barber shop. Au championnat du monde, l’homme qui a conduit la Suède sur le toit du monde en 2017 et 2018 ne passe pas inaperçu. Contrat de deux ans en poche, il sera le successeur d’Arno Del Curto, coach mythique aux cheveux constamment en pagaille, sur le banc des ZSC Lions à compter de la saison prochaine. Avant de conclure un pacte avec le club du Hallenstadion, Grönborg a éveillé l’intérêt des Buffalo Sabres en NHL.



Un flirt sans lendemain: l’ex-sélectionneur de l’équipe de Suisse, Ralph Krueger, a finalement raflé la mise. Marié à une Américaine et détenteur du passeport US, Grönborg a passé une vingtaine d’années aux États-Unis dans le circuit universitaire. Il est décrit comme étant un technicien intransigeant aux influences davantage nord-américaines que suédoises. Après treize années passées à différents échelons au sein des équipes nationales de son pays natal, dont les trois dernières comme entraîneur principal du Tre Kronor, le double champion du monde sera investi d’une mission de taille à Zurich: changer les mentalités dans le vestiaire des ZSC Lions et remporter le titre.

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