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Holdener face au défi ultime

Sacrée en combiné, l’Obwaldienne a connu un week-end parfait avec une 3e place en super-G. Peut-elle viser le classement général la saison prochaine?

A 27 ans, Wendy Holdener peut désormais rêver du grand globe de cristal.
A 27 ans, Wendy Holdener peut désormais rêver du grand globe de cristal.
Keystone

Plus rien n’arrête Wendy Holdener. En Corée du Sud, la skieuse d’Unteriberg a tutoyé l’Olympe, ramenant dans ses bagages trois médailles; une de chaque métal. Dimanche, c’est pourtant du cristal qui brillait dans ses yeux. La Suissesse s’est adjugée le globe du combiné malgré sa quatrième place dans la course du jour. Elle a terminé au pied d’un podium occupé notamment par Michelle Gisin (2e).

Durant ce week-end sur le Haut-Plateau, Holdener a franchi un palier supplémentaire. La slalomeuse de 24 ans a dompté le super-G samedi pour décrocher une 3e place inespérée. Surgissant du brouillard avec le dossard 31, elle a fêté son premier podium en vitesse, son 9e de la saison.

«J’ai prouvé que je pouvais me battre avec les meilleures dans toutes les disciplines», résumait-elle derrière un sourire de circonstance. Un constat auquel fait écho sa 2e place au classement général. Holdener, dauphine de Mikaela Shiffrin, flirte avec la barre des 1000 points.

Une question s’impose alors: l’Obwaldienne peut-elle, dès la saison prochaine, viser le grand globe de cristal, trophée récompensant la meilleure athlète du circuit? Wendy Holdener est loin de tressaillir lorsque cette réflexion – encore loufoque à l’automne 2017 – lui est soumise dans l’aire d’arrivée de Crans-Montana. Mieux, l’idée a déjà fait son chemin dans sa tête. «J’ai toujours dit que je voulais être une skieuse complète. J’aime la vitesse et ce défi m’intéresse. C’est quelque chose de difficile à accomplir. Je devrais y aller pas à pas.»

Gisin, l’exemple à suivre

Pour marcher sur les pas de Lara Gut – sacrée en 2016 –, Wendy Holdener devra encore progresser en vitesse, tout en défiant l’intouchable Shiffrin en technique. Périlleux grand écart dans un calendrier déjà surchargé, extrêmement exigeant sur le plan physique et mental.

Michelle Gisin le sait mieux que personne. Révélation de l’année en descente, la technicienne s’aligne désormais dans toutes les disciplines. «Ce n’est vraiment pas facile de garder son niveau dans sa spécialité de base, analyse-t-elle. Je l’ai constaté, à mes dépens, en slalom cette saison. Il faut être rigoureuse tout au long de la saison.» Holdener-Gisin. L’inséparable duo a trusté les honneurs en combiné – discipline généraliste par excellence – tant aux derniers Mondiaux qu’aux JO de PyeongChang. De là à viser le grand globe de cristal, il n’y a qu’un pas. Que les deux camarades rêvent de franchir.

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