Hausser: «On s’est battu jusqu’au bout. Cela s’est joué à pas grand chose»

VoileVictorieux, avec Yannick Brauchli, de la dernière étape des 470, le Genevois espérait mieux qu’un 9e rang final

Yannick Brauchli et Romuald Hausser, pas loin du diplôme.

Yannick Brauchli et Romuald Hausser, pas loin du diplôme. Image: EPA

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Il y a eu de la joie et de la fierté, tout d’abord. Celle d’avoir passé la ligne d’arrivée en tête devant tous les premiers de (la) classe. Il s’agissait de la plus importante étape de la semaine, avec des points qui doublaient. D’enlever la Medal race, cette touche finale, était une superbe apothéose pour Romuald Hausser et Yannick Brauchli. Une belle émotion!

Mais au final, il y a surtout eu beaucoup de regrets pour les deux hommes. Car s’ils ont remporté assez largement cette dernière épreuve des dériveurs 470, les Helvètes ont dû se contenter du 9e rang final, à une place de ce diplôme qui aurait pu faire leur bonheur.

«C’est beau d’avoir fini là-dessus, devant tout le monde, cela restera un gros souvenir, s’est exclamé le navigateur genevois, qui vivait sa deuxième expérience olympique. Pour cette 8e place, on s’est battu jusqu’au bout. Et comme nous étions obligés de gagner, qu’on n’avait rien à perdre, on est parti du bon côté sans nous préoccuper de nos adversaires. On a creusé l’écart, hélas pas suffisamment sur les Français, qui ont été trop bons.» Mais, pestouille son coéquipier zurichois, pourquoi n’ont-ils pas été déterminés de cette manière durant la semaine sur certaines manches?

«Durant cette dernière année, il y a eu, entre nous, des hauts et des bas, mais on a su surmonter nos problèmes, explique Yannick Brauchli. On peut être fier de ce qu’on a fait ensemble.» Finir sur une bonne impression, sans se mettre de pression; tel était leur but. Il est atteint. «Dès le début de ces Jeux, on a tout de même construit une régate très solide qui s’est finalement jouée sur deux à trois détails, à pas grand-chose, reprend Hausser. On a commis deux à trois petites erreurs, des inattentions, à de mauvais moments, un peu plus que nos adversaires directs et voilà. Peut-être avons-nous aussi manqué un peu d’agressivité en certaines circonstances, ce qui n’a pas été le cas dans cette Medal race où nous avons pris un départ idéal.»

Une fois sortis de leur bateau, Romuald et Yannick ont eu, après huit ans de travail, des larmes, sachant qu’une page va se tourner. «On était en effet très ému», reconnaît le Genevois, qui va reprendre ses études de physicien alors que son camarade va lui aussi renouer avec le chemin des cours.

Tokyo est encore bien loin pour évoquer aujourd’hui une nouvelle expérience olympique. Après être passé si près, cela donne des envies de revenir. Mais pas pour un diplôme…

Créé: 19.08.2016, 22h10

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