Nicola Spirig a débarqué à Rio dans une forme olympique

Triathlon La Zurichoise, qui s’est préparée en altitude à Saint-Moritz, se dit prête à rééditer son exploit de Londres demain à Copacabana.

Débarquée plus forte que jamais à Rio, Nicola Spirig est prête à défendre sa couronne obtenue quatre ans plus tôt à Londres.

Débarquée plus forte que jamais à Rio, Nicola Spirig est prête à défendre sa couronne obtenue quatre ans plus tôt à Londres. Image: Keystone

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Il suffit de jeter un œil sur ses abdos pour s’apercevoir qu’elle est bien affûtée: ce ne sont pas des tablettes de chocolat qui sculptent son ventre d’athlète mais des lingots d’or qui peuvent rapporter gros à Rio de Janeiro! Maquillée, Nicola Spirig a débarqué mercredi dans la Cité merveilleuse dans une forme olympique, peut-être bien celle de sa vie!

Depuis son sacre du 4 août 2012 à Hyde Park, la championne olympique de triathlon, devenue entre-temps maman d’un petit Yannis, a su gérer sa «monture» pour rester au sommet de son art.

La Zurichoise de 34 ans, qui va disputer, au Brésil, ses quatrièmes JO, va tenter d’entrer, elle aussi, demain au bord de la plage de Copacabana, par les fractions de seconde dans la légende. Parce que, comme Lucas Tramèr et les rameurs, elle ne cache pas ses ambitions. Elle est encore «plus forte» qu’il y a quatre ans à Londres. «Mais cela ne signifie pas que je vais m’imposer», sourit-elle, un air malicieux de celle qui sait ce qu’elle se veut.

Préparation en altitude

C’est à Saint-Moritz, en altitude (pour augmenter les performances au bord de la mer), que la quintuple championne d’Europe a soigné les derniers détails avant de rejoindre au dernier moment Copacabana. «Je devrais pouvoir encore bénéficier des bienfaits de mon stage à la montagne, espère l’épouse de Reto Hug, qui loge avec toute sa famille dans un appartement de la célèbre plage à 200 mètres du départ. Quant au décalage horaire, interroge-t-elle, il ne m’inquiète pas dans la mesure où nous nous lancerons à l’eau à 11 heures, ce qui correspond à 16 heures en Suisse.»

Malgré une fracture de la main gauche subie en mars à Abu Dhabi en séries mondiales, la juriste de Bülach se dit prête à replonger dans les anneaux. «A la suite de mon opération où on m’a posé 23 vis et 3 plaques, confie-t-elle, je suis ravie de la manière dont on a pu adapter ma préparation, grâce aussi à l’ingéniosité de mon coach, Brett Sutton.» La maman a pu aussi compter sur un coup de main bienvenu de son mari Reto Hug, qui a pu s’occuper de leur fille durant cette période de convalescence. Venue plusieurs fois au bas du Christ Rédempteur en repérage, Nicola Spirig sait où elle met les pieds. Et dans quelle eau elle va nager!

Un duathlon?

«Contrairement à Londres et à moi, plusieurs athlètes présentes ici sont de très bonnes nageuses, poursuit la championne. Il se peut qu’elles prennent de l’avance et collaborent ensuite à vélo pour tenter de prendre le large. Là, je devrais me montrer forte et ne compter que sur moi-même. De toute manière, je suis prête à tous les scénarios possibles.»

Dont celui de disputer, demain, un duathlon (1,5 km de natation en moins), ce qui ne serait pas pour lui déplaire! On annonce en effet des grosses vagues (3 mètres de haut) et un temps à ne pas mettre un triathlète dans l’océan samedi. La décision sera prise ce vendredi soir.

Quoi qu’il en soit, à moins que l’Américaine Gwenn Jorgensen, l’autre favorite, ne creuse un gros écart sur le parcours des 40 km de vélo, cette épreuve devrait se jouer lors des 10 derniers kilomètres de course à pied où elle excelle. Cette femme en or, également brillante en marathon, détient la meilleure performance suisse 2016 sur 3000 m (9’ 07”48) et possède, en plus, des accélérations dévastatrices lors d’un sprint final, comme en 2012, où on avait dû avoir recours à la photo-finish pour la départager avec la Suédoise Lisa Norden.

«Je suis probablement celle qui a étudié et regardé le plus souvent le parcours à vélo (sur vidéo)», précise-t-elle, consciente qu’elle sera difficile à lâcher dans cette montée particulièrement raide à franchir à huit reprises.

Comme Steve Guerdat, Nicola Spirig est prête à défendre sa couronne. «Même s’il est plus difficile de conserver un titre que de le gagner, cela peut aussi être un avantage, sourit-elle. Car moi, j’ai déjà une médaille d’or à la maison. Contrairement à mes adversaires, je peux prendre des risques.»

A l’instar de Fabian Cancellara, elle pourrait bien finir sa carrière au sommet de l’Olympe…

Créé: 18.08.2016, 23h10

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