Le journaliste Roger Félix a définitivement posé la plume

HommageL’ancien de «24 heures» et de la SSR s’est éteint à 82 ans, après une vie poétique.

Roger Félix au Concours hippique international de Genève, qu'il aimait tant.

Roger Félix au Concours hippique international de Genève, qu'il aimait tant. Image: Salvatore Di Nolfi - A

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Son nom semblait intimement attaché à cette télévision où l’avait appelé Boris Acquadro en 1972 et qui a été son dernier employeur, mais c’est bien à la «Feuille d’Avis de Lausanne» puis à «24 heures» que Roger Félix a commencé sa carrière de journaliste. Le citoyen de Villars-sous-Yens s’est éteint ce mercredi, à l’âge de 82 ans, à la veille de cette Fête des Vignerons qu’il aimait tant.

À la «Feuille», Roger Félix a pu déployer toute l’étendue de ses intérêts. Car, si beaucoup s’en rappellent comme journaliste sportif, lui avait une culture et un intérêt sans borne, de la poésie à l’équitation, de la TV au théâtre. C’est ainsi qu’il signait dans ce journal aussi bien des articles sur le football que des enquêtes de consommation ou sur l’assurance maladie et, déjà, des chroniques TV comme s’il préfigurait qu’il irait y travailler, essentiellement dans la rubrique sportive même s’il a souvent pu partager ses connaissances ailleurs.

Celui qui avait adapté «Le roi David» pour une série de représentations au Théâtre du Jorat – une de ses plus grandes fiertés – aimait aussi les gens, du footballeur des talus à son ami Pietro Sarto. À sa retraite, cet amateur de chevaux, speaker au concours d’Apples qu’il fréquentait beaucoup, signait des chroniques dans le «Journal de Morges» de sa plume élégante et sensible. Comme le rappelle son dernier rédacteur en chef, Cédric Jotterand, il disait de ses «Châteaux de sable»: «Cela me rappelle mes débuts avec des jeunes qui en veulent et qui respectent la profession en racontant la vie d’ici plutôt que les futilités d’ailleurs.»

On le croisait volontiers dans les rues de Morges, même s’il se battait depuis plusieurs années contre la maladie. Il s’est éteint dans la discrétion, à l’image de cet homme fidèle à sa machine à écrire et à des manières élégantes.

Créé: 19.07.2019, 15h40

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