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Karim Zerika, symbole du renouveau vaudois

Il y a encore deux ans, le jeune central jouait en 2e ligue. Il s’est imposé en LNA au sein d’une équipe du LUC renouvelée.

Karim Zerika (21 ans) est la bonne surprise du LUC.
Karim Zerika (21 ans) est la bonne surprise du LUC.
CHRISTIAN BRUN

Durant l’été, le LUC a radicalement changé de visage. Tous les joueurs sont partis, à l’exception de Julien Carrel à la passe. Sur le banc, l’Italien Massimiliano Giaccardi a succédé à l’inévitable Georges-André Carrel. Pourtant, les Lausannois ont connu un début de saison rêvé avec sept victoires consécutives. Des résultats aussi fulgurants qu’inattendus.

Au sein de cette équipe en reconstruction, Karim Zerika s’est peu à peu imposé au centre de l’attaque. Personne n’attendait ce jeune joueur de 21 ans. Il y a deux ans, le Lausannois n’évoluait qu’avec la troisième équipe du LUC, en 2e ligue (4e échelon national).

Après un passage à Servette en LNB, il a été retenu cet été pour débuter dans l’élite. Le club universitaire était à la recherche d’un central afin de pouvoir aligner simultanément deux joueurs suisses sur le terrain, comme l’exige le règlement.

Choix par défaut dans un premier temps, le jeune homme a surpris son monde, Massimiliano Giaccardi en premier: «Karim est un joueur qui s’implique beaucoup, détaille l’Italien. Je suis un entraîneur très exigeant mais je fais jouer ceux qui travaillent fort. Je n’ai pas un six de base inamovible en tête. Entre le début de la saison et aujourd’hui, Karim a fait de grands progrès. Son apprentissage n’est pas terminé pour autant.»

Désormais directeur technique, Georges-André Carrel partage la même analyse: «Karim devait mériter sa place et il l’a très bien fait. C’est un garçon qui amène également son insouciance, une certaine folie qui peut aider l’équipe dans les moments clés du match.»

La matu technique en vue

Le central de 21 ans est le premier surpris par ces performances. «Le staff n’attendait pas grand-chose de moi au début de la saison, se souvient-il. J’avais finalement peu de pression.»

À côté du volleyball, Karim Zerika s’apprête à terminer un apprentissage d’automaticien avec une maturité intégrée. Pas toujours facile de jongler avec un métier, des études et du volleyball de haut niveau avec un métier et des études. «Je me dois d’être performant tant au travail qu’à la salle, rappelle le Lausannois. Je suis passé de deux à sept entraînements par semaine. Parfois, on joue à l’autre bout de la Suisse et il faut se réveiller pour aller travailler le lendemain. C’est un gros investissement. Heureusement, mon employeur a été très conciliant et j’ai pu adapter mon temps de travail.»

À Noël, le central américain Andrew Benesh, freiné par des problèmes de dos, est rentré au pays. Son départ devrait permettre à Karim Zerika de poursuivre sa séduisante progression au LUC.

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LUC - Näfels 3-2 (20-25 25-23 25-20 25-27 19-17) Dorigny.500 spectateurs Arbitres: MM. Stanisic et Loretan LUC: J. Carrel (passeur, 3 points); Kaeser (8), Kvalen (25), Zerika (5), Pranko (12), Prével (29); Del Valle (libero); Sueur, Pfund, Pittet. Note: Le LUC sans Del Bianco (blessé).

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