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Landenbergue à la baguette

Le nouveau venu a réussi ses débuts avec Pully-Lausanne, vainqueur de Swiss Central (83-73).

Laurent Gillieron, Keystone

Le meneur est le chef d’orchestre d’une équipe, celui qui dicte la cadence, choisit les partitions tactiques et distribue les ballons. Pully-Lausanne a trop souvent manqué d’un joueur capable d’endosser ce rôle cette saison. Durant l’été, Lucas Pythoud a cédé aux sirènes des Lions de Genève tandis que Thomas Bugnon, guère convaincant, est retourné en LNB en novembre.

Dès lors, l’entraîneur Randoald Dessarzin a été contraint de bricoler, en s’appuyant sur le talent de Jonathan Wade et la science du jeu du vétéran Tony Brown. Du haut de ses 18 ans, Asase Mawuli-Kplim est encore trop inexpérimenté pour assumer un rôle de titulaire dans l’élite. Une pièce maîtresse faisait ainsi cruellement défaut dans le jeu des Foxes.

L’arrivée de Jérémy Landenbergue, la semaine dernière, est tombée à point nommé. Le Vaudois, qui a évolué durant trois saisons à Boncourt, est rentré au pays après une expérience mitigée en Slovaquie. «Je lui ai demandé d’endosser ce rôle de meneur, explique Randoald Dessarzin qui avait déjà eu le joueur sous ses ordres lors des Universiades de 2015. Jérémy a cette capacité de voir le terrain à 180 degrés. Tout le monde va en bénéficier.»

Face à Swiss Central (victoire 83-73), Jérémy Landenbergue a réussi des débuts intéressants. Le joueur le plus utilisé (36 minutes) a cumulé 14 points et 5 passes décisives. Une prestation plus que respectable pour celui qui n’a eu qu’une poignée d’entraînements avec ses nouveaux coéquipiers. «Ma prestation personnelle n’a pas d’importance, balaie le principal intéressé. Tout le monde a fait en sorte que je me sente bienvenu dans l’équipe. Même si je peux aussi jouer comme arrière, j’aime avoir ce type de responsabilités dans le jeu. La pression n’est que positive pour moi.»

Avec son idole d’enfance

Au-delà de la victoire, ce premier match avec Pully-Lausanne dans l’élite avait également des saveurs de retour en enfance pour Jérémy Landenbergue. Lorsqu’il avait 10 ans, le basketteur en herbe tirait ses premiers ballons sous les couleurs de Pully, avec une seule idée en tête: ressembler à Tony Brown, la star américaine de l’équipe première. Quinze ans plus tard, le facétieux destin a réuni les deux hommes sous le même maillot. «Il ne faut pas dire à Tony qu’il était mon idole, plaisante Landenbergue. C’était déjà spécial de l’affronter quand je jouais à Boncourt. Jouer à ses côtés, c’est forcément particulier.»

Samedi, les Vaudois avaient le sourire suite à la victoire arrachée de haute lutte face à Swiss Central. Les Zougois, adversaires directs pour la 8e place, la dernière synonyme de play-off, sont relégués à quatre unités. Un avantage numérique qui est renforcé par une confrontation directe entre les deux équipes favorable aux Foxes. Même si rien n’est encore fait, Pully-Lausanne a effectué un pas important vers les play-off.

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