Passer au contenu principal

Affaire de la banderole: le LHC risque gros

Le CEO lausannois, Sacha Weibel, détaille la situation. Il y aura des conséquences.

La banderole en question, déployée mardi soir par la Section Ouest.
La banderole en question, déployée mardi soir par la Section Ouest.
DR

L’intérieur de Malley 2.0 ressemble à une grande foire au n’importe quoi, en ce moment. Malheureusement pour des dirigeants qui aspirent à faire du LHC un club toujours plus sérieux et professionnel. Il y a eu l’affaire de l’envahissement de la glace par une dizaine de supporters furieux, il y a 10 jours après la défaite concédée par les Lions contre Langnau (4-3 ap). Il y a eu l’affaire du vidéotron, qui a vu le régisseur s’amuser des caractéristiques physiques de l’attaquant de poche de Ge-Servette Nathan Gerbe et de l’imposant gardien de FR Gottéron Barry Brust, la semaine dernière. Il y a désormais l’affaire de la banderole.

Mardi soir, en marge de la victoire du LHC face à Zoug (1-0), certains membres du kop lausannois (Section Ouest) ont en effet déployé une longue étoffe sur laquelle reposait l’inscription: «Simic: déclaration catastrophique pour une idole merdique». Le texte faisait référence aux propos tenus par le jeune attaquant des Lions dans une interview accordée au journal La Gruyère («j’ai toujours rêvé de jouer avec Julien Sprunger, c’est une véritable star»). Axel Simic, 18 ans seulement et formé à Fribourg, où il a grandi en s’inspirant légitimement du joueur phare des Dragons, ne méritait pas ça.

Mais là ne résidait pas le plus gros problème de ladite banderole. Car celle-ci laissait également apparaître une précision de nature bien plus grave, en petit: «Sprunger la pute». «C’est pénal», réagit le président du conseil d’administration du LHC, Patrick de Preux, par ailleurs notaire. Ayant pris connaissance de l’insulte, Fribourg Gottéron a du reste saisi la Ligue. «Une procédure a été ouverte, confie le CEO du club vaudois, Sacha Weibel. Cette banderole est inadmissible et ce genre d’agissements n’a pas sa place dans un stade. C’est tout simplement inacceptable. Il y aura des conséquences, une fois que les auteurs auront été identifiés.»

Insulte ajoutée par après?

Dans cette affaire, le LHC risque gros. «On s’est excusés auprès des personnes concernées (ndlr: pour la deuxième fois en trois jours), on va devoir s’expliquer devant la Ligue, mais celle-ci est généralement très sévère dans ce type de dossiers. On peut imaginer une amende; et elle peut être salée, poursuit Weibel. Le règlement est en tout cas assez clair à ce sujet: le club est responsable de tout ce qui se passe dans sa patinoire. A ce propos, la banderole a été inspectée par notre service de sécurité devant l’entrée, comme cela se fait habituellement. Il a été jugé que l’inscription à l’attention d’Axel Simic n’était pas obscène. Et l’insulte adressée à Julien Sprunger aurait apparemment été ajoutée à l’intérieur. C’est compliqué de tout maîtriser, mais ça reste de notre faute quand même, au fond.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.