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Théo Rochette: «Bienvenue chez moi, au Québec»

L'ancien junior du LHC (16 ans) raconte son quotidien en Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), avec les Saguenéens de Chicoutimi.

Je suis installé depuis bientôt deux mois dans mon nouveau chez moi, après mon repêchage en 7e position en juin. Au menu: camp d’entraînement des recrues, préparation collective, matches amicaux et début de la saison régulière. On a actuellement un bilan de 2 victoires pour 2 défaites, c’est correct. Sur le plan individuel, les statistiques ne suivent pas encore, notamment aux engagements (je suis joueur de centre). En fait, les face-offs, c’est pour le moment mon plus gros problème: la différence de technique avec les juniors en Suisse est impressionnante. Mais autrement, ça se passe globalement bien. J’ai la confiance du coach et j’ai même inscrit mon premier but.

Une journée-type? A part le week-end et les jours de match, c’est école secondaire (obligatoire) de 8h à 10h20, entraînement collectif de 10h40 à 12h15, fitness de 12h15 à 13h, étude surveillée de 13h30 à 15h30, puis soit temps libre soit entraînement spécifique, aux engagement par exemple, dans mon cas… Ce qui est pratique, c’est que tout est centralisé et que je vis à 5 minutes en voiture, malgré la relative grande taille de Chicoutimi et ses 70 000 habitants.

Je suis en classe avec mon coéquipier Hendrix Lapierre, premier choix du repêchage de la LHJMQ. On a tous les deux 16 ans et on a vécu la même chose dans le sens où il y a eu beaucoup d’attention sur nous après la draft. La province du Saguenay est passionnée de hockey. On a disputé notre seul match à domicile jusqu’ici devant 3800 spectateurs. Quand on se balade en ville, les gens nous reconnaissent. C’est agréable, mais il faut se méfier de ce qu’on fait. D’autant qu’il y a tous les jours une page sur notre équipe dans le journal et une émission de radio qui nous passe au crible. Une fois, après avoir appris qu’on jouait à la console avec Hendrix, la radio a d’ailleurs fait tout un débat dans lequel les journalistes espéraient qu’on jouait à NHL et pas à Fortnite. Ils disaient que ça nous serait plus utile sur la glace. C’était drôle.

Sinon, mes coéquipiers vivent pour la plupart dans des familles d’accueil. Mais moi, j’ai la chance d’avoir ma maman à mes côtés. C’est un choix qu’on a fait pour cette première année. On verra à la fin de la saison si elle souhaite rentrer en Suisse, où est resté mon papa. D’autant qu’elle n’est pas québécoise. Toujours est-il qu’on est séparés et que ça fait un peu bizarre. Il faut s’habituer, comme pour tout.

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