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Un choix pas aussi ouvert qu’il n’en a l’air

Malley 2.0. C’est comme cela que les dirigeants du Lausanne Hockey Club ont surnommé la grande halle métallique surgie en quelques mois à l’emplacement des anciens abattoirs du quartier de l’Ouest lausannois. Une imposante structure – vue de l’extérieur on dirait un hangar pour avions! – mais dont les dimensions et les matériaux garantissent une sacrée ambiance à l’intérieur. Entre la caisse de résonance de l’enveloppe et les vibrations des gradins, la patinoire provisoire du LHC va amplifier les décibels de ses légendaires supporters.

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Du coup, c’est un peu comme au judo: le club va faire d’une difficulté majeure (deux saisons hors les murs dans une infrastructure qu’il aura dû financer pour une très large part) un avantage concurrentiel.

Car Malley 2.0 sera sans nul doute une attraction. D’une capacité maximale proche de la moyenne des spectateurs enregistrée la saison dernière (6700 places), elle sera pleine plus souvent qu’à son tour. Et pour autant que l’offre soit à la hauteur des envies du LHC, le «village» qui doit entourer l’enceinte ajoutera une touche de sympathie à cet exercice a priori périlleux. On parie que, dans deux ans, la cohorte des nostalgiques de «la provisoire» sera bien fournie? C’est tout le mal que l’on souhaite au LHC.

Pour cela, évidemment, il faut que les résultats sportifs (et la manière, car ici, c’est Lausanne, et on est exigeant) soient à la hauteur des ambitions du club. Après une saison étonnante, qui a vu le LHC terminer 4e du championnat régulier, un exploit, mais passer à côté de ses play-off, il faudra nourrir l’appétit aiguisé de tous les passionnés de hockey que compte le canton de Vaud. Pas simple.

Ce millésime 2017-2018 est donc le premier d’une aventure un peu folle qui doit consolider un avenir très raisonné: une enceinte flambant neuve, des sources de revenus diversifiées (spectacles, restauration, merchandising), et la ferme intention de compter durablement dans le hockey suisse.

«On parie que, dans deux ans, la cohorte des nostalgiques de «la provisoire» sera bien fournie? C’est tout le mal que l’on souhaite au LHC»

Pour réussir cette mission, la direction sportive a mis les bouchées doubles. Les transferts, peu nombreux mais d’excellente qualité, annoncent une montée en gamme du potentiel de l’équipe, en particulier en attaque. Avec Joël Vermin et, peut-être, Christoph Bertschy, le label NHL sera présent sous les couleurs rouge et blanc. On se réjouit déjà.

Surtout qu’il y a une ultime raison d’accourir à Malley 2.0: la dernière saison du monument Cristobal Huet.

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