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Désormais professionnel, Loïc In-Albon veut faire son trou au LHC

Le Valaisan de 20 ans, arrivé au club alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, a gravi les échelons du centre de formation.

Loïc In-Albon avait découvert la LNA la saison dernière. En avril dernier, l’ancien capitaine des juniors Elite a signé une entente de deux ans avec le Lausanne HC. Une belle marque de confiance.
Loïc In-Albon avait découvert la LNA la saison dernière. En avril dernier, l’ancien capitaine des juniors Elite a signé une entente de deux ans avec le Lausanne HC. Une belle marque de confiance.
Vanessa Cardoso

La plupart des joueurs ont déjà rejoint les vestiaires depuis de longues minutes. Seuls Johnny Kneubuehler et Loïc In-Albon continuent de mitrailler le filet vide, sous l’œil amusé d’Etienne Froidevaux. Plus jeunes joueurs du contingent, les deux anciens juniors Elite devront encore ranger les pucks avant de passer sous la douche. Certaines traditions sont immuables.

Le Valaisan a changé de statut cet été, comme son pote d’entraînement un an plus tôt. En paraphant son premier contrat professionnel, Loïc In-Albon est désormais un joueur du LHC à part entière. Une progression éclair dont le jeune attaquant est le premier surpris. «Si on m’avait dit, il y a deux ans, que j’allais signer un contrat pro au LHC, je n’y aurais pas cru, se remémore tout sourire le numéro 17. Je sortais de la pire saison de ma vie. Je n’avais marqué que trois ou quatre goals. Durant l’intersaison, je me devais de franchir un palier. C’était ma dernière année en junior. J’ai travaillé comme un fou.»

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Ce dur labeur a visiblement porté ses fruits. La saison dernière, Loïc In-Albon a découvert la LNA, marqué son premier but à Malley et découvert les championnats du monde avec l’équipe de Suisse M20. Un exercice réussi qui a atteint son apothéose en avril dernier avec cette entente de deux ans; «un rêve de gosse qui devient réalité». L’ailier se confie sur le début de sa carrière et les nouveaux défis qui l’attendent désormais.

Son départ de la maison à 15 ans

«A 15 ans, j’ai quitté Sierre avec un seul but en tête: réussir dans le hockey. Je ne peux pas dire que j’y suis tout à fait parvenu mais j’ai obtenu deux ans de contrat pour prouver que je mérite d’être là. A mon arrivée à Lausanne, je pesais 58 kilos. J’ai pris du poids, au moins 20 kilos en cinq ans, grâce à l’intensité des entraînements. Les premiers mois ont été un peu difficiles mais je me suis vite habitué. J’ai le contact facile. Je n’ai jamais pensé à abandonner. C’était hors de question que je rentre, que j’abandonne.»

Son intégration dans le groupe

«Au début, j’étais forcément un peu gêné. Je ne savais pas trop où me mettre. Je n’osais pas parler avec tout le monde. Johnny (Kneubuehler) m’a beaucoup aidé. Je le connais depuis quatre ans. Avec lui, je peux discuter de tout, pas forcément que de hockey. C’est un ami, sur et en dehors de la glace. On est tout le temps ensemble. Au fil des entraînements, mon adaptation s’est faite naturellement. Tous les gars ont été bienveillants avec moi. Cette année, je suis un joueur comme les autres. Je devrai me battre pour avoir ma place. Il n’y aura pas de faveur particulière.»

Ses débuts comme professionnel

«Je vais rester encore une année au Centre Sport-Etudes de Lausanne. J’ai commencé début septembre un stage dans le cadre de mon gymnase. Je vais devoir mettre sur pied un programme adapté pour allier hockey et vie professionnelle. L’année dernière, je ne suivais que trois entraînements par semaine. En tant que pro, je me dois d’être présent à tous les rendez-vous du club.

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Quand je ne serai pas sur la glace, je serai certainement au bureau. Je suis content d’avoir une activité à côté du sport. Cela me permettra d’avoir un cadre, d’occuper mes après-midi et de garder une bonne hygiène de vie.»

Ses objectifs en National League

«Je n’ai pas d’objectifs chiffrés. Je veux avant tout jouer le plus possible. Durant la présaison, j’ai commencé à être aligné en box play. Mon but est de m’établir en tant que joueur de LNA, enfin de National League comme on doit dire maintenant. La confiance d’un coach, ça se mérite; ça se gagne en travaillant à l’entraînement, en étant performant durant les matches.»

Sa préparation mentale

«Pour franchir un cap, j’ai commencé à consulter une psychologue du sport. J’ai toujours eu des problèmes de concentration et d’attention. Elle m’aide beaucoup dans ce domaine. Je fais deux séances par mois, dans l’idéal. On travaille sur les moments plus difficiles qui marquent une saison. Il y a un travail de projection pour arriver à mieux gérer ces phases de creux. Si d’aventure je ne joue pas, je devrais rester à fond à l’entraînement, jamais baisser les bras ou montrer ma déception si je rate quelque chose sur la glace.»

La place laissée aux jeunes

«La porte est gentiment en train de s’ouvrir. On l’a vu avec Johnny l’année dernière, et cette année avec moi. Le club tient à intégrer des juniors. Ils sont trois ou quatre à déjà frapper à la porte. S’il y a des absents, ils auront leur chance. Bien sûr, l’écart est grand mais si tu travailles à fond et que tu as envie d’y arriver plus que tout, ça fonctionnera.

Avant, c’était plus difficile pour les jeunes de faire le pas vers la première équipe. Les possibilités sont en train de se multiplier pour les jeunes depuis deux ans au LHC. La moyenne d’âge a vraiment baissé cette saison avec des joueurs comme Frick et Zangger qui sont de 1994 ou Vermin qui est de 1992. On a une équipe jeune. Cette dynamique va continuer.»

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