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Junland: «On doit tous élever notre niveau d’exigence d’un cran»

Jonas Junland et le LHC espèrent avoir retenu la leçon de la fin de saison dernière pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Le défenseur suédois attend de son équipe qu’elle évolue.

Ça a été difficile de gérer cette nouvelle situation, de devenir une équipe qui gagne et de savoir quoi entreprendre pour le rester.
Ça a été difficile de gérer cette nouvelle situation, de devenir une équipe qui gagne et de savoir quoi entreprendre pour le rester.
Robert Hradil, Keystone

C’est le taulier du vestiaire lausannois. Celui qui fait rire. Celui qui tape sur l’épaule de ses camarades. Celui qui pousse les coups de gueule qu’il faut quand il le faut. A 29 ans, Jonas Junland entame sa deuxième saison avec le LHC. Pour l’occasion, le défenseur suédois évoque les ambitions de Lions renforcés durant l’été. Sans langue de bois, comme d’habitude.

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L'édito:Un choix pas aussi ouvert qu’il n’en a l’air

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Jonas Junland, comment avez-vous digéré votre élimination en quatre matches, en quarts de finale des derniers play-off face à Davos?

Je dois avouer que la rentrée au pays a été compliquée, après cette fin de championnat décevante. On voulait tous continuer à jouer. Mentalement, il m’a fallu deux semaines pour évacuer, pour sortir complètement du contexte du hockey sur glace. Mais j’ai ensuite bien pu profiter de ma famille et de mes vacances. Avant de me remettre au travail.

En tant que joueur étranger, vous avez réalisé la première partie de la préparation estivale chez vous. Comment s’est-elle déroulée?

Ça a été très intensif. C’est d’ailleurs nécessaire si on souhaite arriver en forme pour le nouvel exercice. Comme j’ai gardé d’excellents contacts avec mon ancien club, Linköping, où je connais le coach depuis douze ans, j’ai bossé physiquement là-bas, dans un endroit et en suivant un programme qui me sont familiers.

En revenant à Lausanne, vous avez découvert de nouveaux visages (Zurkirchen, Frick, Zangger, Vermin). Que pensez-vous du contingent du LHC version 2017-2018?

On a de nouveaux joueurs. Apparemment, Vermin est un nom qui compte en Suisse et Jan (ndlr: Alston, directeur sportif) a fait du bon boulot pour l’attirer ici. J’espère qu’on sera meilleurs. On doit en tout cas tous élever notre niveau d’exigence d’un cran, histoire d’échapper à la même fin de saison que la dernière.

Ce serait une erreur de croire qu’après avoir terminé quatrième de l’exercice régulier passé, le LHC prétendra automatiquement au podium cette année, non?

D’autant qu’il y a deux équipes qui sortent du lot depuis plusieurs saisons (ndlr: Berne et Zurich). Derrière, entre la troisième et la neuvième place, ce sera très serré, indécis. Le championnat va être relevé, long, mais j’ai l’impression qu’on a tout entrepris pour bien figurer. Il va être difficile de nous battre.

Quelles ambitions Lausanne peut-il avoir?

On doit être conquérants. Reste qu’on n’a pas non plus recruté Sidney Crosby et Alex Ovechkin durant l’été… Le plus important sera de remettre les ingrédients qui ont fonctionné l’an passé, tout en identifiant ce qu’on a fait de faux afin d’éviter de reproduire les mêmes erreurs. On verra où cela nous mène. Si on monte en puissance au fil de l’exercice, on peut aller loin.

C’est en play-off qu’il faudra être au top, cette fois…

Mais on était en forme, au moment d’aborder notre série face à Davos. Notre adversaire a simplement joué plus dur que nous sur la glace. Il a évolué de manière plus physique, plus vicieuse, et on n’a pas su répondre. Voilà un domaine dans lequel on doit franchir un palier.

Le fait de s’être relâché en fin de saison régulière, une fois la qualification pour les play-off acquise, a-t-il joué un rôle?

Probablement. Nous étions satisfaits de terminer quatrièmes. D’autant plus que cela ne s’était jamais encore produit à Lausanne auparavant. Ça a été difficile de gérer cette nouvelle situation, de devenir une équipe qui gagne et de savoir quoi entreprendre pour le rester. Ça fait sans doute partie du processus d’apprentissage de la victoire. A nous d’évoluer dans ce sens.

Vous allez y veiller personnellement, non?

Je suis un gagneur, un gars qui veut aider le groupe à bien tourner et à progresser. Mais je ne suis qu’une personne; tout ne dépend pas de moi.

Un dernier mot sur votre nouvelle maison, cette patinoire provisoire de 6700 places…

C’est excitant et cela démontre que les choses bougent à Lausanne. Mais c’est aussi une sensation bizarre de revenir ici dans une enceinte qu’on ne connaît pas. A nous et aux fans de faire en sorte que l’on s’y sente rapidement comme à la maison. D’ailleurs, j’ai le sentiment que cette arène va être très, très bruyante. Peut-être même la plus bruyante de Suisse.

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