Huet: «Si je dois ne garder qu’un coach…»

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Durant ma carrière, j’ai connu pas mal de changements d’entraîneur en cours de saison. Disons qu’ils sont souvent liés à une question d’usure. Je lis parfois que les joueurs peuvent en arriver à jouer contre le coach. Je n’y crois pas du tout et ce n’était pas le cas ici. On a eu un système hyperdéfensif avec Heinz Ehlers, puis énormément de libertés avec Dan Ratushny. Le contraste a fait du bien au début, mais on n’a pas su resserrer notre jeu lorsque nos adversaires ont commencé à s’ajuster. Avec Yves Sarault? La philosophie est intéressante, car entre les deux précédentes.

«Humainement, on avait une bonne relation, mais disons qu’il était particulièrement dur avec les gardiens»

Le licenciement d’un entraîneur, ce n’est jamais un moment agréable. En revanche, ça déclenche quasi toujours une réaction positive chez les joueurs. Pour plusieurs raisons. Premièrement, on se remet en question parce que, quelque part, si on a viré le coach, c’est qu’il y a eu un échec dans lequel on était en première ligne. Deuxièmement, les cartes sont redistribuées; tout le monde doit faire bonne impression devant le nouvel entraîneur. Et, troisièmement, il y a des instructions tactiques inédites, censées combler un manque. Yves Sarault, par exemple, a d’abord insisté sur notre organisation défensive, histoire de minimiser les trop nombreuses erreurs qu’on avait pris l’habitude de commettre.

Parmi tous les coaches que j’ai côtoyés depuis mes débuts professionnels, si je dois n’en garder qu’un, je choisis Joel Quenneville à Chicago. Ce n’était pas un entraîneur qui m’aimait forcément. Enfin, humainement, on avait une bonne relation, mais disons qu’il était particulièrement dur avec les gardiens. A part ça, il avait de la prestance, de la passion et le souci du détail. Quand j’étais encore là-bas, il était capable de discuter d’une situation précise avec ses adjoints durant une heure. Bref, il est en place depuis neuf ans et a gagné trois Coupes Stanley. Cela veut dire ce que cela veut dire…

Créé: 19.10.2017, 15h58

*A l’occasion de sa dernière saison, Cristobal Huet évoque, une fois par mois, ses sentiments du moment ou souvenirs du passé. (Image: PHILIPPE MAEDER)

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