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Huet: «J’aurai quelques papillons dans le ventre»

«Inutile de le cacher, depuis quelques semaines déjà je me rends bien compte que je suis en train de vivre quelque chose de très spécial. Cet été, j’ai connu ma dernière préparation estivale puis joué mes dernières Hockeyades et participé à mes dernières soirées d’avant-saison avec les sponsors et les supporters.

A chaque fois, je ne pouvais m’empêcher d’y penser. J’essaie de profiter au mieux de tous ces moments que je ne connaîtrai plus. Mais tous ces sentiments étranges sont en partie atténués par cette conviction que ma décision d’arrêter au printemps prochain est la bonne. Même si j’ai déjà vécu un clap de fin avec l’équipe de France, en mai, je suis sûr que ce sera alors très différent, parce que toute cette partie de ma vie sera alors terminée. Définitivement.

J’essaie de profiter au mieux de tous ces moments que je ne connaîtrai plus

J’ignore encore si je serai devant mon but jeudi. Mais ce qui est certain, c’est que, comme avant chaque premier match d’une saison, j’aurai quelques papillons dans le ventre. Et davantage peut-être comme ce sera à l’occasion d’un derby, un rendez-vous toujours spécial.

Cela dit, je suis une personne plutôt calme, qui gère bien le stress. Une seule fois dans ma carrière j’ai vraiment vécu des débuts très pénibles. C’était en 1998, avec Lugano. Au Tessin, je découvrais le vrai professionnalisme, un nouveau monde pour moi qui débarquais de Grenoble. En France, la préparation commençait en juillet avec quelques footings, soit à une période où on travaillait dur depuis plus de deux mois à Lugano. Le contexte était aussi un peu particulier puisque, quelques mois plus tôt, j’avais fait mes débuts en championnat du monde avec la France, à Zurich. Où, en dix minutes, j’en avais déjà pris trois, avant de sortir! Pour ce premier match avec Lugano, avec le recul l’un des plus importants de ma carrière, mon père et mon frère avaient fait le déplacement. Et, m’ont-ils dit plus tard, jamais ils ne m’ont vu aussi nerveux.»

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