«Les joueurs suédois sont à la fois bons et fiables»

Hockey sur glaceA l’image de Rikard Franzén, le nouvel assistant d’Ehlers au LHC, nombre de Scandinaves ont débarqué en Suisse. Explications.

Rikard Franzén, le nouveau No 2 du LHC, est l’un des nombreux Suédois qui ont posé leurs valises sur les patinoires de LNA.

Rikard Franzén, le nouveau No 2 du LHC, est l’un des nombreux Suédois qui ont posé leurs valises sur les patinoires de LNA. Image: ODILE MEYLAN

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Heinz Ehlers a quitté la glace depuis une bonne demi-heure. Pas Rikard Franzén. Avec quelques Lausannois en manque de compétition, le nouveau No 2 du LHC multiplie, selon les besoins, les exercices techniques ou physiques avec eux. Proche d’un retour au jeu après une lourde opération, Philippe Seydoux souffre malgré les encouragements de Franzén. A la fin de cette séance supplémentaire, le Suédois félicite le défenseur, plié en deux.

Ancien international du Tre Kronor, Rikard Franzén (46 ans) ne découvre pas le rôle d’un coach assistant à Malley. Fortement voulu par Heinz Ehlers pour compenser le départ de John Fust, il avait déjà occupé ce poste plusieurs années à AIK Stockholm, le club où il avait auparavant évolué durant treize ans. «Après ma carrière, explique l’ancien défenseur, je voulais rester dans le milieu du hockey. Et comme il y avait un gros problème au niveau de la formation à AIK, je me suis attelé à cette ample tâche.» Avec succès, puisque Franzén est ensuite appelé à seconder le coach principal de la 1re équipe. Puis à le remplacer à l’aube de la saison dernière. «J’ai accepté cette mission suicidaire par amour de ce club, je crois. Tout le monde nous prédisait l’enfer et… c’est ce qui est arrivé. Avec une inévitable relégation à la clé. Le mal y est si profond qu’AIK se retrouve même aujourd’hui au fond du classement de 2e division.»

Le coup de fil d’Ehlers
«Sans être très proches, nous nous connaissons depuis vingt-cinq ans avec Heinz. Malgré cela, j’avoue avoir été surpris lorsqu’il m’a proposé ce poste d’assistant. Une offre qui m’a d’emblée séduit. D’autant plus que mes enfants étant grands, ma présence à leurs côtés n’était plus aussi indispensable. Et puis, après une année de galère, vivre une nouvelle expérience à l’étranger me plaisait. D’autant plus dans un pays où j’avais évolué douze ans plus tôt.»

La défense en progrès
Au LHC, Franzén s’occupe plus particulièrement de la défense. «Le fait que j’ai moi-même été défenseur est peut-être un petit avantage en effet, continue-t-il. Mon expérience me permet de bien comprendre les différentes situations et de leur donner de petits conseils. Cela dit, il est bien plus important de pouvoir travailler avec des joueurs motivés, comme c’est le cas ici. Je sens que chacun se rend ici à l’entraînement avec l’envie d’apprendre et de s’améliorer. Et depuis trois mois, les progrès, au niveau du jeu avec le puck notamment, sont visibles. Mais mes défenseurs sont encore tous perfectibles. Pour cela, ils doivent simplement avoir davantage encore confiance en eux, en leurs moyens.»

L’invasion suédoise
Sur les 53 étrangers sous contrat en LNA, 13 sont Suédois, dont quatre aux Lakers. Un chiffre record auquel il convient d’ajouter Calle Andersson (Zoug) et Robert Nilsson (Zurich), tous deux au bénéfice d’une licence suisse. «C’est vrai que de mon temps (ndlr: 2001-2003 au CP Berne), nous n’étions que trois ou quatre seulement. Mais, même si la nationalité des étrangers dépend souvent de facteurs étranges, cette «invasion» ne me surprend pas. Les Suédois sont non seulement de bons joueurs mais surtout ils sont très fiables, collectifs et s’adaptent bien. Des qualités primordiales dans le hockey moderne. Un discours que je pourrais d’ailleurs reproduire pour les trois Finlandais que je côtoie au LHC.»

Les Luganais au top
«Je connais plus ou moins bien tous ces Suédois, poursuit Franzén, mais je dois dire que les quinze apportent une bonne contribution, ici en Suisse. Maintenant, s’il me fallait en désigner trois, j’opterais pour les Luganais Klasen et Pettersson ainsi que pour le Zurichois Nilsson. Klasen a toujours eu un immense talent mais il était un peu paresseux sur la glace. Un défaut que je ne retrouve plus à Lugano. Avec l’équipe nationale, il a d’ailleurs été brillant la semaine dernière. Pettersson est lui aussi un vrai artiste et un buteur hors pair. Quant à Nilsson, il jouerait en NHL sans ses pépins de santé.»

Un digne héritier?
Depuis une dizaine de jours, Red Ice peut lui aussi compter avec un renfort suédois à licence suisse. Son nom? Mathias Franzén (22 ans). Pour ses grands débuts en LNB, le 4 novembre, le fils de Rikard s’est déjà distingué en marquant le but de la victoire contre Langenthal. «Ce n’est pas moi qui lui ai conseillé de venir en Suisse, affirme papa, mais lorsqu’il m’a posé la question, je lui ai dit ce que j’en pensais. Il est encore jeune et perfectible mais il a du talent, c’est certain. De là à dire s’il peut espérer jouer en LNA dans un proche avenir, je n’en sais rien», sourit le Lausannois. Ce qui est certain, c’est que Jan Alston garde plus qu’un œil averti sur la progression de l’attaquant de Red Ice.

Créé: 11.11.2014, 11h12

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