Un junior du LHC part à la conquête de l’Amérique

Hockey sur glaceLe Leysenoud Mathieu Gerber a été enrôlé par une équipe en Californie. Le défenseur a l’espoir de rejoindre, d’ici un an, une université.

Mathieu Gerber passera trois mois à Miami avant de rejoindre la Californie.

Mathieu Gerber passera trois mois à Miami avant de rejoindre la Californie. Image: VANESSA CARDOSO

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Le dimanche 15 mars dernier restera longtemps gravé dans la mémoire de Mathieu Gerber. Ce jour-là, le défenseur leysenoud des juniors Elite lausannois sait qu’il dispute son dernier match sous les couleurs du LHC. A 19 ans, et après onze saisons de bons et loyaux services, son parcours à Malley se conclut par une défaite sans conséquence. «Au moment du dernier coup de sirène, raconte-t-il, j’étais partagé entre un léger sentiment de tristesse de devoir quitter mon club de cœur, mes amis, et à la fois une légitime satisfaction d’avoir eu la chance de vivre toutes ces belles années. Car, sans qu’on me le dise clairement, j’ai vite compris que Jan Alston ne comptait pas m’offrir un contrat pro. Une décision qui ne constitue pas une déception. Je me rends en effet bien compte qu’il me manque encore pas mal de choses pour prétendre jouer en Ligue nationale. Le fait d’avoir eu la chance de m’entraîner à quatre reprises avec la LNA cette année aura déjà été pour moi une belle expérience en soi.»

Ce même dimanche soir, en rassemblant une dernière fois ses affaires à Malley, les choses sont déjà très claires dans la tête bien remplie de Mathieu Gerber. «Le hockey est une partie très importante de ma vie. Ma maturité en poche, il était exclu que j’aille m’enterrer dans ce championnat de 1re ligue qui est souvent la seule issue pour les jeunes du Moju. Ma seule envie était donc de partir à l’étranger pour continuer de progresser dans un bon environnement tout en vivant une nouvelle expérience.»

Un vœu qui se réalise subitement. «J’avais, depuis quelque temps déjà, noué de vagues contacts avec les Etats-Unis, mais ce même soir, via les réseaux sociaux, le coach de Lake Tahoe Blue, une équipe californienne, me fait clairement savoir qu’il souhaite que je rejoigne son groupe. Il m’apprend aussi qu’un scout m’a suivi à plusieurs reprises ces derniers temps et qu’il sait donc quel genre de défenseur je suis.»

Le lendemain, Gerber en parle à ses parents et à Yves Sarault, son coach au LHC. Tous l’encouragent à rejoindre cette équipe de WSHL, une sorte de 2e division juniors, qui s’apprête d’ailleurs à déménager à Vacaville, une ville située à une heure de route de San Francisco.

Trois mois à Miami

Ambitieux, sérieux et très professionnel malgré son jeune âge, Gerber prendra la direction de la Californie le 9 août prochain. Avec un projet précis dans la tête. «Je ne veux pas y aller en touriste. Mon but est de beaucoup progresser durant cette première année, afin de décrocher ensuite une bourse pour intégrer une université et son championnat. En gros, je veux essayer de suivre les traces du Villardou Mark Bastl qui, lui aussi, avait suivi le parcours universitaire américain avant de revenir en Suisse pour réussir la belle carrière que l’on connaît.»

Afin de mettre d’emblée toutes les chances de son côté, le défenseur a décidé d’aller auparavant peaufiner son anglais à Miami ces trois prochains mois. «Je pars ce samedi en Floride, se réjouit-il. Je me suis inscrit dans une école où j’aurai entre trois et quatre heures de cours par jour. Le reste du temps, je suivrai un programme spécifique concocté par Adrien Valvo, le préparateur physique du LHC, et par un nutritionniste. Mon objectif est de prendre six kilos (ndlr: il n’en pèse que 72 pour 180 cm) d’ici au mois d’août!»

Dire que Mathieu Gerber piaffe d’impatience est un euphémisme. Même l’idée de se retrouver seul sur un autre continent, loin de sa famille et de ses amis, ne l’effraie pas le moins du monde. «Je m’apprête à vivre une magnifique expérience, sourit le Leysenoud. Et, quoi qu’il arrive là-bas, elle sera très enrichissante pour moi. Au pire, j’en aurais profité pour bien maîtriser une seconde langue et découvrir un contexte très différent du mien. Et dans le meilleur des cas, je pourrai le prolonger et obtenir un diplôme universitaire tout en progressant beaucoup dans mon sport. Pour, qui sait, faire ensuite une petite carrière en Amérique du Nord ou revenir en Suisse pour y jouer en Ligue nationale.»

(24 heures)

Créé: 02.04.2015, 07h52

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