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Lausanne doit s’inspirer de son rival lémanique

Opposés ce mardi soir, le LHC et Ge/Servette font face à des absences majeures. Mais les conséquences sont aux antipodes.

En une semaine, le Lausanne HC a perdu tout le bénéfice de son bon début de saison avec une série de trois défaites.
En une semaine, le Lausanne HC a perdu tout le bénéfice de son bon début de saison avec une série de trois défaites.
Keystone

Oui, l’absence de Dustin Jeffrey pèse lourd. Très lourd même. Mais dans ce cas-là, que doivent dire les Genevois? Eux n’ont joué que douze minutes avec quatre étrangers depuis le début de saison. Pire, Bouma et Wingels sont blessés, ce qui a forcé Chris McSorley à évoluer avec deux étrangers. Tout l’inverse de Lausanne qui ne déplore finalement qu’une seule absence majeure. Pourtant, à Malley, Ville Peltonen brasse tellement ses lignes qu’il donne l’impression de faire dans la bière artisanale et non dans le coaching.

Au niveau de la perception, pourtant, c’est comme si les Vaudois jouaient avec quatre lignes «bout de bois», tandis que les Aigles proposent des prestations cohérentes et un collectif huilé. «Ce n’est pas tout blanc ou tout noir, réagit l’entraîneur du LHC. Mais il est vrai que nous devons à tout prix éviter de nous cacher derrière des excuses comme celle de l’absence de Dustin.» Le néo-Lausannois Tim Traber étaye: «Lorsqu’un gars est absent, c’est une occasion pour d’autres de prouver leur valeur. Il faut savoir la saisir. Contrairement à vous, je n’ai pas l’impression que c’est une question d’état d’esprit qui explique cette perception différente.» Très bien. Mais alors pourquoi Genève semble se tamponner des soucis de contingent alors que les Vaudois, eux, ont l’air de patiner avec un boulet de dix kilos à chaque patin? Explication(s).

La structure du contingent

Sans faire injure à Axel Simic, il est étrange de voir le joueur prêté à Star Forward (MySports League) grimper en second trio lorsque Jeffrey manque. Il est également surprenant de constater que les quatre lignes sont profondément chamboulées avec un seul blessé de poids. Ces constats mettent en lumière un vrai problème dans le contingent lausannois. Lorsque tout le monde est en santé, l’équipe a «de la gueule». Ses deux premières lignes surtout. Mais derrière, on est à flux tendu, ce qui force Peltonen à utiliser ses meilleures individualités plus que de raison. Et à la première blessure, ça grince.

À Genève, et malgré les absences de Wingels et Bouma, le quatrième trio est composé d’éléments expérimentés tels que John Frit-sche (314 matches de National League) ou Eliot Berthon (266 matches). Là où le LHC fait avec les moyens du bord, le GSHC, lui, propose un alignement cohérent et équilibré de la première à la quatrième ligne. Une différence majeure au moment de devoir enchaîner les efforts et de gérer au mieux les absences.

Un mental rodé

La saison dernière, les Genevois ont sans cesse fait face à des blessés. Et pas des moindres. Ils se sont pourtant qualifiés pour les play-off là où le LHC, plus épargné, jouait les play-out. Le morceau de bravoure ultime? Un point ramené de Berne alors que le GSHC comptait presque autant de joueurs blessés que de valides. De cette union quasi fusionnelle est née une certitude. Celle que l’adversaire des Aigles ne sera jamais l’équipe qui bosse le plus. Et contrairement au talent dont la volatilité est plus grande, la capacité à se sublimer n’est pas erratique. Chaque soir, le Ge/Servette est «chiant» à jouer. Qu’importent les noms derrière les maillots.

La saison dernière, les Lausannois, eux, n’avaient jamais su se dépatouiller d’une situation compliquée après un début de saison raté. De là à dire qu’entre les oreilles, la résilience est en option, il n’y a qu’un coup de patin.

Un motivateur à la bande

On ne connaît pas encore les talents (ou non) de Ville Peltonen au moment de haranguer ses troupes. Ce que l’on connaît, par contre, c’est le don de Chris McSorley en la matière. «Lorsque tu es dans son vestiaire, tu peux être sûr d’une chose: au moment d’entrer sur la glace, tu ne seras pas prêt à jouer. Tu seras prêt à gagner.» La confidence vient de Tim Traber. L’Ontarien, de retour à la bande, n’a pas son pareil pour faire vibrer la corde sensible de ses joueurs. Cela ne fait aucun doute qu’au moment où il faut partir avec le costume d’outsider, le bonhomme trouvera les mots justes pour que les 22 individualités tirent à la même corde.

Et lorsque les circonstances sont défavorables, cette capacité à sublimer un groupe est un atout majeur dont sait parfaitement tirer profit Chris McSorley. Sur le long terme, c’est physiquement intenable. Mais sur une période donnée, la recette a fait ses preuves. Et visiblement cela continue.

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