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Le Lausanne HC tente de se relancer en changeant, encore, d’entraîneur

Yves Sarault ne terminera pas la saison à la barre des Lions. John Fust le remplace avec effet immédiat.

Keystone

Lorsque le Lausanne HC a appelé Yves Sarault à la rescousse en octobre dernier, nombreux étaient les observateurs à s’être pincés pour y croire. Comment un entraîneur si inexpérimenté pourrait-il faire façon d’une équipe en roue libre depuis six mois – fin de saison 2016- 2017 comprise – sous Dan Ratushny? Passée la «lune de miel» (quatre victoires de suite), les choses se sont gâtées et les dirigeants du LHC se sont rendu compte que le casting, sans rien enlever aux qualités de Sarault, n’était pas bon.

Ils ont ainsi débarqué l’intérimaire pour en prendre un autre: John Fust. Avec l’arrivée de Ville Peltonen programmée pour la saison prochaine, le Canado-Suisse sait que son mandat consiste en une mission commando. Rien de plus. Une perspective qui n’effraie pas le principal intéressé. «C’est un honneur d’entraîner en National League, précise-t-il. Cela à beau être un mandat court, la perspective de revenir dans la meilleure ligue du pays est motivante.»

Timing idéal

Le pompier, en général, n’a que quelques jours pour mettre en place son plan d’action. Le nouveau venu, lui, profite d’une fenêtre idéale. Avec la pause olympique, les Lions ne joueront pas de match officiel avant le 28 février. «C’est l’une des raisons qui m’a fait accepter, a admis John Fust. Dès lundi, nous aurons plus de deux semaines pour nous préparer.»

À quoi ressemblera le LHC «version John Fust»? À une version défensivement plus solide que ce qui a été présenté dans un passé proche. Difficile de faire plus poreux, d’ailleurs. John Fust n’est pas un inconnu dans la capitale olympique. Il était la caution défensive de Heinz Ehlers lors de la première saison du Lausanne HC dans l’élite. C’était en 2013-2014 et les Lions avaient terminé la saison avec la troisième meilleure défense de LNA. Et la «bétonneuse danoise» n’était pas l’unique raison de cette stabilité. «C’est quelque chose qui a joué un rôle, a admis Jan Alston. Nous connaissons John et savons qu’il pourra amener un peu de rigueur.»

Avec quelle ambition?

Il semble toutefois que dans les bureaux de Malley 2.0, le mot play-off a été banni. C’est du moins l’impression donnée au moment de communiquer le remplacement d’Yves Sarault. Les objectifs de Fust selon la voie officielle? «Le défi est clair: les joueurs doivent retrouver une mentalité de gagneurs pour que l’équipe se mette rapidement à l’abri de toute mauvaise surprise.» Par «mauvaise surprise», comprenez: ne pas voir Ambri, 11e, revenir sur le LHC et donc éviter un barrage de tous les dangers face à Kloten. Avec sept points de retard sur Genève, il paraît en effet ambitieux d’espérer terminer «en vert au Teletext» au soir de la cinquantième journée.

«Nous sommes plus dans une logique qui consiste à prendre shift après shift, remarque Jan Alston. Cela ne veut pas dire que nous n’avons plus d’ambition. Mathématiquement, c’est toujours possible d’accrocher la huitième place.» Mais il faut se rendre à l’évidence: aujourd’hui Lausanne doit avant tout essayer de mettre un terme le plus rapidement possible à cette saison ratée.

Yves Sarault, lui, s’est vu offrir une place dans le mouvement juniors qu’il avait délaissé pour tenter de sauver la saison du LHC. «J’apprécie cette loyauté de leur part, a-t-il remarqué. Cela confirme qu’ils ont valorisé mon travail. Pour l’heure, je n’ai pas pris de décision.» L’ancien intérimaire a tout de même avoué n’avoir pas vu venir cette issue. «Je suis surpris car tout n’était pas à jeter dans nos matches, récemment. Mais je comprends cette décision.»

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