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Le LHC est entré dans l’ère Malley 2.0

Le public a découvert samedi la nouvelle patinoire provisoire, baptisée «Malley 2.0», qui accueillera les matches à domicile pour les deux prochaines saisons.

Samedi, 15 h 30. «Je me demande bien à quoi elle peut ressembler cette patinoire.» Les portes n’ouvrent que dans une demi-heure mais Françoise est déjà là. La sémillante retraitée fixe l’imposant bloc gris avec un mélange d’excitation et de curiosité. «Je me réjouissais tellement de ce moment que je n’arrivais plus à attendre, explique-t-elle à deux heures du coup d’envoi du match amical LHC-Zvolen. Cela fait 40 ans que je suis le club. J’espère que l’ambiance sera la même qu’à Malley. Mais pour ça, je ne me fais pas trop de soucis avec le public lausannois.»

Comme Françoise, ils étaient plusieurs centaines à faire le pied de grue en avance devant la patinoire provisoire, baptisée Malley 2.0, qui accueillera le LHC en attendant que le nouveau centre de glace de Malley sorte de terre. De l’extérieur, l’imposant rectangle gris a des airs de boîte à chaussures géante. Le mythique logo de Malley fait office de trait d’union avec le chaudron qui a servi de foyer au bouillant public vaudois pendant 33 ans.

Samedi, 16 h 02. Les membres du service de sécurité ont enfin ouvert les grilles. A l’intérieur, le bruissement est perceptible aux quatre coins de la patinoire. Certains s’extasient, d’autres interpellent leur voisin. On applaudit symboliquement, on râle ou pointe déjà du doigt les premiers défauts. Croisés dans le secteur ouest, Romain et Jérôme hochent de la tête en signe d’approbation. «Pour quelque chose de provisoire, c’est vraiment la classe, résume le premier nommé. Depuis le temps qu’on la voit se construire et qu’on l’attend, c’est un moment forcément spécial.» Son pote abonde en ce sens. «Il fallait marquer le coup et profiter de l’instant. Je pense qu’elle fera du bruit, cette patinoire. En plus, on a tous les deux pris notre premier abonnement.»

Victoire du LHC

La victoire du LHC (4-1) contre les Slovaques de Zvolen – dans le cadre du tournoi amical de la Coupe des Bains – passe au second plan. Dans les tribunes aux sièges bleus, les supporters prennent leurs marques. Le kop de la Section Ouest lance son premier chant. «C’est tout Malley [2.0] qui va s’enflammer.» Rien n’a changé ou presque.

Bien sûr, des rodages seront encore nécessaires. La pluie qui est tombée en fin d’après-midi a mis en lumière l’absence d’abri à la sortie de la patinoire. Les supporters pourront tout de même s’abriter dans le grand restaurant placé sous une grande tente blanche. L’attente est parfois encore un peu longue aux buvettes, les travées paraissent quelque peu étroites lorsque tout le monde sort en même temps. Mais n’était-ce pas déjà le cas dans le mythique chaudron?

A la sortie, les fans lausannois se montrent, pour la plupart, enthousiastes. Les plus fidèles évoquent les tribunes en tubulaire de Montchoisi. «On voit beaucoup mieux le match, se réjouit de son côté Marc, la vingtaine. On n’a plus besoin de se mettre debout ou de se pencher pour voir le puck.» Venus en famille, Claire et Loïc n’ont pas encore complètement fait le deuil de Malley 1.0. «Quand on a connu cette patinoire pendant aussi longtemps, ça fait bizarre», reconnaît Monsieur. «Il va falloir s’habituer», s’encourage Madame en souriant.

«Lions’ party» oblige, les joueurs ont ensuite présenté le nouveau maillot 2017-2018. Les trois lettres du club y sont brodées en grand sur la poitrine. A l’applaudimètre, Huet et Gobbi ont toujours la cote. Vivement que la saison débute!

Le nouveau maillot du LHC:

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Un chantier pharaonique

Estimée à 10,6 millions de francs, Malley 2.0 est une première mondiale. Jamais une patinoire d’une telle ampleur n’avait été réalisée à titre temporaire. 6700 places, près de 100 mètres de long, et plus de 60 mètres de large, 135 conteneurs préfabriqués pour les structures extérieures. Les chiffres donnent le tournis. «Cela a été une période extrêmement pénible pour le club, reconnaît Chris Wolf, directeur commercial et marketing du LHC. En parallèle de la préparation de la nouvelle saison, nous étions tous mobilisés sur ce chantier. Au final, le résultat est au rendez-vous. A refaire, on recommencerait à l’identique.»

En janvier, le début du chantier a été marqué par un premier contrecoup. Les sols de la zone, occupés par les abattoirs de la ville depuis 1942, ont réservé quelques mauvaises surprises. «On ne connaissait pas le terrain, explique Michèle Desalmand, cheffe de projet pour Nüssli. Il y avait des vides et de l’amiante. Ce processus de préparation nous a demandé trois semaines, qui n’étaient pas prévues au programme.»

Nüssli, entreprise basée en Thurgovie et spécialisée dans les constructions temporaires, réalise chaque année environ 2000 projets à travers le monde. «Ce chantier a demandé près de trois mois de préparation en amont, poursuit Michèle Desalmand. Les défis techniques n’ont pas manqué. Qui plus est avec des délais aussi serrés.» Le retard pris au début de l’année a été récupéré et la patinoire provisoire a pu ouvrir dans les délais pour ce premier match (amical) à domicile.

Certaines finitions doivent encore être finalisées. L’accès des supporters au nord n’est, entre autres, pas encore goudronné. «Il reste de petits détails à régler mais dans l’ensemble la satisfaction est totale, souligne la cheffe de projet. Nous serons encore sur place pendant une dizaine de jours, afin d’accompagner les techniciens. Ils seront ensuite capables de gérer la patinoire sans nous.»

Niveau sécurité, le club se montre confiant. «Au fil des ans, l’ancienne patinoire de Malley n’était plus aux normes, détaille Chris Wolf. Cette structure provisoire a été conçue avec ces impératifs sécuritaires en tête dès le début. A titre d’exemple, la gestion des flux des supporters autour du bâtiment a été optimisée.»

Que deviendra Malley 2.0 dans deux ans, lorsque la nouvelle patinoire aura vu le jour? «Les éléments vont certainement être revendus séparément, avance le directeur commercial du club. Le toit pourrait être une halle de football ou de concert, en Suisse ou ailleurs en Europe. Mais c’est encore trop tôt pour le savoir. Notre première préoccupation était d’ouvrir dans les délais.»

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