Le LHC a joué la carte patience

Hockey sur glaceLe club vaudois ne s’est pas précipité pour pallier les blessures qui l’ont récemment frappé. Mais la situation pourrait évoluer.

Ville Peltonen pourra-t-il bientôt compter sur un nouveau renfort étranger?

Ville Peltonen pourra-t-il bientôt compter sur un nouveau renfort étranger? Image: ERIC LAFARGUE

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On est tenté d’écrire que le LHC a pour une fois joué la carte patience. Comprenez par là qu’il ne s’est pas précipité sur le marché pour pallier l’indisponibilité (deux mois) du défenseur suédois Jonas Junland, victime d’une triple fracture de la clavicule droite le 19 décembre dernier à l’entraînement. Pourquoi?

La piste d’explication la plus enjolivée fait état d’un staff et d’un directoire qui – grâce à la possession de cinq étrangers – ont d’abord voulu «observer la réaction de leur équipe dans cette configuration», dixit Jan Alston, du reste satisfait de la montée en puissance de certains éléments en l’absence de la locomotive scandinave (respectivement 7 et 6 points en 6 matches pour Genazzi et Frick).

Sans Junland et ses 22’41 de glace en moyenne, il a fallu réorganiser l’arrière-garde, redistribuer les responsabilités, à égalité numérique comme en situations spéciales, en augmentant quelque peu le temps de jeu des quatre défenseurs les plus fiables du contingent (Lindbohm, Grossmann, Genazzi, Frick) et en doublant celui de Trutmann, promu sur le devant de la scène.

Rendement stable, mais...

Statistiquement, le rendement du LHC, power play (5 buts en 6 matches) et box play (1 but encaissé) compris, n’a pas été si impacté que cela par la blessure de Junland (et de Jeffrey). Son efficacité défensive et offensive pure n’a d’ailleurs que très peu varié: 2,83 buts marqués pour 2,66 buts reçus depuis l’accident du Suédois (2,88 et 2,4 jusqu’au 18 décembre). Force est toutefois de constater que les Lions ont perdu trois fois à l’extérieur et qu’ils ont remporté deux de leurs trois victoires à domicile face aux cancres Rapperswil et Davos, sans forcément convaincre. Dans ce sens, le déplacement de vendredi à Zoug et l’importantissime duel face à Ge/Servette, samedi à Malley 2.0, permettront sans doute d’y voir plus clair.

Mais si Lausanne ne s’est pas précipité sur le marché, c’est aussi parce qu’il devait prendre un autre facteur en considération, en l’occurrence une autre longue absence (deux à trois mois), celle du gardien Luca Boltshauser. Avec deux interrogations: quand le No 29 serait-il pleinement remis de sa lésion du ménisque externe du genou droit contractée fin novembre? Et comment son homologue Sandro Zurkirchen assumerait-il son nouveau statut de No 1 (91,22% d’arrêts depuis 10 matches)?

Il y avait également la volonté de ne pas envoyer un mauvais signal au vestiaire en se jetant immédiatement sur un renfort. Sans oublier le calendrier et une trêve dévolue aux Fêtes de fin d’année qui donnait du temps au LHC pour manœuvrer. D’autant que les transferts de joueurs étrangers seront autorisés jusqu’à mi-février.

Boltshauser de retour le 29

En résumé, il n’y avait pas d’urgence. Au classement non plus. Mais voilà les Lions au cœur d’une période cruciale où les matches s’enchaînent (17 rencontres en 7 semaines attendent encore les Vaudois), dans le contexte d’un championnat qui continue à se disputer à flux tendu dans la lutte pour une place en play-off (dès le 9 mars). Avec de surcroît une nouvelle donnée dans l’équation: un retour à l’entraînement collectif de Boltshauser programmé au 29 janvier par le staff médical. Et donc un potentiel retour au jeu début février.

Suffisamment rassurant pour abandonner la piste d’un dernier rempart étranger? Et puis, le LHC juge-t-il avoir aujourd’hui assez de certitudes pour envisager la fin de la saison régulière sans renfort du tout? Jan Alston répond en deux temps. «On est contents du travail de l’équipe, mais on sonde tout de même le marché, en ayant les deux options ouvertes: gardien et défenseur. Car avec les gardiens et les genoux, c’est difficile de prévoir quoi que ce soit précisément.»

Ne pas faire n’importe quoi

Quelque chose nous dit néanmoins que la seconde option paraît plus réalisable, avec un Junland vraisemblablement sur le flanc jusqu’à fin février au moins. «Une chose est sûre, on ne veut pas prendre quelqu’un pour prendre quelqu’un, conclut le directeur sportif lausannois. Il nous faut un joueur qui nous apporte un réel plus et qui soit prêt à accepter le rôle qu’on lui offre, dans un contexte où nous avons actuellement quatre autres étrangers valides, cinq lorsque Junland sera rétabli.» Patience.

Créé: 10.01.2019, 15h59

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