Malley, tout sauf une forteresse

Hockey sur glaceLe LHC n’y arrive pas à la Vaudoise aréna. Tentative d’explication avant la réception de Rapperswil, mardi soir.

Les Lions présentent le pire bilan de la Ligue à domicile, devant leurs fidèles.

Les Lions présentent le pire bilan de la Ligue à domicile, devant leurs fidèles. Image: Keystone

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Vingt-trois points en 17 matches. Lausanne présente le pire bilan de la Ligue à la maison (1,35 point par match), dans sa Vaudoise aréna flambant neuve. La nouvelle patinoire du LHC, censée le faire basculer dans une autre dimension, n’a pour le moment rien d’une forteresse. Ça avait mal commencé, avec une défaite face à Ge/Servette le soir de l’inauguration (3-5), avant une claque contre Davos (1-7). Ce n’est pas beaucoup mieux aujourd’hui, en témoigne la série de quatre revers en cinq rencontres que viennent d’enchaîner les Lions à domicile.

Une explication? «Je crois que j’en ai une, s’avance Joel Vermin. L’acclimatation a été difficile, au départ. On a affronté Genève un jour seulement après avoir découvert les lieux. On n’a pas eu le temps de digérer les émotions que ça a suscité. Et puis, tout n’était pas prêt. Derrière, les travaux dans les vestiaires ont encore duré un peu. On a dû faire quelques aller-retours entre la Vaudoise aréna et Malley 2.0. Ça n’a pas été facile de se sentir à la maison, au début.»

C’est dans la tête

Ensuite? «Tu concèdes une ou deux contre-performances à domicile et tu entres dans une spirale négative qui peut agir sur ton mental», répond l’attaquant lausannois. Après ses deux défaites inaugurales, le LHC avait pourtant aligné cinq victoires consécutives toutes compétitions confondues. Avant de replonger. «Je pense que le plus gros problème, actuellement, c’est qu’on veut trop bien faire devant nos fans, rebondit Robin Grossmann. Au final, ça se retourne contre nous parce que ça nous fait sortir du système. Du coup, on perd en efficacité offensive et on se fait piéger en contre parce qu’on se livre, comme samedi face à Fribourg, qui n’attendait que ça.»

Vermin confirme: «C’est vrai qu’on a tendance à surjouer, chez nous. A vouloir trop en faire, de manière solitaire, en oubliant les fondamentaux. Ça ne peut pas marcher. Au contraire. On domine notre adversaire, mais on a l’impression de se taper la tête contre un mur. Ça frustre et ça pousse à commettre des erreurs. Il suffit qu’en plus tu encaisses un but et derrière tu t’excites encore davantage.»

Les émotions, encore et toujours

La spirale peut être infernale. Ajoutez un public exigeant, qui a une nouvelle fois sifflé son équipe favorite samedi, et vous obtenez un cocktail explosif pour les méninges. «Le mental représente 80% d’un match de hockey, lance Grossmann. A nous de rester calmes, dans notre plan durant 60 minutes, si on veut inverser la tendance. Les supporters? Ils sont généralement fantastiques, ici. Ils nous portent. Mais ils ont aussi le droit d’exprimer leur mécontentement. C’est normal. On doit être capables d’en faire abstraction.»

La gestion des émotions demeure un problème, pour le LHC. En particulier à domicile (ou lors des derbies; lire ici). Ce mardi soir, c’est la lanterne rouge Rapperswil qui débarque. L’occasion de se refaire une santé à la Vaudoise aréna. Les Lions, qui s’apprêtent à disputer huit des treize derniers matches de leur saison régulière à la maison, en ont besoin.


LHC-Rapperswil, l'avant-match

Lindbohm et Kenins incertains Outre l’indisponibilité d’Emmerton, dont la saison est terminée, le LHC pourrait composer sans Lindbohm ni Kenins, annoncés incertains. Heldner a écopé d’un 2e match de suspension, alors qu’Antonietti pourrait faire son retour au jeu.

Impuissant Lausanne continue de peiner en power play cette saison. Il n’a plus capitalisé en supériorité numérique depuis le 23 décembre (à Lugano) et vient d’enchaîner 32’39 avec un homme de plus sur la glace sans marquer. Personne dans la Ligue ne fait pire que lui dans la spécialité (15,97% d’efficacité en moyenne). Provoquer davantage de pénalités aiderait sans doute à inverser la tendance. Jusqu’ici, le LHC est en effet l’équipe qui a obtenu le moins de situations (119 en 37 matches).


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Créé: 27.01.2020, 19h09

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