Patrick de Preux: «De rage, j’ai failli casser mon téléphone»

Hockey sur glaceAlors que le LHC va disputer un match clé face à Langnau, le président Patrick de Preux s’est confié. En toute franchise.

Patrick de Preux passe par les mêmes états d’âme que les supporters du LHC. Image: Odile Meylan

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Afin de comprendre un peu mieux la situation et prendre la température de la Vaudoise aréna, rendez-vous a été pris avec Jan Alston pour une interview avec celui qui a construit ce LHC qui vivote à la septième place. Alors que se profile un match capital contre Langnau, le directeur sportif a décidé de ne parler… que de ça. Et c’est son droit le plus strict. «Vous me posez des questions qui se poseront lorsque nous ferons le bilan», détaille-t-il en rappelant que seul le duel face aux Emmentalois compte.

Soit. Rendez-vous est donc pris avec Patrick de Preux, président du club, habituellement plus volubile. Et cela tombe bien, il avait envie de parler malgré une commotion contractée à skis.

Patrick de Preux, dans quel état vous trouvez-vous?
Comme tout le monde, je pense. Je suis très fâché. Samedi, je me suis beaucoup énervé. Je ne sais pas si c’est lié à ma commotion et si je suis plus irritable que d’habitude (rire), mais ce jour-là j’ai failli casser mon téléphone de rage. Je suis déçu, car je suis convaincu qu’avec cette formation nous pouvons faire beaucoup mieux. Sur le papier, c’est une belle équipe. Vous croyez que cela m’amuse, cette situation?

Non évidemment. On dirait d’ailleurs que les fans non plus ne s’amusent pas...
Et dans un sens je les comprends. Mais dans n’importe quel sport c’est la même chose. Il faut jouer les matches et je suis convaincu que si nous jouons notre jeu durant soixante minutes, nous pouvons vivre de belles choses. Reprenez l’exemple de samedi à Rapperswil. À 0-2, tout se passait bien et le 0-3 devait tomber sous peu… Sauf si nous arrêtons de jouer. Ce que nous avons fait. C’est incompréhensible. Que dire d’autre? Cette frustration est normale. Je passe par les mêmes états d’âme que nos fidèles supporters.

La question de l’absence d’émotions revient souvent. Vous aussi, vous vous embêtez lors des matches à domicile?
Lorsqu’on perd, ça ne fait jamais plaisir. Ça fait onze ans que je suis présent à presque tous les matches à domicile. Croyez-moi, j’ai connu des périodes difficiles. Mais c’est à chaque fois pareil. Si l’on gagne, c’est toujours super et, à cet instant, on ne vient pas parler de système de jeu, d’émotions et de je ne sais quoi. Moi, à titre personnel, je ne m’embête pas. Je ne trouve pas nos matches ennuyeux. Et, si des gens ne sont pas contents, qu’ils aillent voir des matches de ping-pong.

Récemment, il paraît que vous êtes allé prendre la parole sur un forum de discussion des supporters...
Vous l’avez vu, non?

Pas sur le moment. On m’alerte s’il y a des choses qui valent la peine… Il se trouve que cela valait la peine, en effet.
Comme je l’ai dit à cette occasion, le vin est tiré et il faut désormais le boire. Mais il est vrai que la rencontre de samedi à Rapperswil était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

La goutte de vin?
Oui, alors c’était un mauvais pinard, pour le coup. (Rire.) Mais ce que je veux dire par là, c’est que des choix ont été faits. Nous ferons le point plus tard. Cela ne sert à rien de tout remettre en question actuellement. Concentrons-nous sur le match de Langnau. Que tout le monde mette ses tripes sur la glace. Que tout le monde tire à la même corde. C’est le message que j’ai voulu faire passer en m’adressant aux supporters. Si je le pouvais, j’irais moi-même sur la glace. Mais je ne suis pas sûr d’apporter grand-chose. (Rire.)

L’incertitude autour du futur du club et de sa reprise par des investisseurs a-t-elle pu jouer un rôle sous les casques des joueurs?
Non, je ne peux pas le croire. S’ils n’étaient pas payés, je les comprendrais. Mais ça n’a jamais été à l’ordre du jour. Cela fait onze ans que je suis dans ce club et j’ai vu passer quelques repreneurs… Il y a des choses à organiser, c’est sûr. Mais ce que nous faisons, c’est pour aller vers le mieux. Je comprends que les gens soient impatients. Mais nous communiquerons en temps voulu. En revanche, il y a une seule chose que je peux dire: gagnons ce foutu match contre Langnau. C’est tout.

Créé: 24.02.2020, 20h43

L'avant-match

Lausanne - Langnau, Vaudoise aréna (19h45)

Heldner: Ouf Sonné samedi, Fabian Heldner est apte à tenir sa place ce mardi. «Plus de peur que de mal, remarque-t-il. Heureusement, je me suis tourné au moment du choc. Cela m’a évité des ennuis». L’équipe sera donc la même qu’à Rapperswil.

Probablement Stephan Cela fait depuis le 3 janvier à Bienne que Luca Boltshauser n’a pas été titularisé. Contre Langnau, Tobias Stephan devrait obtenir son 14edépart de suite. «Je ne peux pas vous empêcher de spéculer», a simplement souri Ville Peltonen.

Calculs Lausanne en play-off en cas de victoire en 60’? Pas si vite! Avec 72points, le LHC se trouverait encore en danger d’une égalité avec Berne, Fribourg et Lugano. Pour être «en vert au Teletext», Lausanne aurait également besoin d’une victoire de Gottéron (en 60’) ou de Berne (2 ou 3 points).

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.