Passer au contenu principal

Le LS veut jouer, même sans public

À la Pontaise comme ailleurs, on redoute les conséquences d’un arrêt définitif du championnat.

Giorgio Contini: «On veut terminer cette saison, on mérite cette promotion sur le terrain.»
Giorgio Contini: «On veut terminer cette saison, on mérite cette promotion sur le terrain.»

Le dernier match officiel du LS remonte au 21février (4-0 à Winterthour) et personne n’est en mesure de savoir quand aura lieu le prochain. En raison de la propagation du coronavirus, la suspension actuelle des championnats chamboule tout. Entre peurs irrationnelles, craintes avérées et espoirs diffus, chaque club en est réduit à spéculer. Il n’en va pas autrement à la Pontaise. Si le Conseil fédéral maintient l’interdiction de rassemblement de plus de 1000 personnes, qu’adviendra-t-il des compétitions? Reprendra-t-on à huis clos, une solution déjà préconisée par le diffuseur officiel, ou tout sera-t-il annulé, avec des résultats gelés et des modalités de promotion (et de relégation) à définir, tout comme l’attribution du titre de champion et des places européennes.

En l’état, la Swiss Football League a déjà imaginé neuf scénarios dans le but d’espérer terminer la saison. À Lausanne comme à Genève, on préférerait jouer coûte que coûte, même sans public, plutôt que de solder le présent championnat. «On veut éviter à tout prix d’être condamné au principe de la double peine, estime ainsi Pablo Iglesias, directeur sportif du LS. Les pertes économiques risquent d’être déjà considérables. S’il convient d’ajouter encore les dégâts sportifs… À nos yeux, l’éthique sportive doit être respectée, en validant au pire ce qui a été fait jusque-là.»

S’il prêche d’abord, et assez logiquement, pour sa paroisse (ndlr: le leader vaudois de Challenge League compte 15points d’avance sur Vaduz, son dauphin actuel qu’il devait affronter ce dimanche), Iglesias n’en oublie pas pour autant les répercussions dramatiques qu’un arrêt définitif des compétitions ne manquerait pas de provoquer. Aussi bien au niveau de la valeur marchande des acteurs, laquelle pourrait s’effondrer, que concernant les projections sur la construction du LS 2020-2021. «Les conséquences d’un arrêt sont largement sous-estimées, reprend notre interlocuteur. Un joueur qui serait privé de compétition depuis la fin février perdrait de sa valeur. Or la Suisse ne peut pas se permettre de laisser 550 joueurs sans activité pendant plus de quatre mois.»

Afin de meubler une pause forcée dont personne ne peut affirmer quand elle s’arrêtera, le LS a mis sur pied plusieurs matches d’entraînement, tous contre des adversaires de Super League. Avant d’affronter le FC Sion la semaine prochaine, le club vaudois retrouvera dès ce samedi et à huis clos Servette, dans un lieu tenu secret. L’injonction émane autant des clubs eux-mêmes que des polices concernées afin d’éviter tout rassemblement entre supporters.

LS - Bâle le 15 mars?

«Pour nous, convient Giorgio Contini, il est important de jouer, de garder un rythme élevé. On veut terminer cette saison, on mérite cette promotion sur le terrain.» Outre le championnat, dont le calendrier sera redessiné – avec trois journées complètes à refixer dans le meilleur des cas –, la Coupe de Suisse demeure un objectif à portée de crampons vaudois. Depuis le tirage au sort des demi-finales effectué jeudi soir, Lausanne sait qu’il accueillera le vainqueur de Winterthour - Bavois en cas d’exploit contre le FC Bâle. Un quart de finale qui, en raison du calendrier démentiel attendant le FCB (engagé sur tous les tableaux), pourrait se tenir à huis clos le dimanche 15 mars dès 16h. À l’invitation de l’ASF, une demande a été adressée dans ce sens aux autorités compétentes.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.