«Après ce qui s’est passé, j’ai un petit sentiment de culpabilité»

FootballThomas Castella admet avoir eu de la peine à digérer la relégation du LS. Raison de plus pour ne pas prolonger ce purgatoire.

Thomas Castella et ses coéquipiers auront-ils une nouvelle occasion de faire la fête, samedi?

Thomas Castella et ses coéquipiers auront-ils une nouvelle occasion de faire la fête, samedi? Image: VANESSA CARDOSO

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En football, comme en hockey sur glace, pouvoir s’appuyer sur un très bon gardien est un impératif pour toutes les équipes ambitieuses. Sans cette présence rassurante, il devient très vite compliqué d’atteindre de grands objectifs.

Personne ne s’est posé ce genre de question, au LS, lorsque les dirigeants ont annoncé leur volonté de remonter très vite en Super League. Parce que ce poste crucial est remarquablement pourvu. Malgré le dernier exercice cauchemardesque du LS, Thomas Castella a en effet réussi à s’imposer comme l’un des meilleurs portiers de Super League.

À 25 ans seulement, le Fribourgeois entame donc en pleine confiance sa septième saison à la Pontaise. Avec deux idées fixes: poursuivre, à l’étage inférieur, sa spectaculaire progression puis faire en sorte que le LS retrouve sa place au sein de l’élite dans dix mois.

Thomas Castella, à Vaduz il y avait un air de fête dans le vestiaire. On ne jouait pourtant que la 2e journée.
(Il sourit.) Il y a deux raisons à cela. D’abord, parce que cela faisait longtemps que nous n’avions plus gagné et qu’il était donc important de reprendre l’habitude de fêter les victoires. Pour éviter aussi de banaliser ces succès qui sont la récompense du travail fourni durant la semaine. Ensuite, pour atteindre les grands objectifs que nous nous sommes fixés, il est indispensable de créer le plus tôt possible une bonne dynamique de groupe. Comme celle qui nous avait portés en Super League il y a trois ans. Et puis, célébrer est aussi un excellent moyen de bien intégrer les nouveaux.

On sentait une petite tension supplémentaire avant ce match, non?
C’est vrai, nous attendions avec impatience cette première victoire que nous avions manquée contre Kriens. Ce qui est compréhensible après les six derniers mois très compliqués que nous avons vécus. Et le fait d’affronter un adversaire de très bon niveau ajoutait un peu de pression. Raison pour laquelle nous avons joué de façon un peu prudente. Mais chacun est bien conscient que pour gagner tous nos matches il faudra en faire davantage. Sur le plan offensif surtout.

En quoi ce contexte est-il différent de celui que vous aviez connu lors de la dernière promotion, en 2015?
Aujourd’hui, l’objectif a été clairement annoncé dès le départ. Le LS veut monter et il est l’équipe favorite. Partout, on nous attend avec la ferme intention de nous faire tomber. Il y a trois ans, le projet était de monter à moyen terme.

Sentez-vous déjà une petite pression supplémentaire?
Pour moi, cette pression n’est pas due à nos résultats mais à la crainte de ne pas inaugurer le nouveau stade en SL. Et il y a aussi celle de nous décevoir nous-mêmes en passant à côté de belles choses, comme de permettre au LS de continuer de grandir.

Ressentez-vous de la culpabilité pour ce qui s’est passé ce printemps?
Oui, la relégation me laisse un sentiment de culpabilité, parce que nos dirigeants ont tout fait pour nous mettre dans les meilleures conditions possible. Et malgré cela, nous avons failli.

Après votre excellente saison, avez-vous pensé à partir?
Pas vraiment. Pour que je prenne en considération cette possibilité, il aurait fallu qu’on me propose un meilleur projet que celui du LS. Or, les quelques touches que j’ai eues en SL ne l’étaient pas.

Comment expliquez-vous l’impressionnante progression qui a été la vôtre ces douze derniers mois?
Avec Florent Delay et Thierry Barnerat, nous avons beaucoup travaillé l’aspect mental. J’ai appris, avec le temps, à accepter de ne pas faire le match parfait, à être capable d’évacuer très vite ces émotions positives ou négatives qui me prenaient un peu la tête par le passé. Je trouve de mieux en mieux le juste équilibre, nécessaire pour prendre les bonnes décisions. Un point qui sera déterminant au cours d’une saison où j’aurai, a priori, moins de travail.

Après deux ans en SL, comment s’est passé ce retour en Challenge League?
Difficile sur le plan psychologique. Après de bonnes vacances, je pensais, à tort, que cette relégation était digérée. Il m’a quand même fallu un peu de temps ensuite pour accepter cette réalité et parvenir à me réjouir de disputer un championnat qui, j’en suis sûr, ne manquera pas d’intérêt.

Vos études en sciences économiques, brillamment terminées, étaient capitales pour votre équilibre personnel. Et maintenant?
Avec le piano, je me suis découvert une nouvelle passion. Plus jeune, j’avais fait quelques années d’accordéon et je profite donc d’une bonne petite base musicale pour progresser avec ce nouvel instrument. Pratiquer une activité artistique est à la fois idéal et indispensable pour bien me vider la tête. (nxp)

Créé: 03.08.2018, 19h28

L'avant-match

Pontaise (samedi 19h)

Les absents
Pour ce deuxième match à domicile, le LS sera privé de Manière, Tejeda et Margiotta. Ce dernier a pu reprendre l’entraînement collectif cette semaine mais pour revoir l’attaquant sur le terrain, il faudra encore patienter une semaine et la réception de Rapperswil.

Chiasso
«Les Tessinois ont perdu leurs deux premiers matches de championnat et il ne faut donc pas s’attendre à ce qu’ils viennent ici pour faire le spectacle, prévient Giorgio Contini. J’attends de mes joueurs qu’ils haussent le rythme par rapport à Vaduz et, surtout, qu’ils fassent preuve de patience face à un adversaire regroupé en défense. Sur le plan mental, la victoire à Vaduz nous a fait beaucoup de bien.»

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