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Entre bonne surprise et erreur de casting, le LS peine à recruter

La quête de bons joueurs est complexe, surtout avec des moyens limités. Le club s’est attaché les services d’un recruteur.

Arrivé en janvier, Xavier Tomas n’a pas apporté ce qu’on pouvait espérer pour la défense du LS.
Arrivé en janvier, Xavier Tomas n’a pas apporté ce qu’on pouvait espérer pour la défense du LS.
Keystone

Bâtir une équipe n’est jamais simple. D’autant moins lorsqu’arrive une promotion et que les limites financières d’un club sont évidentes. Le Lausanne-Sport l’a vécu deux fois ces dix dernières années, avec une accession à la Super League en 2011, puis une autre au printemps 2016. En même temps, c’est sans doute ce qui fait l’intérêt et la beauté même de ce business qui échappe, par la nature même du jeu et son manque de certitudes, aux règles habituelles du commerce: trouver les meilleures solutions avec les moyens à disposition et la compétence des gens en place, des dirigeants au staff technique. Peut-on dire, cette saison, que le LS a réussi ce pari?

Entre l’appréciation qui pouvait être faite en septembre et la situation d’aujourd’hui, on voit bien que la réponse doit être nuancée. Qui porte la responsabilité de ce qui arrive, dans les bons jours ou les périodes moins favorables? Depuis l’été dernier, Lausanne s’est attaché les services d’un recruteur. Son rôle, comme l’indique le président Alain Joseph, «sentir le foot et dénicher les beaux joueurs, une véritable science». On ne parle pas ici d’un directeur sportif, qui coordonne la politique sportive, négocie les contrats, mais d’un personnage qui «va bouffer des matches un peu partout» (Alain Joseph), met en place une cartothèque, échange avec l’entraîneur.

«Ce qu’on a fait jusque-là n’est ni mieux ni moins bien que ce qu’on avait réalisé les années précédentes, en signant par exemple des joueurs comme Ravet, Tafer et… beaucoup d’autres, estime le président du LS. C’est encore trop souvent une loterie. Mais il faut travailler sereinement, car c’est sur le moyen terme que tu parviens à limiter les erreurs.» En juin dernier, Lausanne a beaucoup engagé. Avec un succès disons… relatif. Certes, Margiotta représente une très bonne surprise. Tout comme un Campo, qui n’aurait peut-être jamais joué à ce niveau si le LS ne s’était pas intéressé à lui. Torres a lui aussi montré de belles qualités, mais sans la continuité souhaitée. Diniz a souvent fait le job à satisfaction. Mais d’autres (Frascatore, Blanco) ne sont pour ainsi dire pas apparus. Tejeda, pressenti comme l’arrivée la plus prometteuse, a très peu joué, trop souvent indisponible.

«Il faisait partie de nos priorités, rappelle Alain Joseph. Mais il s’est blessé au premier entraînement. La faute à qui? Je continue à croire qu’il s’agit d’un supertransfert, mais on subit là les aléas d’une vie de footballeur.»

Le cas Tomas en question

Cet hiver, le LS a engagé deux nouveaux joueurs, deux éléments d’expérience, Taiwo pour le couloir de gauche, et Tomas en défense centrale. Si la carrière du premier parle pour lui, reste à savoir si sa condition physique actuelle lui permettra de jouer un rôle en vue avec le LS. La présence du second est plus problématique. Ses deux premières apparitions sous le maillot bleu et blanc ont confirmé les inquiétudes qu’on pouvait nourrir. Tomas ne possède pas les caractéristiques pour être tout à fait à l’aise dans le jeu tel qu’il est prôné par Fabio Celestini. Alors, erreur de casting?

«Le mercato d’hiver est compliqué, note William Allaf, le recruteur. On a essayé de colmater, d’aider l’équipe qui rencontrait certaines difficultés. L’entraîneur avait des priorités qu’il n’a pas été possible de satisfaire (ndlr: Rochat, qu’YB n’a pas voulu lâcher)».

L’entraîneur avait émis le souhait – au printemps 2016, dès la promotion acquise – d’avoir trois éléments indiscutables pour permettre aux jeunes joueurs de grandir. Il n’en a obtenu aucun, faute d’avoir consenti l’effort nécessaire. Ce qui n’empêche pas l’effectif d’être aujourd’hui très large (25 joueurs et 3 gardiens), pour ne pas dire pléthorique.

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