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Celestini: «On a beaucoup parlé, maintenant il faut jouer»

Fabio Celestini et ses joueurs ont largement échangé. Verra-t-on les fruits de ce dialogue sur la pelouse de Lugano? Il faut l'espérer.

Les joueurs se congratulent. C’était le 2 octobre, pour le dernier succès du LS, à la Pontaise, face à… Lugano (4-1).
Les joueurs se congratulent. C’était le 2 octobre, pour le dernier succès du LS, à la Pontaise, face à… Lugano (4-1).
Keystone

Les semaines se suivent et les déceptions s’enchaînent. Sevré de victoire depuis le 2 octobre (4-1 face à Lugano), soit 12 matches (2 nuls pour 10 défaites), le LS a pris le chemin du Tessin où il tentera, samedi en fin d’après-midi, de briser enfin une série négative qui commence vraiment à sentir le roussi. Après avoir littéralement offert la victoire au FC Sion, les Vaudois ont évidemment passé une semaine morose, qu’on devine pleine de doutes. L’entraîneur et son staff en ont profité pour donner largement la parole aux joueurs, qui avaient ainsi une belle occasion de mettre sur la table leurs éventuels tracas et autres questions existentielles, ces mille raisons qui pourraient expliquer le malaise actuel. Reste à savoir dans quelle mesure ce déballage aura permis de faire avancer la cause lausannoise.

«Des discussions ont en effet été menées, note Fabio Celestini. L’idée, c’était de voir ce que chacun d’entre nous peut faire de mieux afin d’améliorer nos performances et quitter ainsi cette spirale négative». L’entraîneur poursuit: «On croit en nos joueurs. Le staff s’est donc mis à l’écoute, prêt à faire sa part du travail, à voir ce que chacun pouvait apporter». Le contenu de ces échanges appartient évidemment au vestiaire. Mais l’entraîneur y a-t-il au moins trouvé quelques solides motifs d’espoir? «Nous avons beaucoup parlé, maintenant il faut jouer». Lapidaire, la formule utilisée en guise de réponse à notre question laisserait plutôt supposer que non.

Peut-être que le LS aurait eu fin nez d’inviter Alan Roura dans la discussion. Le jeune marin suisse, héros du récent Vendée Globe, aurait ainsi pu disserter sur le thème infini des ressources et, surtout, du dépassement de soi, indispensable à la survie en mer. Vaisseau sans capitaine lors de la dernière demi-heure du derby, pourtant passée en supériorité numérique, le LS y aurait sans doute trouvé quelques motifs d’orgueil bien placé…

Ce 2 octobre 2016, la venue de Lugano à la Pontaise avait coïncidé avec le dernier succès lausannois en Super League. Une victoire d’ailleurs sans discussion, avec des buts signés Diniz, Araz, Custodio et Margiotta. Il est toujours agréable de se souvenir des bons moments. En poussant un peu plus loin, on pourrait aussi se remémorer la composition de l’équipe ce jour-là. Elle s’articulait ainsi: Da Silva; Diniz, Manière, Monteiro; Gétaz, Araz, Custodio, Campo, Lotomba; Pak, Margiotta. Si le système n’a pas varié depuis, l’équipe a connu pas mal de rotations, que ce soit au niveau des joueurs utilisés ou de la position des uns et des autres.

Retouches fines

L’animation représente un souci permanent pour l’entraîneur, toujours en quête des meilleurs choix. Mais aujourd’hui, même tenté, il ne pourrait pas aligner le même onze de base que le 2 octobre. D’abord parce que Margiotta et Araz sont blessés. Et parce qu’il a désormais privilégié d’autres pistes. On suggère, par exemple, que le trio défensif Monteiro - Manière - Diniz était celui de la période la plus prolifique, celle du début de saison, mais l’entraîneur réplique aussitôt: «C’est aussi celui qui a fait 8 matches 1 point avant Noël». Plutôt que le choix d’un grand chambardement, qui peut avoir quelque vertu lorsqu’il s’agit de provoquer quelque chose de fort dans un groupe en difficulté, Fabio Celestini privilégie les retouches fines.

Ainsi, l’équipe qui sera alignée au Tessin va beaucoup ressembler à celle du week-end passé. La place laissée vacante par Araz devrait être occupée par Diniz. Pour le reste, on attend sursaut une réaction d’homme(s). Le LS a déjà montré ce qu’il était capable de proposer dans les bons jours. Désormais, il ne peut faire l’économie d’une révolte qui doit concerner chacun. C’est bien là, aujourd’hui, que réside le mystère.

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