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David Thompson: «INEOS n'est pas là pour du court terme»

Le nouvel homme fort du LS évoque les grandes lignes de ce que la multinational veut faire du club vaudois.

David Thompson, le probable nouveau président du LS.
David Thompson, le probable nouveau président du LS.
Keystone

Le nouvel homme fort du LS – et son probable futur président – a pour nom David Thompson. L’Anglais de 59 ans, père de trois garçons qui pratiquent tous du sport à un bon niveau, est, entre autres fonctions au sein d’INEOS, le responsable du nouveau département football de la multinationale sise à Rolle.

– David Thompson, pourquoi INEOS s’est-il intéressé au Lausanne-Sport?

– Cet intérêt est une conséquence logique de notre investissement dans le sport. Pour en rester au football, nous sommes établis à Rolle. Depuis plusieurs années nous soutenons les jeunes du Team Vaud et lorsque cette opportunité de racheter le club No 1 du canton s’est présentée, nous l’avons saisie. Parce que le LS a, comme nous, cette philosophie de vouloir travailler avec les jeunes. Dans cet ordre d’idées, nous avons le projet de créer, nous espérons en janvier déjà, deux académies pour les jeunes footballeurs africains, âgés de 11 à 18 ans, au Botswana et en Namibie. Le LS constitue donc pour nous le sommet idéal de notre pyramide.

– La situation sportive du LS vous inquiète-t-elle quand même un peu?

– Non, car avec Fabio Celestini nous savons que l’équipe est entre de bonnes mains. Cela dit, nous avons la volonté de compléter le groupe avec l’apport de trois ou quatre éléments expérimentés. Au LS, les jeunes éléments sont de qualité mais ils ont probablement besoin d’être mieux encadrés sur le terrain pour progresser davantage. Des renforts que nous souhaitons trouver cet hiver même si nous savons qu’ils ne seront pas faciles à dénicher puis à convaincre de nous rejoindre avec cette mission spécifique. Raison pour laquelle l’une de nos priorités est de rapidement trouver un directeur sportif capable de mener à bien cette délicate mission. À ce sujet, des discussions ont commencé avec différents candidats et nous aimerions annoncer un engagement le plus vite possible.

– Une éventuelle relégation en Challenge League modifierait-elle vos plans?

– Disons que ce serait embêtant mais pas catastrophique. Car INEOS n’a pas repris le LS pour le court terme. Notre projet est ambitieux puisque notre objectif est que le club soit européen d’ici trois ou quatre ans.

– Le budget sera-t-il donc revu à la hausse?

(Il sourit.) Je ne vous donnerai aucun chiffre mais si je vous annonce que nous voulons engager un directeur sportif et quelques renforts de qualité, je crois que la réponse devient évidente. Nous aurons ensuite d’autres projets, notamment pour le nouveau stade et les relations avec les supporters. Nous avons la volonté de développer le club à différents niveaux. Mais chaque chose en son temps.

– Ce rachat du LS change-t-il quelque chose dans votre sponsoring pour le LHC (INEOS verse un million sur trois ans)?

– Non. La seule chose que je peux vous dire, c’est que nous avons un contrat – que nous honorerons et qui nous satisfait pleinement – avec le LHC jusqu’en 2019. À son terme, il faudra bien entendu le renégocier, comme tout contrat.

– À vous entendre, le mariage entre le LS et INEOS est parti pour durer…

– Oui et l’arrivée prochaine du nouveau stade est une belle chose. Je rêve de voir 12'000 personnes s’y rassembler pour venir soutenir une équipe jeune, compétitive et ambitieuse.

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