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Elton Monteiro, une pieuvre au coeur de la défense du LS

Depuis deux ans, le longiligne défenseur a laissé paraître de belles qualités. A vérifier samedi (17h45), face à un adversaire en forme, le FC Thoune.

Elton Monteiro, une certaine envergure, dans tous les sens du terme.
Elton Monteiro, une certaine envergure, dans tous les sens du terme.
Keystone

L’heure des bilans n’est pas encore venue. A la lutte pour assurer sa place en Super League, le Lausanne-Sport a pourtant l’occasion de classer l’affaire dès samedi, à la Pontaise, face à Thoune. Au chapitre individuel, parmi les satisfactions de l’exercice 2016-2017, on peut déjà avancer quelques noms. Parmi eux figure celui d’Elton Monteiro. Après une première saison pleine – celle de la promotion –, le défenseur central a réussi le saut de la catégorie supérieure pour devenir l’un des meilleurs spécialistes du pays sur ce poste. Un constat qui n’avait rien d’une évidence lorsqu’il a débarqué à Lausanne, en février 2015. «Je suis arrivé ici la tête en bas, se souvient-il. Cela faisait deux ans que je vagabondais à travers l’Europe. Et je jouais peu.» Mais avec l’aide de Fabio Celestini, Monteiro s’est enfin révélé.

«C’est le seul entraîneur qui m’a vraiment fait confiance, souligne le jeune homme. Il a vu que j’avais un caractère particulier… mais avec lui j’avais le sourire en allant à l’entraînement.» Caractère particulier? «Oui, je suis plutôt de nature nonchalante. Et ce n’est pas quelque chose qu’on peut changer facilement», note le joueur en souriant. Mais le coach a su trouver l’interrupteur, celui qui, à l’heure du match, transforme ce longiligne défenseur d’apparence apathique en féroce adversaire pour n’importe quel attaquant. Il serait tout aussi facile de croire que ses 193 centimètres représentent plutôt un handicap en termes de vitesse. Or, c’est tout le contraire. Il est même d’une efficacité redoutable sur les premiers mètres. De longues jambes comme des compas, et des bras sans fin, dont il use souvent à la limite de ce qui est permis. Une véritable pieuvre!

«J’avais fait un test avec Manchester United, qui s’était avéré concluant. Mais la direction a changé et c’est Arsenal qui a alors manifesté son intérêt»

Enfant du Valais, Elton Monteiro a grandi à Sion, où il a joué jusqu’à l’âge de 16 ans. Repéré à l’occasion d’un tournoi international, il a alors rejoint Londres. «J’avais fait un test avec Manchester United, qui s’était avéré concluant. Mais la direction a changé et c’est Arsenal qui a alors manifesté son intérêt. A la fin de ma formation, on me proposait un contrat d’un an pour jouer plutôt avec la deuxième équipe. Mais j’avais envie d’intégrer l’effectif d’une équipe pro.» Départ donc pour la Belgique, puis le Portugal, son pays d’origine. Mais que ce soit avec Bruges ou Braga, il n’a jamais pu s’imposer. «C’était difficile, car je n’avais pas l’occasion de montrer en match ce que je savais faire.»

Le jour où il a suggéré au LS de lui offrir une chance, son cousin Gelson Fernandes a été bien inspiré. De la trop longue liste des joueurs qui ont fait un passage discret, pour ne pas dire insignifiant, Elton Monteiro (sous contrat à Lausanne jusqu’en juin 2019) a su s’extraire. A 23 ans, il reste bien sûr perfectible. «J’aimerais améliorer mon jeu de tête offensif, avoue-t-il. Une question de timing surtout.» Peut-être pourrait-il aussi gagner en assurance dans ses passes vers l’avant… «Je cherche surtout à être précis dans ma première passe, explique-t-il. Et si elle doit passer par-derrière, au risque de faire réagir le public parfois impatient, alors je le fais.»

De la faillite à l’Europe

Pour l’heure, c’est mission maintien. Si les Vaudois ne perdent pas et que Vaduz repart battu de Lugano, toute inquiétude s’évanouira. Cela dit, le LS peine à domicile, où il reste sur une série de 11 matches sans la moindre victoire. Monteiro a-t-il une explication pour ce chiffre troublant? Il hoche la tête. «Vraiment aucune idée.» Pas beaucoup plus d’inquiétude non plus, alors que se profilent deux rencontres consécutives à la Pontaise. «Même si les résultats ne le montraient pas, nous n’avons pas été mauvais durant cette longue série. Il nous a parfois manqué un peu d’agressivité ou de chance. Mais on a su tourner ça et nous avons entre les mains tout ce qu’il faut pour atteindre notre objectif.»

Etonnant, comme chaque saison en fait, le FC Thoune vient lui aussi avec ses envies et un classement qui le laisse encore espérer une place européenne. Un scénario très loin d’être évident l’automne dernier. En octobre, le club n’était en effet plus très loin d’une faillite. Mais la mobilisation dans l’Oberland a éloigné cette menace. Mercredi soir, face à Grasshopper, le maillot des Bernois portait d’ailleurs le nom de tous les contributeurs de cette action décisive et remarquable.

Sur le plan sportif, Thoune vient d’engranger 13 points (4 victoires et un nul, 3-3 à Bâle) en cinq journées, tournant même, dans cette minisérie, sur une moyenne de 2,6 buts inscrits par match. De quoi mettre les sens d’Elton «la pieuvre» Monteiro en éveil maximal.

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