La forte concurrence qui règne au LS fait le bonheur de Contini

FootballQualifiés en Coupe de Suisse et leaders en Challenge League, les Vaudois abordent avec sérénité leur semaine anglaise.

Giorgio Contini et le LS ont devant eux une semaine anglaise qui peut leur permettre de creuser le trou au classement.

Giorgio Contini et le LS ont devant eux une semaine anglaise qui peut leur permettre de creuser le trou au classement. Image: KEYSTONE/Eddy Risch

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«La Coupe de Suisse est une compétition à part. Contre Lugano, mon équipe a réalisé une très belle performance mais, pour moi, elle reste quand même sur un cuisant revers en championnat lors du derby contre SLO. Reprendre le chemin de la victoire est donc l’unique mot d’ordre de notre déplacement de dimanche, à Vaduz.» Avec un petit sourire au coin des lèvres, Giorgio Contini a le discours parfait pour remobiliser ses troupes après la qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du week-end dernier.

La concurrence très relevée, tant au milieu qu’en attaque, reste toutefois le meilleur moyen pour le coach lausannois de garder ses joueurs sous pression. «Mis à part, peut-être, pour Boranijasevic sur le côté droit, il y a aussi une belle bataille en défense, s’amuse-t-il. Mais c’est vrai que la concurrence est très forte dans les deux autres secteurs. Elle l’est d’ailleurs même à l’entraînement où, lorsque nous faisons une opposition à dix contre dix, il y a souvent trois joueurs qui sont appelés à faire autre chose.»

Sept ou huit hommes de base

Cette abondance de biens – qui peut parfois susciter la mauvaise humeur de ceux qui bénéficient de moins de temps de jeu – ne nuit pas à Giorgio Contini. Au contraire. «À l’aube de cette saison, raconte-t-il, nous avons mis certaines choses au point. L’objectif que nous voulons atteindre est d’ordre collectif, pas individuel. L’an passé, nous avons perdu trop de temps à gérer et à ménager certains ego. Mais là, c’est terminé et mes joueurs l’ont bien compris si j’en juge par l’attitude que mes remplaçants ont sur le banc. Mon but est de conserver cet état d’esprit jusqu’au bout.»

Après six rencontres de Challenge League et une (vraie) en Coupe de Suisse, les titulaires sont pourtant pratiquement toujours les mêmes. Seules quelques blessures passagères et l’arrivée de Christian Schneuwly, mi-août, ont un peu bousculé l’ordre établi. «Aujourd’hui, j’ai sept ou huit hommes de base qui font un superjob, souligne Giorgio Contini. Mais rien n’est définitif. Le rôle des actuels remplaçants est de me causer des problèmes au moment où je dois choisir mes titulaires. Et je dois reconnaître qu’ils le font bien. Avec ces trois matches qui nous attendent en une semaine, il me semble évident que je ne vais pas toujours aligner le même onze de départ. À eux de profiter ensuite de la chance qui leur sera peut-être offerte.»

Chacun aura sa chance

Des ajustements qui ne sont toutefois encore que de simples hypothèses dans la tête du coach de la Pontaise. «Pour l’instant, mon esprit se focalise uniquement sur le match de Vaduz, même si je sais bien que nous recevrons ensuite Grasshopper. Le seul moyen que nous avons pour préparer au mieux ce choc au sommet de mercredi, c’est de remporter les trois points, dimanche au Liechtenstein. D’où l’avantage de pouvoir disposer d’une vingtaine de titulaires en puissance. Je suis en effet certain que ceux qui m’accompagneront sur le banc à Vaduz seront tous capables de parfaitement justifier mes attentes s’ils sont appelés à commencer la partie trois jours plus tard. Même contre GC.»

Apaiser l’impatience de ceux qui se retrouvent plus souvent dans le rôle du spectateur que dans celui d’acteur devient un problème plus délicat à résoudre pour un entraîneur lorsque les résultats ne suivent pas. Un détail que Giorgio Contini balaie sans ménagement. «Personne n’a l’obligation d’être là, soupire le coach italo-suisse. Et, comme je l’ai déjà dit, je n’ai plus de temps à perdre si ce genre de cas se représente. Durant la semaine, chacun a le devoir de lutter d’abord pour figurer parmi les dix-huit joueurs convoqués, puis pour démarrer le match sur le terrain. Et puis, durant ma carrière, j’ai moi-même plus souvent été un joker qu’un indiscutable titulaire. Ce qui ne m’a pas empêché de contribuer à la conquête d’un titre de champion avec Saint-Gall en marquant neuf ou dix buts.»

Pour Giorgio Contini et le LS, cette semaine anglaise – qui se conclura à Wil dans huit jours – peut presque être considérée comme un premier tournant. Neuf points supplémentaires permettraient en effet aux Lausannois de compter une avance déjà confortable sur ses poursuivants. Une hypothèse qui n’est encore que de la pure rhétorique.

Créé: 20.09.2019, 19h46

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