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Kololli, une force de frappe dans le jeu de Lausanne

Malgré ses qualités, il n’est pas encore le joueur phare qu’il devrait être. Rencontre avant LS - Zurich, mercredi (20h) à la Pontaise

Benjamin Kololli entraîne beaucoup les balles arrêtées. Le FC Bâle le sait. Et le FC Zurich?
Benjamin Kololli entraîne beaucoup les balles arrêtées. Le FC Bâle le sait. Et le FC Zurich?
Jean-Paul Guinnard

Il a du coffre, une grosse capacité de percussion, un bon dribble, une frappe lourde ainsi qu’une qualité technique remarquable. A 25 ans, Benjamin Kololli devrait être l’un des joueurs phares de Super League. Mais le Bellerin du LS n’affiche pas encore la régularité espérée. Simple question de temps? Eléments de réponse avant la venue du FC Zurich, mercredi à la Pontaise.

La victoire du LS à Bâle

Cette première victoire de la saison était très attendue. Elle est tombée dans le plus bel écrin du pays. Au Parc Saint-Jacques, voilà dix jours, les Lausannois ont surpris le champion de Suisse pour obtenir un succès (2-1) à la valeur inestimable. «L’ambiance dans l’équipe est meilleure. Les joueurs ont relevé la tête, ça rigole davantage dans le vestiaire, assure Benjamin Kololli. Il s’agit vraiment de trois très bons points. Il fallait d’abord bien faire le travail défensif. On a montré de la solidarité, en sachant qu’il y aurait ensuite des possibilités. Je crois que dans l’ensemble on a très bien géré le match. Et cette victoire ne pouvait pas mieux tomber.»

Le LS a enchaîné avec un succès en Coupe, à Zurich face à YF Juventus (3-1, un but et un assist pour Kololli), qui permet de conserver le trend positif.

Perturbations dans l’équipe

Au fil des mauvais résultats du début de saison, plusieurs rumeurs se sont mises à circuler, dont celle qui disait que certains joueurs lausannois – dont Kololli, qui avait assisté au match LS – Grasshopper depuis les tribunes – s’en étaient pris à l’entraîneur.

«Quand tu perds souvent, les gens cherchent des explications, fait remarquer Kololli. Mais contrairement à ce que j’ai pu entendre ou même lire, je n’ai jamais empoigné qui que ce soit. Maintenant la page est tournée. Et on peut attaquer ce championnat comme il faut.»

Sa position sur le terrain

On l’a vu sur différentes positions, dans l’axe ou sur le côté, où sa force de percussion est précieuse. «Le coach pense que je peux être un grand numéro 8. Mais le couloir me va aussi très bien. Il y a pas mal de monde au milieu et on avait besoin de renforcer les couloirs. De toute façon, c’est lui qui décide. Je suis un joueur de ballon. Et si j’en touche beaucoup, je suis heureux. L’entraîneur sait qu’il peut compter sur moi quelle que soit la position occupée.»

Un coup franc à la CR7

Parmi ses atouts, Benjamin Kololli possède une frappe qui décoiffe. A Bâle, il a égalisé sur un coup franc digne de CR7, un ballon puissant et flottant que le gardien Vaclik cherche encore à comprendre. «Marquer un tel but représente un sentiment incroyable. J’ai beaucoup entraîné ces balles arrêtées, avec Juninho, Bale ou Cristiano Ronaldo comme modèles. Beaucoup de gens m’ont écrit au sujet de ce but pour me féliciter. C’est drôle parce qu’en fait je préfère Messi à Ronaldo.»

Jouer pour le Kosovo

Reconnu par la FIFA en mai 2016, le Kosovo dispute les qualifications pour la Coupe du monde 2018. Convoqué une première fois en novembre dernier, face à la Turquie, Benjamin Kololli – qui possède aussi le passeport suisse – fait désormais partie du cadre. «On savait qu’un jour notre équipe serait admise. Etre convoqué m’a évidemment fait très plaisir. Pour cette première campagne, notre objectif n’était pas la qualification (ndlr: le Kosovo a pris 1 seul point en 8 matches), bien sûr. On vise plutôt une place à l’Euro 2020. Mais on a vu que le Kosovo avait des qualités.»

Les 6 et 9 octobre prochain, Kololli et le Kosovo affronteront l’Ukraine (à Shkodër, en Albanie), avant de se déplacer en Islande.

Trois matches en huit jours

Le LS va disputer trois matches en huit jours: face à Zurich, samedi à Lucerne, puis mercredi prochain à Sion. «On espère reproduire la qualité de ce qu’on a fait à Bâle, en l’améliorant si possible. On ne sait jamais comment une saison peut tourner. Il y a un an, on avait très bien commencé, avant de connaître une phase difficile. Là, ça ressemble au contraire. Il faut donc qu’on poursuive avec des résultats positifs. Six ou sept points sur cette série, ce serait bien.»

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