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Lausanne a maîtrisé, mais Vaduz a aussi gagné

Très belle performance vaudoise à Lucerne. La lutte pour le maintien n’est pourtant pas terminée.

Kololli (à g.), qui vient d’asseoir le succès du LS sur penalty (3-0), est fêté par Ben Khalifa.
Kololli (à g.), qui vient d’asseoir le succès du LS sur penalty (3-0), est fêté par Ben Khalifa.
Keystone

Lausanne a maîtrisé la rencontre d’un bout à l’autre et ainsi obtenu une victoire qui ne souffre aucune discussion. Les Vaudois ont ainsi confirmé leur excellent parcours à l’extérieur, face à une formation lucernoise qui concède sa cinquième défaite consécutive (avec 16 buts reçus tout de même) et qui aura beaucoup de mal à conserver, au classement, une place synonyme de présence européenne la saison prochaine. Mais si le LS a livré le match attendu, espéré, nécessaire, il demeure sous la menace de Vaduz qui, dans le même temps, s’est imposé devant les Young Boys. Avec cinq points d’avance - alors que 9 restent en jeu -, assortis d’une différence de buts très favorable (+22 par rapport à l’équipe du Liechtenstein), les joueurs de Fabio Celestini auront la possibilité de confirmer leur présence en Super League dès samedi à la Pontaise (17 h 45), face à Thoune, alors que Vaduz se frottera à Lugano, au Tessin (20 h).

Jamais sans doute, cette saison, le LS n’a pu et su tenir la balle comme il l’a fait hier soir en première période. Avec une belle assurance et près de 60% de possession intelligente, le visiteur a littéralement éteint un FC Lucerne qui n’était là ni mentalement, ni techniquement. On notera tout de même, et c’est bien sûr important dans la chronologie de la rencontre, que les joueurs de Suisse centrale se sont créé la première occasion de la rencontre - la seule d’ailleurs, en leur faveur, durant les 45 minutes initiales -, sur une montée balle au pied de Affolter, qui a pu servir Marco Schneuwly (7e minute). Mais Castella a sorti alors deux parades épatantes - la balle était revenue sur Juric après sa première intervention -, du genre de celle qu’il avait réussie dimanche à Zurich, dans les arrêts de jeu.

Le missile de Campo

Et après un bon quart d’heure, Kololli a cherché Torres derrière la défense lucernoise. Seul devant Omlin, le Panaméen n’a pas hésité, trouvant l’ouverture et enfonçant un peu plus l’équipe d’un Markus Babbel qui n’allait pas tarder à essuyer les premiers sifflets venus des tribunes. Juste avant la pause, Campo réussissait ce que Kololli avait tenté à la 22e, soit un coup franc direct pris de 30 mètres, plein axe. La première fois, Omlin avait maîtrisé avec peine; la seconde, sur la frappe violente et flottante de Campo, il ne put qu’effleurer le ballon. C’était 2-0 et la promesse que cette belle soirée estivale ne pouvait qu’être synonyme de victoire.

On imaginait bien sûr que Lucerne tenterait, après la pause, de rassembler ce qui pouvait lui rester d’orgueil pour amorcer un éventuel retour. On a eu droit ainsi à quelques ébauches, concrétisées par une solide frappe de Marco Schneuwly, sur laquelle Castella réussit la claquette nécessaire (53e). Mais sur le coup de coin qui suivit, soit dans l’enchaînement, Monteiro se transforma en… ailier gauche, pour adresser un bon centre vers Torres. Après une première intervention, le gardien Omlin commit alors une faute sur l’attaquant, pour un penalty que Kololli transforma. C’était le coup de grâce et la fin du suspense. Le seul danger, pour le LS, serait maintenant de croire que plus rien de fâcheux ne peut lui arriver. Mais ce qui s’est récemment passé contre Vaduz, puis Saint-Gall, les deux fois à domicile, devrait l’inciter à très vite chasser de son esprit cette dangereuse tentation.

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