Le Lausanne-Sport fourbit ses armes en Andalousie

FootballLe LS prépare la reprise au sud de l’Espagne. Pour Thomas Castella, son gardien, une prise de conscience s’est opérée.

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Devant Lausanne, ce n’est pas tout à fait l’Everest ni même le Salève à escalader. Mais il y a tout de même Servette, leader échappé, sept points d’avance à rattraper pour un défi qui s’annonce malgré tout titanesque. Il faudra à tout le moins l’émergence d’un nouveau LS, à la fois plus concerné et surtout meilleur que celui aperçu en première partie de saison, pour espérer le relever. Pour le club vaudois, une autre voie, déjà plus risquée, existe aussi avec le retour des barrages contre l’avant-dernier de Super League. Un exercice de rattrapage qui pourrait l’opposer au FC Lugano d’un certain Fabio Celestini.

Scénario savoureux s’il en est mais encore fort lointain au moment où les footballeurs d’Ineos transpirent au sud de l’Espagne. L’occasion aussi de baliser la remontée. «On sait où l’on veut arriver, résume Thomas Castella. L’objectif n’a pas changé, seule la première place nous intéresse.» Le gardien de la Pontaise échafaude plusieurs plans de dépassement. «Ça peut aller vite dans les deux sens. Contrairement à nous, le leader n’a pas encore connu de série négative. On veut rattraper Servette le plus vite possible. Mais peut-être cela prendra-t-il plus de temps que prévu pour les dépasser.»

Ce qui est déjà certain, c’est que Lausanne, favori déclaré en début d’exercice, ne pourra plus s’autoriser les mêmes écarts qu’à l’automne. Qu’il lui faudra offrir un visage plus séduisant pour effacer les doutes. «Ce que l’on a fait jusqu’à présent est clairement insuffisant, reconnaît son portier. Il y a trop de choses qui n’ont pas fonctionné. Il faudra faire beaucoup plus que ce que l’on a montré. J’espère que chacun de nous s’est bien rendu compte que l’on n’avait pas fait le travail comme il aurait dû être fait.» Trop d’égarements et pas assez d’engagement. «Ce que l’on doit réussir dépend en définitive plus de Lausanne que de Servette. Avant de penser aux points que les Genevois pourraient égarer, faisons d’abord les nôtres.»

Des conditions idéales

Loin des frimas des Plaines-du-Loup, le LS baigne dans une studieuse application, avec des journées bien rythmées (voir ci-contre). Que ce soit au niveau de la qualité des terrains, de la nourriture, du logement – les joueurs sont répartis dans de petites villas – ou de l’accueil, tout est fait pour mettre les Vaudois dans les meilleures conditions possible. «J’étais un peu réticent à l’idée de partir aussi longtemps loin de la famille, reprend notre interlocuteur. Mais dès le premier footing sur le golf au coucher de soleil, j’ai été emballé. Il y a deux ans à Cadix, tout était mal organisé. L’ennui s’était installé après quelques jours déjà. Rien de tel cette fois-ci… On profite pleinement de tout ce qui est mis à notre disposition.»

Depuis l’arrivée d’Ineos, le conséquent effort financier touche davantage la mise en condition des joueurs que le recrutement lui-même. Les nouveaux patrons du club sont certes richissimes mais ils sont aussi impatients. «À nous d’être à la hauteur de tout ce que les dirigeants nous offrent», conclut un Castella toujours invaincu après trois sorties amicales. Certitude: Lausanne ayant déjà épuisé tous ses jokers en 2018, il n’a plus droit à l’erreur s’il entend effacer son passif.

Créé: 21.01.2019, 09h38

La visite surprise du boss

Durant leur séjour andalou (jusqu’à jeudi), les Lausannois ont investi les murs du très sélect Barcelo Montecastillo, un hôtel 5 étoiles de 124 chambres proposant encore 38 villas privatives. Plusieurs équipes de Bundesliga y ont leurs habitudes et Young Boys y avait séjourné l’hiver dernier. Outre deux terrains de football, l’établissement possède un parcours de golf (18 trous) conçu par Jack Nicklaus. La semaine passée, les joueurs de Giorgio Contini ont eu droit à la visite surprise de Jim Ratcliffe, le fondateur et patron d’Ineos. Basé à Rolle, le groupe pétrochimique réalise un chiffre d’affaires de 60 milliards de dollars et emploie plus de 18 000 personnes sur 171 sites répartis dans 24 pays. Première fortune britannique avec un patrimoine estimé en 2018 à 27 milliards de francs selon le «Sunday Times», le propriétaire du LS a déjeuné avec l’équipe, discuté avec les joueurs et échangé avec l’encadrement. La seule présence de Jim Ratcliffe à Jerez témoigne de son investissement personnel.

Une journée type

7h30 à 9h
Réveil, suivi du petit-déjeuner obligatoire.

9h30
Séance vidéo.

10h15
Terrain (1er entraînement).

12h
Soins.

12h45
Repas.

14h
Sieste, suivi d’une collation (15 h 30).

16h
Terrain (2e entraînement).

17h30
Soins, spa, etc.

20h
Repas.

23h30 à minuit
En chambre, extinction des feux.

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