«Lausanne-Sport possède le meilleur CV de Challenge League»

FootballRencontre sur l’eau avec Guillaume Rippert, avant la venue de Servette, ce lundi soir à la Pontaise.

Chaque jour, Guillaume Rippert effectue la traversée entre Evian et Lausanne. Un moment qu’il apprécie.

Chaque jour, Guillaume Rippert effectue la traversée entre Evian et Lausanne. Un moment qu’il apprécie. Image: Gérald Bosshard

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Il est 8h20 lorsque le bateau quitte en douceur le port d’Evian. Parmi les nombreux passagers qui, chaque jour, effectuent le voyage vers la Suisse, un footballeur du LS, Guillaume Rippert. «J’ai l’impression d’avoir 15 ans et d’aller à l’école, raconte le Français. On rencontre des gens, l’ambiance est relaxe, c’est sympa. Et puis il y a le paysage…» Le temps d’une traversée dans un décor de rêve, nous avons évoqué le parcours du joueur, la saison avec son nouveau club et, bien sûr, la réalité du moment, ce Lausanne - Servette, derby lémanique qui, ce lundi soir, réchauffera la Pontaise.

■ A 13 ans à Clairefontaine
«Lorsque j’ai été admis à Clairefontaine (ndlr: l’Institut national du football, centre de préformation), j’avais 13 ans et cela a été dur pour mes parents de me voir partir, se souvient-il. Pour moi, c’était le top». Très vite, Guillaume Rippert s’est entièrement tourné vers le foot. Vous souvenez-vous qu’un jour de mai 2002, à Copenhague, la Suisse M17 des Senderos, Ziegler et autre Barnetta était devenue championne d’Europe? L’adversaire avait pour nom la France, avec un certain Rippert au poste de latéral gauche.

Son premier contrat pro, le Parisien l’a signé à Nantes, avant d’être prêté à Valenciennes, avec d’emblée une promotion en Ligue 1. Après trois saisons dans le Nord-Pas-de-Calais, Rippert a fait un détour par Metz (Ligue 2), avant de rejoindre Evian Thonon Gaillard pour une belle histoire de trois ans, concrétisée par deux promotions successives, direction la Ligue 1. Puis ce fut Energie Cottbus (2e Bundesliga) et enfin Laval (Ligue 2) avant d’arriver au LS, où il a signé pour deux saisons, avec option pour une année supplémentaire. A Evian, son épouse et ses trois jeunes enfants ont retrouvé leurs marques. Et le papa s’est mis à naviguer…

■ Râleur impénitent
L’homme a du caractère. Parfois même un peu trop. «Je suis assez sanguin, admet-il. C’est à la fois une qualité et un défaut. Mais à la moindre injustice sur le terrain, je râle. Ce qui m’a régulièrement valu quelques cartons ainsi qu’une réputation qui m’a parfois desservi». Cette saison, avec le LS, il en est à six jaunes, dont cinq pour… réclamation. «Il faut que je bosse là dessus, surtout que ça énerve le président».

■ Costauds en défense
Gaucher, Guillaume Rippert peut jouer latéral ou central, avec la même aisance. «Je suis plutôt latéral de formation, explique-t-il. Mais en France, mes meilleurs matches en Ligue 1, je les ai joués comme central. Je me souviens d’un en particulier, face à l’OM des Nasri, Ribéry ou Cissé. Cela dit, le poste de latéral me permet davantage de participer au jeu». Et comment vit-il la défense à trois instaurée par Marco Simone? «Je l’avais peu pratiquée jusque-là. Elle demande beaucoup d’efforts sur le plan physique. Tactiquement, il faut sentir lorsque vient le moment de serrer, de sortir, etc. Mais je trouve qu’avec le LS on défend mieux ainsi. J’ai l’impression qu’on est costauds et que les adversaires ont du mal à nous mettre en difficulté».

■ Chasseur ou chassé?
A 29 ans, Guillaume Rippert poursuit sa route en professionnel aguerri. A-t-il l’impression d’avoir fait le maximum? «Mon parcours a été idéal jusqu’à 17 ans. Puis j’ai raté pas mal de choses, par mauvais choix parfois, mais aussi parce que je me suis un peu endormi sur mes acquis. J’ai donc un petit goût d’inachevé. Mais j’essaie de ne pas avoir de regrets. J’ai disputé quelque 70 matches en première division et j’ai encore l’espoir de retrouver ce niveau». L’alchimie de la promotion, Rippert connaît. Quels sont les ingrédients nécessaires? «En général il faut un bon départ, puis une dynamique de victoires. Les choses alors s’enchaînent et, souvent, permettent à quelques joueurs d’exploser». Un scénario qui, pour l’heure, ne reflète pas le parcours du LS.

«L’équipe n’a pas montré tout son potentiel. L’objectif est réalisable, mais arrêtons d’y penser, le temps que chacun se mette à son véritable niveau! Le championnat est long et permettra de gommer ce qui n’a pas été bon jusque-là. Et je crois qu’il vaut mieux être chasseur que chassé. Je suis convaincu que Lausanne possède le meilleur CV de Challenge League, mais ça ne suffit pas à faire immédiatement une véritable équipe».

■ Le goût du derby
En août, sur la pelouse du Servette, le LS avait mené au score (but de Ianu) avant de céder dans le temps additionnel (2-1). «On veut se racheter et surtout poursuivre cette série positive, assure Guillaume Rippert. Cette rivalité lémanique, j’en entendais déjà parler lorsque je jouais à Evian. Un derby, c’est important pour le club et pour les supporters. Surtout, c’est fait pour être gagné. Dans notre situation, les trois points sont une obligation». (24 heures)

Créé: 10.11.2014, 15h02

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