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Ce LS qui va changer de propriétaire plafonne

GC a confronté le groupe de Celestini à ses limites. Comme un symbole pour ce qui se prépare en coulisses.

Jeffren Suarez prend le dessus sur Joël Geissmann.
Jeffren Suarez prend le dessus sur Joël Geissmann.
KEYSTONE

Le LS avait l’occasion de se faire une place dans la première moitié du classement. Il n’y est pas parvenu. Si l’on considère ce qu’il vient de proposer sur les trois dernières rencontres, le constat ne laisse aucun regret. Malgré ses progrès et la belle série réalisée entre le 26 août et le 22 octobre (15 points pris en 7 matches), cette équipe n’a pas suffisamment de qualités pour espérer vivre durablement au voisinage des meilleures formations du pays. Battu par Grasshopper en Coupe de Suisse, puis par Thoune, dans deux rencontres plutôt insipides, le LS s’est une fois encore incliné samedi soir, sur la pelouse du Letzigrund, devant des Sauterelles solides, patientes et finalement plus efficaces que ce visiteur qui, en 93’, n’a pas adressé un seul tir cadré en direction des buts du gardien Lindner.

«GC a aussi bien défendu que nous. Mais, surtout, il a bien mieux attaqué», soulignait Fabio Celestini au terme de la partie. L’entraîneur lausannois ajoutait: «L’équipe s’est battue sur tous les ballons. Elle aurait peut-être pu prendre un point. Mais offensivement nous n’avons pas été assez juste, assez vertical, assez vite». Lorsque deux formations paraissent bien campées sur leurs bases, ce qui était le cas dans ce duel, c’est effectivement sur le volume offensif, ou sur quelques gestes de qualité et d’inspiration supérieures, que la différence peut se faire. À cet égard, un homme a survolé les débats. Non pas par une activité débordante, mais tout simplement par ce qu’il a su mettre dans chaque ballon touché. Ce joueur, c’est Jeffrén. Formé au FC Barcelone, le Vénézuélien (29 ans) n’a sans doute pas réussi la carrière qu’il pouvait espérer, mais il reste un très beau footballeur. C’est lui qui avait inventé la superbe ouverture amenant le but zurichois en Coupe; c’est encore lui qui, samedi, a fait mouche d’une frappe sèche et précise sur un renvoi de Monteiro. À chaque fois que Jeffrén touchait le ballon, le «Letzi» pouvait sortir un instant de sa torpeur.

L’impossible équilibre

Le LS avait opté pour la prudence. Avec l’envie manifeste de porter son effort sur la dernière demi-heure. Le plan aurait pu marcher. Mais on a aussi vu que, malgré le changement d’orientation opéré (introduction simultanée de Zarate et Torres), les Lausannois sont restés très insuffisants dans la manœuvre offensive. C’est sans doute le cœur du problème actuel pour Celestini: comment verrouiller la défense tout en conservant suffisamment d’arguments pour aller chercher la victoire? Une question d’équilibre pour laquelle le coach ne trouve présentement aucune solution valable. On pourrait donc en déduire, alors qu’on approche de la mi-championnat, que le LS a probablement les moyens de se maintenir en Super League, mais que sa courbe de progression, avec cet effectif, semble avoir atteint ses limites.

Un constat intéressant au moment où la vente du club n’est plus qu’une question de semaines, voire de jours. Implanté à Rolle, le groupe Ineos (pétrochimie) devrait en effet devenir propriétaire d’un Lausanne-Sport qu’il faudra consolider d’ici à l’entrée dans le nouveau stade (été 2019). Mais avant que la transaction ne devienne officielle, il est impossible de dire quels moyens seront ceux du LS à l’avenir, quelle orientation entendra donner la nouvelle direction, et quels seront les protagonistes de la nouvelle équipe dirigeante. Le nom de Lorik Cana revient avec insistance. Formé en partie au LS, l’ancien capitaine de l’équipe d’Albanie (qui fut aussi joueur au PSG, à Marseille ou à la Lazio notamment) reviendrait à Lausanne pour assurer le rôle de directeur sportif. Il est donc vraisemblable que cette passation des pouvoirs arrive au meilleur moment. Comme si les signes d’impuissance de la première équipe révélaient l’impossibilité d’un nouveau développement dans les conditions actuelles.

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Grasshopper - LS 2-0 (0-0) Letzigrund. 5100 spectateurs. Arbitre:M. Tschudi. Buts: 68e Jeffrén 1-0, 93e Basic (penalty) 2-0. Avertissements: 49e Basic, 63e Djuricin, 80e Geissmann, 80e Torres, 91e Maccoppi. Grasshopper: Lindner; Bergström, Vilotic, Zesiger; Lavanchy (55e Pusic), Basic, Bajrami, Doumbia; Jeffrén (84e Fasko), Djuricin (90e Avdijaj), Andersen. LS: Castella; Monteiro, Manière, Rochat (75e Torres); Marin (64e Kololli), Tejeda (75e Zarate), Maccoppi, Gétaz; Campo, Geissmann; Margiotta.

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