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Le LS crée la surprise en gagnant à Bâle, une première depuis 17 ans

D’abord dominés, les Lausannois ont ensuite médusé des Rhénans loin de convaincre. Ce premier succès devrait faire un bien fou.

Les Lausannois (Pasche, Rochat, Kololli, Castella) savourent. Ils viennent de réussir un truc un peu dingue.
Les Lausannois (Pasche, Rochat, Kololli, Castella) savourent. Ils viennent de réussir un truc un peu dingue.
Keystone

Les victoires les plus inattendues ont de toute évidence une saveur sans égale. Il suffisait de voir la joie des joueurs – et du staff – lausannois, samedi soir, pour mesurer la portée de ce premier succès de la saison, obtenu sur le terrain du champion de Suisse. Quelques indications chiffrées viennent d’ailleurs souligner le caractère hors du commun de la performance. En fait, c’est très simple, jamais Lausanne ne s’était imposé au Parc Saint-Jacques!

Le dernier résultat positif en terre bâloise remonte en effet au 10 décembre 2000. Ce soir-là, à la Schützenmatte – le nouveau stade était alors en construction –, le LS de Pierre-André Schürmann l’avait emporté 3-2 grâce à des réussites signées Kuzba (deux fois) et un certain Lombardo, aujourd’hui assistant de Raphael Wicky au FCB. Extérieur et domicile confondus, cela faisait même 20 rencontres de championnat que les Lausannois n’avaient pas battu les Rhénans (17 défaites et 3 nuls). A la portée historique s’ajoute bien sûr une dimension immédiate et autrement plus importante, que le gardien Thomas Castella résumait ainsi au terme de la partie: «C’est un effort collectif qui est récompensé. Et j’espère que ce résultat va créer une dynamique positive qui doit nous servir dans les semaines à venir.»

Le football sait encore nous réserver d’incroyables scénarios. A vrai dire, après les 45 minutes initiales, on voyait mal comment le LS parviendrait à éviter la défaite. D’abord organisé pour défendre, avec solidarité et pas mal d’agressivité, dans une sorte de 5-4-1 qui éprouvait pourtant une peine infinie à se déployer un tant soit peu une fois la balle récupérée, le visiteur semblait condamné à retarder l’échéance. Jusqu’à ce pénalty accordé pour une faute de main (Manière) sur une frappe de Zuffi. Mais un autre fait de match allait avoir une incidence forte sur la suite: l’expulsion de Suchy, coupable d’avoir écopé de deux cartons jaunes en moins d’une minute, ce qui ne fait pas très sérieux pour un international tchèque.

Deux buts superbes

Bâle réduit à dix, le match s’est rapidement équilibré puisque Kololli a égalisé sur un superbe coup franc. Lausanne a alors trouvé un peu d’espace pour poser son jeu. Et avec la fragilité actuelle des Bâlois, il devenait évident qu’il pourrait se passer encore pas mal de choses. Malgré l’expulsion de Gétaz, le LS n’a jamais perdu les pédales. Au contraire, sur une action intéressante développée côté gauche, Campo – qui souffrait pourtant de crampes une poignée de secondes plus tôt – a pu adresser un centre tendu devant le but, que Geissmann est venu transformer dans un angle impossible. La surprise était en marche. Et contrairement à la saison passée, Lausanne n’allait cette fois-ci rien lâcher.

«C’est un grand soulagement et un immense plaisir de voir les joueurs fêter ainsi dans le vestiaire, notait Fabio Celestini. Avec ce début de saison difficile, un doute s’était insinué dans les esprits. Nous n’avons pas toujours très bien joué au football ce soir, mais au moins nous l’avons fait en équipe.» Un constat qui devrait permettre à l’entraîneur de poursuivre son travail avec quelques repères supplémentaires et aux joueurs d’envisager, peut-être, la suite avec un peu plus d’assurance.

Tout le contraire de Raphael Wicky et d’un FC Bâle rattrapés aujourd’hui par dix millions de questions, soit le nombre de visiteurs – cap franchi samedi, après 406 matches officiels – qui ont fréquenté le nouveau Joggeli depuis son ouverture, le 15 mars 2001. Nous évoquions samedi une formation rhénane «en quête d’identité». Le chantier paraît plus ouvert que jamais, alors que se profile, mardi soir, une visite à Manchester (face à United), dans une Ligue des champions qui a l’allure d’un défi bien trop grand pour la cuvée 2017-2018 de ce FC Bâle.

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