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Le LS laisse filer son match, cette fois sans circonstance atténuante

Sion n’était pas bon. Mais les Vaudois n’ont pas su en profiter, même en supériorité numérique.

Avec un homme de plus sur le terrain depuis la 56e, le LS de Taiwo n’a pas trouvé les ressources pour renverser le FC Sion.
Avec un homme de plus sur le terrain depuis la 56e, le LS de Taiwo n’a pas trouvé les ressources pour renverser le FC Sion.
KEYSTONE

«On ne peut pas faire l’heure qu’on fait et laisser ainsi filer le match.» Au moment de l’analyse, même s’il gardait tout son calme, Fabio Celestini paraissait dépité. On le serait à moins. Au fil des semaines, l’histoire a en effet la fâcheuse tendance à se répéter. En résumé, le LS propose et fait naître de jolis espoirs, avant de se prendre systématiquement les pieds dans le tapis. Ainsi, l’équipe vaudoise a livré hier un douzième match consécutif sans victoire, face à un FC Sion pourtant bien loin d’impressionner.

Pire, comme s’il était besoin de forcer le trait, les Lausannois ont littéralement offert le but au visiteur – énorme erreur d’appréciation de Custodio, qui a permis au malin Akolo de marquer juste avant la mi-match –, avant de se montrer totalement incapables d’exploiter une longue période de supériorité numérique, consécutive à l’expulsion du défenseur Zverotic (56e).

Une seule occasion véritable

C’est peut-être bien ce dernier constat qui froisse et inquiète le plus. En trente-huit minutes à 11 contre 10, Lausanne ne s’est ménagé qu’une seule occasion véritable. Il a ainsi fallu attendre la 88e minute pour voir Kololli vendanger le superbe centre de Gétaz qui avait la valeur d’une égalisation. Seul à 8 mètres, l’Aiglon a réussi à mettre sa volée au-dessus des buts de Mitryushkin. «En deuxième mi-temps, c’est un groupe sans capitaine qu’on a vu sur le terrain, notait l’entraîneur du LS. Je n’ai pas senti une équipe qui voulait vraiment revenir au score. Et la situation du 11 contre 10 permet de voir les défauts à la loupe.» Si les joueurs ont de la peine à l’admettre, cette vérité-là est pourtant criante: il manque dans ce groupe lausannois des personnalités fortes, à même de prendre leurs responsabilités, surtout lorsque les circonstances particulières d’un match l’exigent. Or, qui pourrait revendiquer ce rôle dans ce qui a été présenté face à Sion?

Avec ce LS incapable d’imprimer un peu de rythme, d’asseoir sa domination technique, et ainsi d’amener le péril dans la maison sédunoise, le visiteur a pu gérer son petit avantage sans grand souci, s’offrant même plusieurs possibilités de l’augmenter en contre. Coach du FC Sion, Peter Zeidler ne tirait pas de grande satisfaction autre que celle du résultat. «On a rencontré de grands problèmes en première période, comme jamais cette saison, admettait l’Allemand. Heureusement, Lausanne n’a pas marqué. Quant à savoir si notre but était mérité…»

C’est vrai, la question du mérite ne fait pas toujours sens en football. Mais le LS avait posé suffisamment de jalons durant les quarante-cinq minutes initiales pour espérer autre chose que ce mauvais scénario. Que serait-il arrivé si Ben Khalifa, bien maladroit sur un centre du très bon Pak, avait ouvert le score à la 31e minute?

Un déclin inexplicable

Mais, à l’image de Campo, le LS a décliné au moment où il aurait dû se manifester avec le plus de vigueur et de qualité. Combien de passes ratées, de centres avortés? Et combien de décisions manquant de courage, de personnalité, justement? Il y a dans chaque match des périodes où il convient d’en faire un peu plus, oser un dribble, prendre une initiative qui permet un déséquilibre, et ainsi d’amener l’adversaire dans l’inconfort. De tout ça, on n’a malheureusement rien vu. «On avait tout pour gagner ce match, constatait pour sa part Jérémy Manière. En première mi-temps, Sion n’a pas existé. Mais on a trop souvent manqué de justesse.»

Au sens large du terme, est-on tenté d’ajouter. Si Lausanne a réussi à ne pas trop songer au classement ces dernières semaines, la situation commence à prendre un caractère d’urgence avec les prochains déplacements (à Lugano samedi, puis à Vaduz le 19 mars).

Les joueurs entrent ainsi dans une nouvelle phase de leur saison. Qui demandera autant de courage – celui de s’affirmer notamment – et d’abnégation que de valeur technique ou de sens tactique. Fabio Celestini le sait pertinemment. «Dans les vingt dernières minutes d’un match, il faut batailler, mettre autre chose que seulement du ballon.» Ce LS en est-il capable? A chacun d’apporter sa réponse.

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