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LS: Le projet jeune et local est-il toujours d'actualité?

Des éléments symbolisant la philosophie du club ont quitté un LS qui a subi un coup de vieux durant l’été. Explications à deux jours de la reprise.

Fabio Celestini et le LS retrouvent la Super League samedi avec la réception de Saint-Gall à la Pontaise (19 h).
Fabio Celestini et le LS retrouvent la Super League samedi avec la réception de Saint-Gall à la Pontaise (19 h).
DOMINIQUE FAVRE

«On ne gagnera probablement pas le trophée M21 cette saison.» Sourire en coin, Fabio Celestini fait référence à la distinction qu’a obtenue le LS lors du dernier championnat de Super League grâce à son travail de promotion de la relève. L’entraîneur ne se voile pas la face: il est bien conscient du coup de vieux qu’a subi son équipe durant le mercato, principalement en raison des arrivées de Rochat (34 ans), de Mesbah (32 ans), de Zarate (32 ans) et de Bojinov (31 ans).

Le LS avait toutefois ciblé son recrutement dans ce sens. «Ce sont des joueurs qui vont nous apporter leur expérience, leur sérénité et leur leadership. Soit des valeurs qui nous faisaient défaut la saison passée», détaille le technicien. En d’autres termes, Lausanne souhaitait «rééquilibrer» son contingent, selon les propos du président Alain Joseph. Il l’a fait. Reste qu’il a dans le même temps enregistré les départs de Ben Khalifa (25 ans, Saint-Gall), de Custodio (22 ans, Lucerne) et de Lotomba (18 ans, YB); trois éléments qui symbolisaient le projet jeune et local du club.

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Ajoutés au mercato estival de 2016, et notamment à la vente de Lavanchy (23 ans) à GC, les récents mouvements – qui comprennent également les arrivées de l’Argentin Marin (25 ans), de l’ex-Servettien Delley (28 ans) et de l’ancien Thounois Geissmann (24 ans) – ouvrent la porte à une interrogation: le projet vaudois est-il toujours d’actualité? «Bien sûr, répond Alain Joseph. C’est vrai que trois joueurs situés au cœur de notre philosophie sont partis. Mais ces transferts ont été compensés par le retour de prêt de Zeqiri (18 ans) et les ascensions en première équipe de certains jeunes issus de Team Vaud (Hrubik, Kabacalman, Asllani). L’identité locale est toujours présente, l’effectif comptant aujourd’hui plusieurs éléments formés au club ou vaudois (9).»

Ajustement nécessaire

Certes. Il n’empêche que la ligne n’est plus tout à fait du même acabit. Car si les jeunes du cru sont là, il reste encore à vérifier combien d’entre eux seront en mesure de briguer un rôle de titulaire cette saison. Fabio Celestini va plus loin que son président: «On a dû légèrement revoir le projet, concède-t-il. Pourquoi? Parce qu’on est montés trop vite en Super League. Le plan de base était établi sur cinq ans. Il devait nous amener dans l’élite à l’aube de l’arrivée du nouveau stade. Sauf qu’on y est déjà et que ce serait une catastrophe de ne plus y figurer le jour où l’enceinte de la Tuilière sera inaugurée. Du coup, la priorité n’est plus seulement l’identité locale. C’est aussi l’aspect sportif. Et, dans cette optique, il y a des choix qu’on est forcés de faire. Comme celui d’enrôler des éléments confirmés, par ailleurs susceptibles d’encadrer des jeunes à qui on ne peut pas donner trop de responsabilités à leur âge. Dans ce sens, on cherchera en premier lieu à engager des joueurs de la région, voire du pays, à l’image de Rochat. Mais on se rend rapidement compte qu’on est obligés de ratisser plus large.»

Sur le marché des transferts, le Lausanne-Sport se heurte en effet à plusieurs limites, financières ou relatives au réservoir à disposition et à l’attractivité du club. Quand on sait que celui-ci est dans le même temps voué à perdre ses meilleurs éléments chaque année…

Lotomba, l’exemple parfait

«C’est la réalité du LS et des équipes suisses en général, chacune à son échelle, poursuit Alain Joseph. D’où l’importance de miser sur la formation. De développer nos jeunes en les encadrant, de les préparer au haut niveau, de les mettre en valeur et de leur faire franchir un cap en les vendant dans un plus grand club, comme on l’a fait avec Lotomba. C’est ça le projet!»

Il est synonyme de plus-value financière, «une source de revenu qui nous permet de poursuivre le processus», conclut le président.

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