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Le LS fait le spectacle et boucle l’année 2017 en fanfare

Lausanne a dominé Zurich ce dimanche pour occuper une belle 5e place en Super League. Ce qui n’exclut pas quelques questions pour la suite.

La joie des joueurs lausannois après le 4ème but.
La joie des joueurs lausannois après le 4ème but.
Keystone

Le Lausanne-Sport a bouclé l’année 2017 comme il l’avait entamée, sur un match spectaculaire qui s’est traduit par une avalanche de buts. Au 4-4 face à Lucerne, le 5 février, a ainsi répondu ce 5-1 face à Zurich. Dans l’intervalle, l’équipe de Fabio Celestini a vécu toutes sortes de scénarios, des plus fous aux plus poussifs. Mais ce qui ressort de cette dernière ligne droite avant les Fêtes, c’est davantage de régularité dans la performance, de même qu’une compétitivité accrue. «Mentalement, l’équipe a livré une grande performance, soulignait l’entraîneur du LS dimanche en fin d’après-midi. Certains matches se goupillent plutôt bien. Et si on a eu un peu de réussite face à Zurich, on a su la provoquer.»

Lausanne a donc marqué cinq fois, avec quatre buteurs différents. Cinq jolies réussites de surcroît, à commencer par l’ouverture du score – Margiotta efface habilement Bangura avant de décaler Kololli, dont la frappe croisée ne laisse aucune chance à Vanins – ou encore le 2-0 – service de Geissmann par-dessus la défense pour Zarate qui passe devant son adversaire avant d’armer une frappe précise. Une envie collective et des gestes de qualité chez l’hôte, ce FCZ sans venin n’y a pas résisté bien longtemps. Même s’il aurait pu réduire le score (à 2-1) sur un face-à-face Dwamena-Castella qui a tourné à l’avantage du gardien fribourgeois (36e). L’affaire s’est donc retrouvée classée dès la pause. Après les deux premiers classés (Bâle et YB), Lausanne a ainsi battu le 3e de Super League, prouvant qu’il avait les moyens de s’imposer contre tout le monde. Il s’agit évidemment d’une heureuse nouvelle.

A l'abri des mauvaises surprises?

Le LS passera donc la pause d’hiver dans la première moitié du tableau, un résultat remarquable, surtout si l’on songe aux difficultés rencontrées en début de saison. Faut-il penser pour autant qu’il est à l’abri de toute mauvaise surprise au printemps? Ce serait sans doute la pire analyse. Comme il est difficile de cerner avec précision la valeur de cette équipe, il apparaît bien hasardeux, dans cette compétition très ouverte, d’émettre un pronostic fiable sur l’identité des formations les plus exposées à une dernière place qui menace. En même temps, les Lausannois ne se trouvent qu’à deux points d’une place européenne. Pour Benjamin Kololli, l’homme en forme, l’objectif est clair: «Il faut regarder devant. Nous en avons les moyens.» Euphorie du moment ou conviction profonde?

L’entraîneur, lui, souhaite voir arriver de nouveaux joueurs pour étoffer son effectif, à la fois en quantité et, bien sûr, en qualité. Ce qui apparaît d’autant plus nécessaire que le LS pourrait perdre Samuele Campo – son baromètre offensif – dès cet hiver. Les discussions avec le FC Bâle, le club formateur du milieu offensif, paraissent en effet avancées.

Avec Pablo Iglesias?

Dans ce contexte, la nomination d’un directeur sportif est attendue avec impatience. Mais cette quête n’est pas simple et il serait étonnant – pour une question de délais notamment – qu’un homme providentiel apparaisse et puisse rapidement influencer le cours des événements. Depuis plusieurs semaines, le nom de Pablo Iglesias circule avec toujours plus d’insistance. Dimanche, une rumeur donnait même l’affaire conclue. En vérité, si le contact est bel et bien réel, si l’intérêt réciproque s’avère évident, et si cette solution «locale» s’inscrit avec justesse dans le projet Ineos, rien n’a été signé à ce jour. Longtemps directeur technique de l’ACVF, Iglesias a rejoint l’ASF l’été dernier, avec différentes tâches, dont la responsabilité de l’équipe de Suisse M20. Au-delà de l’aspect loyauté, notion pas tout à fait révolue malgré les us et coutumes du milieu, on comprend aisément qu’un tel contrat ne se casse pas du jour au lendemain.

Il est donc probable que le LS soit obligé de «bricoler» encore quelques mois. En sachant, heureuse consolation, qu’il ne pourra pas se planter davantage qu’il ne l’a fait l’été passé avec, par exemple, des Bojinov ou Mesbah, arrivées qui devaient être importantes, sur le plan de l’expérience, et qui se sont très vite transformées en fiasco.

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