Ayant mal à sa défense, le LS doit commencer ses matches à l’heure

FootballAvec 45 buts encaissés, Lausanne présente la défense la plus perméable de Super League. Il s’agit d’éradiquer les faux départs.

 Alain Rochat lors du match Lausanne-Lucerne.

Alain Rochat lors du match Lausanne-Lucerne. Image: Pascal Müller/A

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Avec trois revers consécutifs, l’année a très mal commencé pour Lausanne qui a déjà encaissé 9 buts en 2018, ce qui en fait dorénavant la plus mauvaise défense du pays avec 45 buts (soit trois de plus que celle du FC Thoune). Ce faux départ prolongé, au-delà des circonstances, révèle l’existence de problèmes récurrents. À commencer par un manque de concentration rédhibitoire et des erreurs individuelles condamnant chaque fois le LS à courir derrière le score. «Si l’on doit attendre d’être menés 2-0 pour commencer nos matches, cela devient vite compliqué», pestait à raison Fabio Celestini dimanche soir à Sion après le derby romand qui avait vu son équipe craquer après seulement 2 minutes. Remarquez, c’était déjà mieux qu’à Lucerne où le visiteur, tête en l’air, n’avait tenu le 0-0 que pendant 30 secondes…

Si toutes les minutes ont bien sûr la même durée, il y en a qui s’avèrent plus importantes que d’autres et Lausanne, sur ce plan-là, ne sait pas toujours les maîtriser. Au point, durant le présent exercice, d’avoir déjà encaissé neuf buts dans le premier quart d’heure. C’est évidemment beaucoup trop, surtout quand ses oublis défensifs ne sont pas compensés par une frénésie offensive suffisamment payante. «On démarre nos matches en ayant le plan A trop rapidement mis à la poubelle, note le tout nouveau directeur sportif, Pablo Iglesias. Depuis la reprise, notre principal adversaire, ce n’est pas notre opposant mais nous-mêmes.»

Comment en sortir?

Comment en est-on arrivé là et surtout comment espérer en sortir? On a posé la question à Stéphane Grichting, l’ex-défenseur de Sion, d’Auxerre et de GC. L’ancien international suisse a parfois été confronté durant sa carrière à ce genre de situation. «Lausanne ne doit pas se focaliser sur ce qui ne va pas, au risque de perdre ce qui fait sa force, estime le Valaisan. Pour passer un palier, l’équipe doit optimiser les bons moments et minimiser ses passages à vide. Pour un défenseur, les premières minutes sont déterminantes, surtout mentalement. Il doit alors gagner ses duels, manger l’attaquant et non l’inverse.» La saison dernière, assez curieusement, le problème du LS se situait plutôt dans des fins de parties mal gérées, avec pas moins de sept buts encaissés dans les arrêts de jeu.

Les Vaudois se retrouvent souvent victimes de leur style de jeu flamboyant et parfois d’une insouciance juvénile qui les fait abandonner une élémentaire prudence. «Ce n’est pas une équipe qui bétonne ou qui joue pour se rassurer, confirme Grichting. Garer le bus devant le but n’est pas le style de la maison. Le LS a aussi pris l’habitude de vivre sur des cycles. Aux enchaînements positifs succèdent des séries négatives.»

Question d’expérience

L’Argentin Marin limité, Rochat parfois dépassé, Monteiro jamais à la merci d’une bourde, Loosli, la dernière recrue, encore trop tendre, l’équipe souffre aujourd’hui de l’absence du défenseur expérimenté que Lausanne n’est pas parvenu à recruter cet hiver. Déjà complexe à assimiler en lui-même car il nécessite une forme d’apprentissage exigeant, le système de Celestini impose aussi aux hommes de couloir des efforts défensifs que ni Kololli ni Schmid n’ont vraiment consenti à Sion. «Aujourd’hui, reprend Iglesias, l’équipe présente une véritable identité de jeu mais n’est pas récompensée de ce qu’elle montre à l’entraînement.» Pour le coach, c’est la question même de l’équilibre qui doit primer. «Avec mes idées, admet Celestini, je ne place pas mes joueurs dans la facilité. Ce qui m’inquiète, c’est la répétition des erreurs que l’on pourrait aisément éviter. Paradoxalement, on réussit mieux les choses compliquées.»

Après avoir raté ses sorties dans un passé encore récent, Lausanne doit urgemment apprendre à soigner ses entrées en 2018. Et cela commence dès samedi. Faute de quoi, l’ambiance pourrait vite devenir pesante du côté des Plaines-du-Loup, sachant qu’Ineos a les yeux rivés – peut-être un peu vite – sur l’Europe. L’objectif du nouveau propriétaire n’était en tout cas pas de se retrouver mêlé à la lutte pour le maintien, ce qui est dorénavant le cas. (24 heures)

Créé: 21.02.2018, 09h54

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