«Pour moi, être président du LS est un vrai rêve devenu réalité»

FootballMalgré les résultats décevants de ce début d’année, David Thompson ne cache pas son plaisir de se retrouver à la tête du club vaudois.

Pour David Thompson, il ne fait aucun doute que le LS sauvera sa place en Super League.

Pour David Thompson, il ne fait aucun doute que le LS sauvera sa place en Super League. Image: Chantal Dervey

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On imaginait rencontrer, vendredi au siège d’Ineos à Rolle, un David Thompson à la fois pressé et préoccupé par la menace de relégation qui plane sur ce LS dont il a pris les commandes il y a moins de cinq mois. Notre surprise fut donc aussi grande qu’agréable de parler avec un homme détendu qui donne l’impression de s’identifier chaque jour davantage à un club auquel il a plus que jamais envie de redonner son lustre d’antan.

Depuis deux mois, est-il plus stressant d’être directeur chez Ineos ou président du LS?
(Il sourit.) Ni l’un ni l’autre. Avec les années, j’ai appris à gérer le stress dans mon activité professionnelle. Quant au LS, malgré les résultats mitigés j’ai chaque jour davantage de plaisir à occuper cette fonction. Vous me croyez ou pas, mais pour moi être président du LS est un vrai rêve qui est devenu réalité. Pour être sincère, la fin de l’année dernière a été la période la plus compliquée, non seulement parce que je découvrais un monde nouveau mais aussi parce que beaucoup de choses devaient être organisées. Mais depuis les arrivées de Pablo Iglesias et de Bob Ratcliffe (ndlr: respectivement directeur sportif et CEO), c’est presque que du bonheur.

La situation sportive du LS ne semble donc pas trop vous inquiéter…
Pas trop, non. Contre Bâle, une référence en Suisse, l’équipe a montré ce dont elle est capable lorsque l’implication et la concentration sont les bonnes. Si elle renouvelle régulièrement ce type de performances, je suis certain que les victoires arriveront très vite. Je ne commencerai à m’inquiéter que si les résultats restaient les mêmes ces prochaines semaines. Ce que je ne crois pas.

Le cas échéant, le risque de relégation serait grand, non?
Oui, mais c’est une éventualité que je n’envisage pas aujourd’hui. Et puis, une éventuelle relégation du LS en Challenge League ne serait pas accueillie comme un drame mais comme un regrettable contretemps dans notre ambition de faire du LS un club européen.

Qui, de Bob Ratcliffe ou de vous, est le vrai boss du LS?
Bob est responsable de tout ce qui concerne la bonne marche du club au quotidien. Mais quand il s’agit de prendre une décision stratégique importante ou de consentir un important investissement financier, le dernier mot me revient. Le tout avec la bénédiction de Jim Ratcliffe (ndlr: le patron d’Ineos), naturellement. Sachez surtout qu’avec Bob et Pablo, l’harmonie est parfaite et les contacts sont permanents.

Ne regrettez-vous pas un peu aujourd’hui que Pablo Iglesias n’ait pas pu vous rejoindre avant le 1er février?
Non, car je pense que même s’il était arrivé deux mois plus tôt, cela n’aurait pas changé grand-chose en matière de transferts. Pour avoir tenté de le faire, je suis bien placé pour vous confirmer qu’il est très compliqué, pour quelque club que ce soit, de débaucher de très bons éléments confirmés durant le mercato hivernal. Raison pour laquelle nous avons choisi de miser sur de très bons jeunes, avec les risques que cela comporte. Et puis, n’oublions pas non plus qu’à Noël nous avons perdu Campo, l’un de nos meilleurs éléments.

Qui a choisi les renforts arrivés cet hiver?
Pour s’occuper du recrutement, et sans négliger l’aide de Stefan Nellen, il n’y avait alors que Fabio et moi dans l’organigramme. Il est donc facile de deviner qui a donné son accord final technique sur l’identité des nouveaux venus.

En janvier, vous évoquiez à demi-mot la possibilité de voir un LS européen avant le délai de trois ou quatre ans fixé en novembre. Le regrettez-vous?
Non, car il faut être ambitieux lorsque l’on entreprend quelque chose. Mais, malgré notre bon classement (5e), je me rendais bien compte que décrocher une place européenne serait ce qu’on appelle la crème sur le gâteau (sic). Cela dit, notre seul vrai objectif, cette saison, reste de nous maintenir en Super League. Il n’y a donc pas de pression particulière sur qui que ce soit. Fabio n’en a d’ailleurs pas besoin. Celle qu’il se met lui-même est bien suffisante pour ne pas en rajouter.

Dans cette optique, le LS va disputer un nouveau match très important contre Lugano, lundi prochain.
Effectivement, et il faudra le gagner celui-là!

En tant que président, que pouvez-vous faire pour que votre équipe l’aborde le mieux possible?
C’est la question que je me pose depuis quelques jours. J’aimerais être utile sans déranger. Raison pour laquelle je vais en parler avec Fabio (Celestini) et lui demander ce qu’il juge utile pour le bien de l’équipe. Jamais, par exemple, je ne pénétrerai dans le vestiaire pour parler aux joueurs sans son autorisation. D’ailleurs, après les matches, je me contente toujours de les féliciter ou de les encourager, dans le couloir qui rejoint le vestiaire. Jamais je ne vais au-delà.

En cas de maintien, comment voyez-vous l’avenir du LS?
Pour ce qui concerne la première équipe, nous avons déjà préparé un programme qui porte sur les quatre-cinq prochaines années. Avec, bien sûr, Pablo Iglesias comme pierre angulaire. L’objectif est de renforcer la colonne vertébrale afin que l’équipe soit plus solide et expérimentée. Puis d’étoffer le groupe. À ce propos, nous savons déjà assez précisément de quel type de renforts nous aurons besoin. Pablo travaille depuis son entrée en fonction pour dénicher ces joueurs. Pas seulement pour le prochain mercato estival, mais pour les suivants aussi. Comme je l’ai souvent répété, nous avons un projet ambitieux pour le LS, mais il ne s’agit pas non plus de brûler les étapes. Et puis, comme le prouvent chaque année les différentes compétitions, l’argent ne suffit pas pour avoir du succès.

Avant cela, il y aura encore quelques week-ends de souffrance…
(Il se marre.) Mais non, je vous promets que je ne souffre pas lorsque j’assiste à un match du LS. En tout cas, mon plaisir est bien supérieur à mon anxiété. (Il marque une pause avant de poursuivre, amusé.) En revanche, j’avoue vraiment stresser quand je ne suis pas présent au stade. Pendant une heure et demie, je ne cesse de regarder mon téléphone pour me tenir au courant de l’évolution du score. Et si vous m’aviez dit, il y a quelques mois, que je pourrais avoir un tel comportement, jamais je ne vous aurais cru! Mais bon, je me sens tellement impliqué dans cette nouvelle aventure – au même titre, du reste, que tous ceux qui œuvrent pour ce club – qu’une telle osmose est peut-être inévitable. (nxp)

Créé: 26.03.2018, 08h05

Un nouveau logo cette semaine déjà

Au Lausanne-Sport, les premiers mois de l’ère Ineos n’ont pas été en pente douce.
À des résultats loin d’être conformes aux espoirs nés d’une onéreuse campagne de transferts est venue se greffer une grosse polémique avec une partie des supporters au sujet du nouveau logo du club. Une confrontation qui a incité David Thompson à rencontrer une délégation de ces fans. «Dans un premier temps, j’avoue avoir été très étonné par les vives réactions qu’ont suscitées le liseré orange et le «O» caractéristique d’Ineos, explique le président. Nous avons donc dialogué avec les supporters, et je dois reconnaître que Bob et moi avons ensuite été surpris par l’excellence de leurs explications. La discussion, constructive et jamais négative, nous a permis de mieux mesurer l’importance de certaines choses pour eux. À ce propos, je suis certain que jamais un tel échange n’aurait pu exister avec des supporters anglais. Du coup, nous allons proposer, cette semaine déjà, une nouvelle version de ce logo qui, j’espère, satisfera cette fois les deux parties.»
Le logo sera-t-il sans couleur orange et avec un «O» normal? «Ça, vous le découvrirez en temps voulu, conclut David Thompson. Mais je tiens à préciser que nous n’avons absolument pas inséré ce «O» différent pour des raisons commerciales. Nous voulions simplement ajouter une petite touche esthétique. Une erreur que nous allons corriger.»

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