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Ravet revient à Lausanne dans la peau du puncheur

L’ancien joueur du LS est devenu le meilleur passeur de Super League sous les couleurs d’YB. Rencontre avant le match de dimanche (13h45).

Le "petit taureau" des Young Boys retrouvera dimanche la Pontaise.
Le "petit taureau" des Young Boys retrouvera dimanche la Pontaise.
Keystone

Lausanne, Grasshopper, puis les Young Boys. En débarquant en Suisse à l’été 2013, Yoric Ravet n’imaginait pas qu’il y trouverait un cadre propice à son développement personnel. Mais au fil des mois, le Grenoblois s’est fait une place de choix dans notre championnat. Aujourd’hui, il est même devenu le meilleur passeur de Super League (15). Une statistique pas tout à fait anodine, comme il nous l’explique à quelques heures de son retour à la Pontaise, dimanche à 13 h 45, à l’occasion du match LS - YB.

«A mes yeux, cela représente en effet quelque chose. Cela veut dire que mon travail est bien fait. Il est valorisant d’être ainsi mis en avant. En faisant une bonne dernière passe, je facilite la tâche de l’attaquant; c’est aussi important que de marquer des buts.» Avec Guillaume Hoarau à la pointe de l’attaque (16 buts, meilleur réalisateur actuel), YB est là encore bien pourvu. Les deux hommes ont d’ailleurs développé une certaine complicité. «Il a facilité mon intégration dans l’équipe, souligne Ravet. Et je crois que cela se voit sur le terrain». Mais, s’il se distingue au niveau des assists, Ravet reste un peu en retrait pour ce qui est des buts (3). «Je dois encore m’améliorer à la finition, admet-il. Parfois, je cherche trop la solution en force lorsque je suis bien placé. J’y travaille.»

«Lausanne m’a permis de découvrir quelque chose de nouveau et de faire parler de moi»

C’est Laurent Roussey qui avait amené Ravet au LS. Le jeune joueur offensif portait alors les couleurs de l’AS St-Etienne, où les perspectives ne semblaient pas très bonnes. «Il me restait un an de contrat, mais je jouais peu, se souvient-il. Lausanne m’a permis de découvrir quelque chose de nouveau et de faire parler de moi. Venir en Suisse m’a surtout donné la possibilité d’enchaîner les matches. Et c’est exactement ce dont j’avais besoin.» Dans la longue liste des joueurs étrangers venus à Lausanne ces dernières années, Ravet représente l’une des trop rares satisfactions. D’ailleurs, GC s’est rapidement intéressé à lui. Et après une saison et demie chez les Sauterelles (18 buts et 15 assists en 63 matches), c’est YB qui s’est manifesté, lors de la pause d’hiver 2015/16.

Davantage de confiance

Renato Steffen venait alors de quitter Berne pour le FC Bâle. Et le passage de Ravet vers Berne s’est alors très vite concrétisé. Une solution que ni le joueur ni son nouveau club ne regrettent aujourd’hui. «Désormais, j’ai plus de confiance en moi. Une forme de régularité s’est mise en place, qui me permet d’éviter les périodes creuses que j’avais, par exemple, au début de ma carrière. Dans ce contexte, tu tentes plus de choses. Et, ainsi, tu progresses.»

Cet hiver, des rumeurs l’annonçaient à Toulouse ou à Nice. Mais Yoric Ravet (27 ans) assure qu’il se sent très bien à Berne, où son contrat court jusqu’en juin 2019. Le citoyen d’Ostermundigen s’est d’ailleurs marié l’été dernier. Et il ne pense présentement qu’à bien terminer l’exercice 2016-2017 avec le club de la capitale.

Une saison pourtant contrastée, si l’on songe d’une part à l’écart qui sépare YB du leader rhénan, ou d’autre part à la récente élimination en quart de finale de la Coupe, face à Winterthour (2-2 tab), au Stade de Suisse. «On avait tout pour bien gérer ce match (ndlr: YB menait 2-0 à la pause, avant de s’endormir). Et on a loupé je ne sais combien d’occasions. Nous étions tous abattus. Mais il a fallu très vite rebondir, c’est notre job.» L’épisode reste tout de même particulièrement douloureux pour Ravet, qui a manqué le penalty décisif. «C’est vraiment le gros point noir de la saison, confirme-t-il. C’est la première fois que je ratais un penalty dans cette situation. Mais je crois aussi que ce n’est pas à cet instant précis que nous avons perdu ce match. Et si l’occasion se présente à nouveau, je n’hésiterai pas à me proposer pour tirer.»

La Pontaise avec plaisir

Dans le jeu bernois, Yoric Ravet apporte son punch sur le côté, sa vitesse, la qualité de ses centres, la puissance de sa frappe. Il est ce petit taureau qui vient percuter et mettre dans l’embarras n’importe quelle défense. Dimanche, il retrouvera la Pontaise, «avec plaisir», dit-il. En 2013/14, il avait tout de même inscrit 8 buts en 29 rencontres. Cette saison, il a pris part au 7-2 du premier tour, mais n’avait pas été aligné au 2e tour (LS - YB 1-2) en raison d’une blessure.

«Je sais que le coach lausannois apprécie le beau football et qu’il va rester fidèle à ses principes. C’est d’ailleurs comme ça que le LS s’en sortira. J’ai vu Lausanne faire de super-matches; je crois vraiment que l’équipe ne mérite pas sa place actuelle.» A propos de classement, l’objectif est clair pour les Young Boys: défendre ce 2e rang synonyme de barrage pour la Ligue des champions. L’été passé, les Bernois avaient échoué devant Mönchengladbach, après avoir éliminé le Shaktar Donetsk. «On a envie de retrouver l’ambiance de ces grands matches, d’entendre ces musiques qui font qu’on kiffe tellement le foot».

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