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Le rêve européen de Marín commence par la Pontaise

Nouveau continent, nouveau départ. L’Argentin arrive au LS en provenance de Boca Juniors. Portrait à la veille du coup d’envoi en Super League.

Leandro Marín, 25 ans, a connu jusque-là une trajectoire en dents de scie.
Leandro Marín, 25 ans, a connu jusque-là une trajectoire en dents de scie.
Dominic Favre

Leandro Marín est l’une des plus jeunes recrues d’un Lausanne-Sport qui a pris un coup de vieux avec les arrivées de Rochat, Mesbah, Zarate et Bojinov (32 ans de moyenne d’âge). Même si son transfert a fait moins de bruit que celui des joueurs précédemment cités, son profil n’en est pas moins intéressant. Le latéral argentin, âgé de 25 ans, débarque de Boca Juniors, une des plus grandes institutions d’Amérique.

Lausanne, premiers pas en Europe

Ce Patagon, arrivé à 15 ans au sein du club de Buenos Aires, vivra sa première expérience à l’étranger au LS. «Je suis très satisfait d’être ici, dit-il d’entrée. C’est un beau club, je m’y sens à l’aise et j’ai été très bien accueilli.»

Bien qu’il eût pu trouver une nouvelle formation en Argentine, Marín a jugé, lorsque son agent lui a fait part de l’intérêt du club vaudois, qu’il était temps pour lui de passer un cap. Et même de franchir un océan. «J’avais toujours prévu de venir jouer en Europe, où il y a plus de niveau et de concurrence qu’en Argentine. En Amérique du Sud, la majorité des joueurs rêvent d’une expérience ici.»

Leandro Marín s’est renseigné sur l’histoire du LS. «Je sais que c’est une des équipes suisses les plus titrées en coupe nationale.»

Un prodige sans repères

Le voyage a des allures de nouveau départ pour un joueur précoce mais pas épargné par les galères. International jeunes – il participa au Championnat sud-américain M17, au Tournoi de Toulon et à la Coupe du monde M17 en 2009 –, il est lancé en première division argentine à seulement 18 ans. Tout va très vite pour le jeune adolescent, qui se retrouve rapidement mal entouré. Habituellement sage, il succombe aux distractions nocturnes, notamment lors d’une convalescence prolongée suite à une blessure au genou. «J’étais jeune, dans une grande ville, j’avais facilement accès à tout, se justifie-t-il. Mais j’ai appris à gérer cela. Aujourd’hui, j’ai une famille, je suis beaucoup plus mûr.»

Une deuxième blessure au genou l’a contraint de vivre une année 2011 vierge de match. Il ne retrouva pas non plus les terrains en 2012 puisque, en forme mais incapable de s’imposer, il n’est jamais retenu dans le groupe. «Il m’a fallu deux ans pour retrouver mes sensations après ces deux blessures, regrette-t-il. Pendant ces deux ans, je n’ai pas eu ma chance.» Celle-ci finit par lui sourire lorsque l’entraîneur Carlos Bianchi lui ouvre la porte de son onze.

Star du Web pour un tacle

Régulièrement titularisé en championnat, il découvre également la Copa Libertadores, équivalent sud-américain de la Ligue des champions. Il se fait même connaître internationalement pour un tacle assassin qui fait un véritable «buzz» sur les réseaux sociaux. «C’était mon premier carton rouge, je ne suis pas un joueur violent», insiste l’homme aux 150 000 abonnés sur Twitter, alors que Gonzalo Zarate gesticule dans son dos, s’amusant à le contredire.

A compter de son retour en grâce, «Lea» traverse deux années contrastées. Il connaît de nouvelles blessures et quelques mises à l’écart, mais dispute tout de même bon nombre de matches sous les couleurs «xeneize».

Devenu indésirable il y a un an et demi, il est successivement prêté six mois à Tigre et un an à Arsenal de Sarandí – deux clubs secondaires de Buenos Aires – avant de plier définitivement bagages. Aujourd’hui, il a confiance en ses qualités pour s’imposer dans le onze de Fabio Celestini. Celui qui peut jouer ailier, latéral ou défenseur central s’estime prêt à surmonter les différences tactiques entre l’Argentine et l’Europe: «J’ai côtoyé des entraîneurs qui savaient comment on joue ici, ça ne me fait pas peur.»

S’il ne parle pour l’instant qu’espagnol, Marín assure que la communication fonctionne au sein d’un LS de plus en plus international. «Les consignes me sont données en anglais, en italien et parfois en espagnol, détaille-t-il. Mais je vais bien sûr apprendre le français, comme toutes les recrues.»

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