«La saison prochaine, on sera largement premier si…»

FootballStefan Nellen, vice-président du LS, se projette vers l'avenir pour mieux chasser la déception.

Le vice-président du LS ne veut pas céder au découragement.

Le vice-président du LS ne veut pas céder au découragement. Image: Keystone

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Dans les pronostics d’avant saison, compte tenu aussi de l’investissement financier très conséquent d’Ineos, il était clair que Lausanne allait survoler le championnat de Challenge League. Mais les choses, on le sait, ne se sont pas déroulées exactement, et de très loin même, comme les responsables vaudois l’avaient imaginé. Aujourd’hui, le LS n’est ni promu ni barragiste mais en vacances.

Ce n’est bien sûr pas contre Vaduz, qu’il a inutilement écrasé 6-2 ce dimanche, que le club vaudois a enterré ses illusions mais dans l’un des innombrables matches nuls (15 au total) qu’il a concédés, le dernier en date, celui du 15 mai à la Pontaise contre Schaffhouse (0-0), ne contribuant qu’à retourner le couteau dans la plaie depuis la fin du match à Aarau (1-0 contre Rapperswil)...

Lausanne qui se voyait sans doute trop beau a donc échoué, et il s’agira d’en tirer les conséquences au moment du bilan. «Peut-être était-on un peu trop confiant en début de saison, a reconnu Stefan Nellen, le vice-président, dépêché devant les médias. On a sous-estimé les effets de la relégation…»

Des cadres à blâmer

Les importants moyens engagés par Ineos n’ont finalement pas suffi à faire du LS une machine à tout renverser sur son passage. Au moment de chercher des explications, il conviendra aussi de s’interroger sur la nature des différentes campagnes de recrutement et la faillite des éléments d’expérience sur lesquels le club vaudois avait misé. Sans parler du traitement très particulier du cas Margiotta et de ses répercussions dans la vie du groupe. Si plusieurs cadres sont à blâmer, la lumière est venue des espoirs (Loosli, Ndoye, Zeqiri, Puertas); ce sont eux, en se révélant pour la plupart, qui ont en fin de compte porté le groupe.

Pour Ineos, c’est malgré tout un nouvel échec après la relégation déjà vécue la saison dernière. «Le PSG a lui aussi investi énormément d’argent sans parvenir à ses fins, reprend M. Nellen. C’est là toute la magie du sport et son incertitude. A l’avenir, il faudra travailler dur pour faire mieux.» Du côté des Plaines-du-Loup, la voie semble déjà toute tracée. «Si l’on parvient à marquer un but de plus par match la saison prochaine, pronostiquait le dirigeant, on sera largement premier…» Voilà qui en théorie parait simple.

Reste à savoir si Giorgio Contini sera toujours assis sur le banc vaudois au mois de juillet, pour la reprise. Le Zurichois avait été engagé voici une année parce qu’il connaissait la recette de la promotion (qu’il a fêtée en 2014 avec Vaduz). Force est d’admettre qu’il a échoué… L’avenir de Contini à la Pontaise est désormais entre les mains des frères Ratcliffe, Bob le président et Jim le propriétaire.

Créé: 27.05.2019, 10h55

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