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Vaduz a mis une baffe à Lausanne, qui ne veut pas tendre l’autre joue

L’équipe de la Principauté a refilé la dernière place au LS. Les deux formations s’affrontent dimanche.

En décembre dernier, le LS avait ouvert le score en Principauté, avant de se faire voler par l’arbitre, qui avait sifflé un penalty ridicule en faveur de Vaduz.
En décembre dernier, le LS avait ouvert le score en Principauté, avant de se faire voler par l’arbitre, qui avait sifflé un penalty ridicule en faveur de Vaduz.
Keystone

Même si le Lausanne-Sport reste sur une série de 14 matches sans victoire, on avait l’impression, jusque-là, que le classement n’était pas la préoccupation première des joueurs et du staff lausannois. La seule chose qui importait, c’était le jeu, et les solutions qu’il convenait de trouver pour rendre l’équipe meilleure, surtout plus performante. Mais la donne a changé depuis le week-end passé. Avec son succès à Zurich (2-1 face à Grasshopper), Vaduz a refilé la dernière place au LS. Et comme les deux formations s’affrontent dimanche, en Principauté, difficile de ne pas songer aux conséquences d’un éventuel revers.

«On a pris une baffe, samedi dernier, en voyant que Vaduz nous passait devant, avoue Thomas Castella, le gardien du LS. Bien sûr, il reste encore pas mal de rencontres avant la fin du championnat, mais là il faut vraiment réagir». Autrement dit ne pas tendre l’autre joue, ce qui correspondrait à cinq longueurs de retard au classement. «On savait bien sûr qu’il nous faudrait encore quelques victoires pour assurer notre place en Super League, poursuit Castella. Ce qu’on a fait contre YB (ndlr: 0-0, non sans avoir eu les meilleures occasions et même touché le poteau à la dernière minute) était plutôt solide. il nous a juste manqué ce petit but qui nous aurait fait le plus grand bien. Là, c’est le moment d’aller chercher la victoire».

Lors de la dernière confrontation entre les deux équipes, début décembre, le LS avait ouvert le score (tir de Campo dévié par le dos de Ben Khalifa) et semblait tenir son os, avant que l’arbitre n’invente, durant le temps additionnel, un penalty ridicule. Score final: 1-1. Un petit goût de revanche devrait donc finir de compléter la motivation des Vaudois.

Reste à savoir dans quelle formation s’alignera le LS. L’infirmerie s’est en effet garnie comme jamais cette saison. Il manquait déjà Margiotta et Araz – pour ne parler que des joueurs souvent utilisés –, le nom de Gétaz (touché à un genou) est venu s’ajouter, alors que Taiwo (souci musculaire derrière une cuisse) est très incertain. Quant à Custodio, il est suspendu pour ce voyage au Liechtenstein. Si le forfait de Taiwo devait se confirmer, c’est donc deux des quatre défenseurs alignés contre YB qui feraient défaut.

Retour de Monteiro

Précieux pour son abattage, sa force de caractère et ses incursions offensives, Gétaz est une asbsence d’autant plus regrettable qu’elle devrait durer davantage que les deux semaines d’abord indiquées. Il sera vraisemblablement remplacé par Monteiro. Absent lors des quatre derniers matches – il avait été expulsé à St-Gall et n’est pas réapparu depuis –, le longiligne défenseur se réjouit de retrouver une place dans l’équipe.

«C’était dur à vivre, admet Elton Monteiro. Maintenant, il faut vraiment tout faire pour gagner le match qui arrive. La performance réussie contre YB nous a galvanisés. On sait qu’on peut être solides en défense. On sait aussi qu’on a les moyens d’aller marquer des buts contre n’importe qui. Il faut donc qu’on répète cette performance. Et un petit but devant nous suffirait».

Depuis quinze jours, Fabio Celestini a choisi de s’effacer devant la presse, du moins pendant la semaine. Façon sans doute de mettre les joueurs devant leurs responsabilités. Ils ont la parole. Qu’ils la prennent donc sur le terrain, avec la plus belle des résolutions! Tout le monde dans ce pays, à commencer par la Swiss Football League, espère que Vaduz coulera. Simple question de bon sens. Mais attention, les joueurs du Liechtenstein ont déjà fait six points en 2017. Et le récent changement d’entraîneur indique clairement la volonté de se battre. C’est donc un véritable «match de la peur» qui s’annonce. Et pour avoir une chance de le remporter, il faudra le jouer l’esprit libre. C’est bien là toute la difficulté.

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